‹ Répertoires des prosateurs françaisChapitre 95 sur 320 · LA BRUYÈRE · texte numérisé non relu

LA BRUYÈRE

finit par mille : sa maison n'est pas e'gayée, mais empestée^: la cour, la salle, l'escalier, le vestibule, les chambres, le cabinet, tout est volière : ce u"est plus un ramage' ^ c'est un vacarme^ ; les vents d'automne et les eaux dans leurs plus grandes crues^ ne font pas un bruit si perçant et si aiffu^ ; on ne s'entend non plus parler les uns les autres que dans ces chambres où il faut attendre, pour faire le compliment d'entrée, que les petits chiens aient aboyé. Ce n'est plus pour Diphile un agréable amusement ; c'est une affaire laborieuse et à laquelle à peine il peut suffire. Il passe les jours, ces jours qui échappent et qui ne reviennent plus, à verser^ du grain et à nettoyer des ordures ; il donne peivsion' à un homme qui n'a point d'autre ministère que de siffler des serins au flageolet, et de faire couver^ des Canaries. Il est vrai que ce qu'il dépense d'un côté, il l'épargne de l'autre, car ses enfants sont sans maîtres et sans éducation. Il se renferme le soir, fatigué de'^ son propre plaisir, sans pouvoir jouir du moindre repos que ses oiseaux ne reposent, et que ce petit peuple, qu'il n'aime que parce qu'il chante, ne cesse de chanter. Il retrouve ses oiseaux dans son sommeil ; lui-même il est oiseau, il est huppé^'^, il gazouille^^, il perche, il rêve la nuit qu'il mue^' ou qu'il couve.

L^ entomologiste. — Cet autre aime les insectes ; il en fait tous les jours de nouvelles emplettes^ : c'est surtout le premier homme de l'Europe pour les papillons ; il en a de toutes les tailles et de toutes les couleurs. Quel temps prenez-vous pour lui rendre visite ? il est plongé dans ime amère douleur ; il a l'humeur noire, chagrine, et dont toute sa famille soufPre, aussi a-t-ïl fait- une perte irréparable : approchez, regardez ce qu'il vous montre sur son doigt, qui n'a plus de vie, et qui vient d'expirer ; c'est une chenille, et quelle chenille !

l'homme inégal.

Un homme inégal n'est pas un seul homme, ce sont plusieurs : il se multiplie autant de fois qu'il a de nouveaux goûts et de manières différentes ; n est à chaque moment

ce qu'il n'était point, et il va être bientôt ce qu'il n'a jamais été ; il se succède à lui-même. Ne demandez pas de quelle compîexion il est, mais quelles sont ses complexions ; n de quelle humeur, mais combien il a de sortes d'humeurs. Ne vous trompez-vous point ? Est-ce Eutichrate que vous abordez ? Aujourd'hui, quelle glace pour vous ! Hier il vous cherchait, il vous caressait, vous doimiez de la jalousie à ses amis : vous reconnaît-il bien? dites-lui votre nom.

Ménalque^ descend son escaher, ouvre sa porte pour sortir, il la referme : il s'aperçoit qu'il est en bonnet de nuit, et, venant à mieux s'examiner, il se trouve rasé à moitié, il voit que son épée est mise du côté droit, et que ses bas sont rabattus sur ses talons. S'il marche dans les places, il se sent tout d'un coup rudement frapper à l'estomac ou au visage ; il ne soupçonne point ce que ce peut être, jusqu'à ce qu'ouvrant les yeux et se réveillant il se trouve ou devant un Umon^ de charrette, ou derrière uu long ais"^ de menuiserie que porte un ouvrier sur ses épaules. On l'a vu une fois heurter du front contre celui d'im aveugle, s'embarrasse;- dans ses jambes, et tomber avec lui, chacun de son côté, :\ la renverse. Il lui est arrivé plusieurs fois de se trouver tête pour tête à la rencontre d'un prince et sur son passage, se reconnaître à peine, et n'avoir que le loisir de se coller «à un mur pour lui faire place. Il cherche, il brouille, il crie, il s'échauffe, il appelle ses valets l'un après l'autre ; on lui perd tout, on lui égare tout : il demande ses ganta qu'il a dans ses mains. Il entre à l'appartement, et passe sous un lustre oii sa perruque s'accroche et demeure suspendue : tous les courtisans regardent, et rient ; Ménalque regarde aussi, et rit plus haut que les autres : il cherche des yeux, dans toute l'assemblée, où est celui qui montre ses oreilles, et à qui il manque une perruque. S'il va par la ville, après avoir fait quelque chemin,

• Ceci est moins un caractère particulier qu'un recueil de faits de distraction : ils ne sauraient être en trop grand nombre, s'ils sont agréables ; car les goûts étant différents, ou a à choisir. — La Bruyère.

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il se croit égaré, il s'émeut, et il demande où. il est à des passants, qiii lui disent précisément le nom de sa rue : il entre ensuite dans sa maison, d'où il sort précipitamment, croyant qu'il s'est trompé. Il descend du palais ; et, trouvant au has du grand degré un carrosse qu'il prend pour le sien, il se met dedans; le cocher touche^, et croit ramener son maître dans sa maison. Ménalque se jette hors de la portière, traverse la cour, monte l'escalier, parcourt l'antichambre, la chambre, le cabinet : tout lui est familier, rien ne lui est nouveau ; il s'assied, il se repose, il est chez soi. Le maître arrive ; celui-ci se lève pour le recevoir, il le traite fort civilement, le prie de s'asseoir, et croit faire les honneiurs de sa chambre ; il parle, il rêve, il reprend la parole : le maître de la maison s'emiuie, et demeure étonné; Ménalque ne l'est pas moins, et ne dit pas ce qu'il en pense : il a affaire à un fâcheux, à un homme oisif, qui se retirera à la fin, il l'espère ; et il prend patience : la nuit arrive qu'il est à peine détrompé. Une autre fois, il r«nd \'isite à une femme; et, se persuadant bientôt que c'est lui qui la reçoit, il s'établit dans son fauteuil, et ne songe nullement à l'abandonner : il trouve ensuite que cette dame fait ses visites longues ; il attend à tous moments qu'elle se lève- et le laisse en hberté ; mais comme cela tire en longueur, qu'il a faim, et que la luiit est déjà avancée, il la prie à souper ; elle rit, et si haut, qu'elle le réveille...

Ménalque a une fois perdu au jeu tout l'argent qui est dans sa bourse ; et, voulant continuer de jouer, il entre dans son cabinet, ouvre une armoire, y prend sa cassette, en tire ce qu'il lui plaît, croit la remetti-e où il l'a prise : il entoad aboyer dans son armoire qu'il vient de fermer; étcmnéde ce prodige, il l'ouvre ime seconde fois, et il éclate de rire d'y voir son chien qu'il a serré pour sa cassette. 11 joue au trictrac*, U demande à boire, on lui en apporte : c'est à lui à jouer, il tient le cornet' d'une main et un verre de l'autre ; et, comme il a mie grande soif, il avale les dés et presque le cornet, jette le verre d'eau dans le trictrac, et inonde celui contre qui il joue. Il se promène but l'eau, et il demande quelle heure il est ; on lui présente une

montre : à peine l'a-t-il reçue, que, ne songeant plus ni à l'heure ni à la montre, il la jette dans la rivière, comme mie chose qui l'embarrasse. Lui-même écrit une longue lettre, met de la poudre dessus à plusieurs reprises, et jette toujours la poudre dans l'encrier. Ce n'est pas tout : il écrit une seconde lettre, et après les avoir cachetées toutes deux, il se trompe à l'adresse ; un duc et pair reçoit l'ime de ces deux lettres, et, en l'ouvrant, y lit ces mots : " Maître Olivier, ne manquez, sitôt la présente reçue, de m'envoyer

ma provision de foin " Son fermier reçoit l'autre; il

l'ouvre, et se la fait lire ; on y trouve : " Monseigneur, j'ai reçu avec une soumission aveugle les ordres qu'il a plu à

votre grandeur " Lui-même encore écrit une lettre

pendant la nuit, et, après l'avoir caclietée, il éteint sa bougie ; il ne laisse pas d'être surpris de ne voir goutte, et il sait à peine comment cela est arrivé. IMénalque descend l'escalier du Louvre ; un autre le monte, ù qui il dit : " C'est vous que je cherche." Il le prend par la main, le fait descendre avec lui, traverse plusieurs cours, entre dans les salles, en sort ; il va, i! revient sur ses pas, il regarde enfin celui qu'il traîne après soi depuis un quart d'heure ; il est étonné que ce soit lui ; il n'a rien à lui dire ; il lui quitte la main, et tourne d'un autre côté. Souvent il vous interroge, et il est déjà bien loin de vous quand vous songez à lui répondre ; ou bien il vous demande en courant comment se porte votre père ; et, comme vous lui dites qu'il est fort mal, il vous crie qu'il en est bien aise. Il vous trouve quelquefois sur son chemin; "il est ravi de vous rencontrer, il sort de chez vous pour vous entretenir d'une certaine chose." Il contemple votre main : " Vous avez là," dit-i], "un beau rubis; est-il balais^l" Il vous quitte et continue sa route ; voilà l'affaire importante dont il avait à vous parler. Se trouve-t-il en campagne, il dit à quelqu'un qu'il le trouve heureux d'avoir pu se dérober à la cour pendant l'automne, et d'avoir passé dans ses terres tout le temps de Fontainebleau'^ ; il tient à d'autres d'autres discours; puis, revenant à celui-ci : " A'ous avez eu," lui dit- • C'est-à-dire, tout le temps que la cour était à Fontainebleau.

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il, " Je beaux jours à Fontainebleau ; vous y avez sans doute beaucoup chassé." Il commence ensuite mi conte qu'il oublie d'achever ; il rit en lui-même, il éclate d'une chose qui lui passe par l'esprit, il répond à sa pensée, fl chante entre ses dents, il siffle, il se renverse dans une chaise, il pousse un cri plaintif, il bâille, il se croit sevd. S'il se trouve à un repas, on voit le pain se multiplier insensiblement sur son assiette ; il est vrai que ses voisins en manquent, aussi bien que de couteaux et de fourchettes, dont il ne les laisse pas jouir longtemps. On a inventé aux tables ime grande cuiller pour la commodité du service; il la prend, la plonge dans le plat, l'emplit, la porte à sa bouche, et il ne sort pas d'étonnement de voir répandu sur son linge et sur ses habits le potage qu'il vient d'avaler. Il oublie de boire pendant tout le dîner ; ou, s'il s'en souvient, et qu'il trouve qu'on lui donne trop de vin, il en flaque plus de la moitié au visage de celui qui est à sa droite ; il boit le reste tranquillement, et ne comprend pas pourquoi tout le monde éclate de rire de ce qu'il a jeté à terre ce qu'on lui a versé de trop. Il s'avise un matin de faire tout hâter dans sa cuisine ; il se lève avant le fruit', et prend congé de la compagnie : on le voit ce jour-là en tous les endroits de la ville, hormis en celui où il a donné un rendez-vous précis pour cette affaire qui l'a empêché de dîner, et l'a fait sortir à pied, de peur que son carrosse ne le fît attendre. L'entendez-vous crier, gronder, s'emporter contre l'un de ses domestiques? Il est étonné de ne le point voir; "où peut-il être?" dit-il; "que fait-il? qu' est-il devenu? qu'il ne se présente plus devant moi, je le chasse dès à cette heure :" le valet arrive, à qui il demande fièrement d'où il vient ; il lui répond qu'il vient de l'endroit où il l'a envoyé, et lui rend un fidèle compte de sa commission. Vous le prendriez souvent pour tout ce qu'il n'est pas : pour un stupide, car il n'écoute point, et il parle encore moins ; pour mi fou, car, outre qu'il parle tout seul, il est sujet à de certaines grimaces et à des mouvements de tête involontaires ; pour un homme fier et incivil, cai vous le saluez, et il passe sans voua regarder, ou il vous re-

garde sans vous rendre le salut. Enfin il n'est ni présent ni attentif, dans une compagnie, à ce qui fait le sujet de la conversation : il pense et il parle tout à la fois ; mais la chose dont il parle est rarement celle à laquelle il pense ; aussi ne parle-t-il guère conséquemment et avec suite : où il dit noti, souvent il faut dire oui ; et où il dit oui, croyez qu'il veut dire 7wn : il a, en vous répondant si juste, les yeux fort ouverts, mais il ne s'en sert point, il ne regarde ni vous ni personne, ni rien qui soit au monde : tout ce que vous pouvez tirer de lui, et encore dans le temps qu'il est le plus appliqué et d'im meilleur commerce, ce sont ces mots: "Oui, vraiment: C'est vrai: Bon! Tout de bon! Oui-dà : Je pense qu'oui : Assurément: Ah ciel!" et quelques autres monosyllabes qui ne sont pas même placés à propos. Jamais aussi il n'est avec ceux avec qui il paraît être : il appelle sérieusement son laquais monsieur ; et son ami, il l'appelle la Verdure. Il se trouve avec un magistrat ; cet homme, grave par son caractère, vénérable par son âge et par sa dignité, l'interroge sur un événement, et lui demande si cela est ainsi ; ^Ménalque lui répond : " Oui, mademoiselle." Il revient une fois de la campagne ; ses laquais en hvrée entreprennent de le voler, et y réussissent; ils descendent de son carrosse, lui portent un bout de flambeau sous la gorge, lui demandent la bourse, et il la rend : arrivé chez soi, il raconte son aventure à ses amis, qui ne manquent pas de l'interroger sur les circonstances ; et il leur dit : "Demandez à mes gens. Us y étaient."

La BRrYÈRE.

La Bruyère {Jean de),

Écrivain et moraliste célèbre, né en 1644, mort en 1696. C'est le philosophe qui, après Molière, a le mieux observé et connu les hommes. D'abord trésorier de France à Caen, il fut ensuite chargé d'enseigner l'histoire au duc de Bourgogne, sous la direction de Bossuet; et en 1693 il entra à l'Académie française.

La Bruyère occupe l'ime des premières places parmi les prosateurs du siècle de Louis XIV. Il traduisit et ensuite imita les Caractères du philosophe grec Théophraste. Le hvre de La Bruyère est le tableau le plus fidèle des mœurs de son temps, et dépouillés

(le leur costume si n-ai, et si pittoresque, ses personnages se \iTésenteraient encore comme le type des hommes de tous les sièclcsv avec leurs faiblesses, leurs travers, leurs préjugés et toutes les manies de leurs conditions diverses.

Pendant que la passion des tableaux amuse l' arrièresaison de l'un, la passion des livres s'empare de cet autre que vous voyez là-bas, marchant la tête haute, le corps tout droit, vieillard bien portant et clairvoyant qui sort de chez lut bien brossé, et qui rentrera tout poudreux le soir.

C'est celui-là qui est heureux! ne lui parlez pas de tableaux à celui-là ! Il a en horreur les vieilles toiles où ron. ne voit rien, les couleurs passées, les cadres ternis, le» lambeaux de couleurs disséminés çà et là; sa passion est bien meilleure : il en veut, lui, à des passions qu'on tient dans sa main, qu'on met dans sa poche, dont on jouit tout seul et partout, la nuit comme le jour. Parlez-lui des vieux livres, des belles éditions, des Ebévirs^ non rognés^ ; parlez-lui des reliures de Derome et de Thou.venui : ])auvre Thouveniu, mort jeune encore et si grand artiste ! parlezlui des vieux chefs-d'œuvre de la typographie française; il les a tous vus, il les a tous touchés ; il vous en dira l'histoire et à quels maîtres ils ont appartenu depuis la vente du duc de la Vallière*^. Il y a tel volume qu'il a suivi depuis dix années. Enfin le dernier maître de ce volume est mort il y a un mois. La vente se fera demain : demain . dans vingt-quatre heui es ! Quelle impatience pour le bi-

" Il nous semble o^ue l'auteur de ce portrait aurait dû se. servir dumot bibliomane. Les définitions suivantes extraites du dictionnaire de, l'Académie sout à l'appui de cette opinion : " La bibliomanie est la marrie d'avoir des livres, et surtout des livres précieux et rares. Le bibliof)kHê est celui qui aime, qui recherche les livres rares et précieux, et pavticulièrenieut les éditions i)onnes et correctes. // est bon d'éire bibliop/ùle, mais il ne faut pas l'Hre bibliomane."

*> Célèbres imprimeurs !iolland;tis des IG* et 17* siècl°î.

' Louis César duc (k la Vallière (1780), auteur d'une Bibliothèque du Théâtre français depuis son origine.

bliophile ! Il s'agite, il s'inquiète, il ne peut rester en piace. Quelle heure est-il? il ne sera jamais à demain. Cependant, il va sans le vouloir à sa promenade accoutumée ; il faut bien qu'il achète un petit livre pour se distraire. Donc il. cherche, il remue, il ouvre, il ferme des livres; il les étudie, il les Jlaire' : " Voici un volume mieux conservé que tel autre volume que j'ai déjà ; mais le frontispice de mon volume est mieux tiré que le frontispice de ce volume. J'aurais un chef-d'œuvre en mettant mon frontispice à cet exemplaire." Et U achète l'exemplaire; uu autre jour il en achètera un troisième pour remplacer un feuillet de la table des matières qui est légèrement jauni ; il faut du temps pour faire un beau livre. La journée se passe ainsi. Quatre heures venues, le bibliophile rentre à la maison; ses poches sont pleines; il les vide sur la table ; il se met à table, et il mange ; et, tout en mangeant, il coUatioane^ ses livres, il les tourne dans tous les .sens ; il boit, il mange ; sa digestion est facile : il a tant d'amis à sa table! Au dessert, il va à sa bibhothèquc, et il arrange tous les nouveaux-venus. En même temps, il met les anciens à la réforme, car c'est un homme de peu de livres^; il n'eu veut qu'à certains^ ouvrages, mais il les veut beaux ; et, quand il les a beaux, il les veut parfaits. Ainsi il change, il arrauge, il troque*, il achète sans cesse ; plus il donne d'aliment à sa passion, et plus sa passion grandit et s'enflanmie. Quand tout est eu ordre chez, ses livres, il se met au lit et il dort. Il dort, et il rêve gravureSj parchemins, reUures; il ne flaire que du cuir de Russie'', son sommeil est calme. Le matin il se lève, et il regarde ses livres; il leur donne de l'air et du soleil ; et, par la même occasion, il en prend pour luimême. Ce jour-là, il est plus heureux que de coutume, car c'est ce soir, à huit heures, chez Sylvestre, qu'où vend l'exemplaire eu question, qu'il poursuit depuis tant d'an-

• Les Latins disaient paiicorum Uhrorum homo, en parlant d'un homme qui a In peu de livres mais qui les possède bien. '' On prétend qu'il faut due curr de roussi, d'un nom russe qui signifie vache.

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