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Réplique à la lettre de Mgr B. Paquet [microforme]

Dans les premiers jours de mars, écrivant à Votre Grandeur, j'ai renvoyé à plus tard les quelques remarques que j'avais à faire eur la “ lettre de Mgr Paquet à Son Eminence le Carar a

(1) Je donne ici la Réplique, telle que je l’ai remise à Nosseigneurs les Archevêque et Evêques de la province de Montréal, le 13 mai 1891; seulement j'y ajoute quelques notes au bas des pages pour faira part aux membres du Conseil Supérieur de certaines observations qui se sont présentées À mon esprit depuis lors, de même que pour satisfaire à certaines remarques qui m'ont été bénévolement communiquées,

dd es dinal Taschereau et aux Archevêques et Evéques qui composent le Conseil Supérieur de l’Université Laval,” en date du 28 février dernier (document No 1), promettant toutefois d'y revenir, si vous n’aviez pas la chose pour désagréable, Je viens aujourd’hui m’acquitter de cette promesse.

Mgr Paquet prétend ne vouloir attirer l’attention des Eminentissime et Illustrissimes membres du Conseil Supérieur que ‘sur les deux points qu’il regarde comme les plus importants.”’ Le suivant dans sa marche, je commencerai ma réplique par ces deux points mêmes.

Seulement, avant d'aller plus loin, qu’il me soit permis de faire remarquer que Mgr Paquet renonce à prouver la plupart des accusations qu’il a portées contre le Vice-Recteur de l’Université Laval à Montréal dans son rapport, au Conseil Supérieur, du mois de septembre 1890.

Il dit :—‘ Je ne veux pas suivre M. le Vice-

Recteur dans la discussion de ces différentes questions.” A-t-il oublié que c’est lui qui a sou-

miles levé ces différentes questions, et que je n'ai fait que me défendre, citant ses paroles une à une; par conséquent, en refusant de me suivre,

ne refuse-t-il pas de se suivre lui-même ?

Le premier point traite de l’indult du 5 mai

Mgr le Recteur: ‘ Mais, dit M. le Vice-Recteur, ‘ n’avez-vous pas soutenu aussi que l’indult n’exemp- ‘tait pas la Succursale de payer au Séminaire de “ Québec ce qu’il avait dépensé pour elle à Montréal ? ‘Oui, je l’ai soutenu, et si actuellement la Succur- “ sale n’est pas tenue de payer sa dette, ce n’est pas “ que l’indult l’en exempte, mais c’est parce que le Sé- “ minaire, pour les deux raisons que je vais donner, ‘ à bien volontairement renoncé à exiger les $14,634.- ‘41, montant réel de sa réclamation passée à la Pro- ‘“ pagande.”

Ah! devant la Sacrée Congrégation de la Propagande, la réclaination de Mgr Paquet n'était que de $14,634.41.

Alors, pourquoi me demandait-on, à moi, avec instances et menaces, d’abord $26,292.13, et ensuite $19,673.10 ?

smile

Pour me servir d’une expression qu’emploie Mgr Paquet, 7e ne veux pas faire de commenlaires, et je me contente de dire : Dans le monde, parmi les hommes d’affaires, comment qualifierait-on une pareille manière de procéder ?

‘ Voici ces deux raisons : la première, c’est que le ‘ Séminaire a voulu fournir une nouvelle preuve de ‘“ son désir de la paix et de la concorde entre Québec “ Montréal, comme le dit Son Eminence le Cardinal ‘“ Taschereau dans une lettre à la Propagande; la se- ‘ conde, c’est parce que le Saint-Siège a donné à l’Ar- ‘“ chevêque de Québec l'assurance que l’indult ac- ‘“ tuel serait continué pendant quinze ans.”

Je n'ai jamais douté que Son Eminence le Cardinal! Taschereau n'ait eu un véritable désir de paix et de concorde. Mais, pourquoi Mgr Paquet n’avait-il pas, lui, ce désir au mois d'août 1689 ? Pourquoi ne l’avait-il pas au mois de septembre ? Pourquoi, pas au mois de janvier 1890, lorsque je suis parti pour Rome ? Îl m'aurait épargné bien du trouble et du travail ; il se serait épargné à lui-même, peut-

être, quelques petits désagréments.

PT pi

“ Je profite de cette occasion pour annoncer à Vos ‘ Grandeurs,.….… que la réclamation du Séminaire ‘“ contre la Succursale est une affaire réglée. La Suc- “ cursale n'aura rien à payer au Séminaire... le Sé- ‘ minaire a aussi voulu, comme je l’ai déjà dit, don- “ ner une nouvelle preuve de son amour de la paix ‘et de sa bonne volonté envers la section de l’Uiii- “ versité Laval à Montréal ? ”

Personne n’est plus heureux que moi de cette uoble déclaration, frite au non du Séminuire de Québec. Seulement, pourquoi Mgr Paquet ne l’a-t-il pas faite un an plus tôt? Que de mérite il aurait aujourd’hui devant le pays; et que de tribulations il aurait sauvé à l’Université (1).

(1) Plus loin Mgr Paquet dit: ‘ Enfin, si le Saint-Siège avait voulu que le produit de l’Indult de la province de Montréal payât la dette de la Succursale, il l'aurait certainement déclaré soit au Séminaire qui insistait à Rome pour que sa réclamation fût payée...” Oui, Mgr Paquet insistait !.… c’est pourquoi, n’estil pas un peu tard, maintenant afin de couvrir une retraite plus ou moins volontaire, pour apporter, comme après coup, cette raison du ‘“ désir de la paix st de ia bonne volonté?” Tout de même, j’en bénis le ciel. Mieux vaut tard que jamais.

sl 4°

‘{M. le Vice-Recteur a exposé aux Eminentissimes ‘ Cardinaux de la Propagande ma mauvaise manière ‘€ d'interpréter l’indult, et en même temps, il a claire- ‘ ment indiqué le véritable sens du document ponti- ‘€ fical. Quel a été le résultat de cette démonstration ? # Votre Eminence et Vos Grandeurs le connaissent.”

Oui, Son Eminence et Votre Grandeur connaissent que, avant mon départ pour Rome, Er Mgr Paquet voulait me faire payer, comme

Vice-Recteur et agent financier de Mgr l’Arche-

vêque de Montreal,au moins $19,673,10 ; et que,

après mon exposé aux Eminentissimes Cardi-

naux, je ne paie pas un sou.

Voilà quel a été le résultat pratique de cette :

démonstration. 1

‘ Si l’indult avait été accordé pour payer la dette (

‘ de la Succursale, on n’aurait pas dit in diminutionem 4 ‘ debiti partis marianopolitanæ universitatis, puisque le

‘“ produit des messes venant de la province de |

‘ Montréal, pendant trois ans, sera plus que suffisant :

‘pour payer la réclamation du Séminaire, $14 1 :

& 634.41... Re

simes inière lairepontition ?

sent.”

conome, mme rcheque,

Jardi-

cette

dette ionem ue le e de hsant

ss

Je rétorque. C’est justement parce que l’indult vous accordait plus que notre part de dette, réclamée par vous de la Succursale, que tant de personnes à Montréal étaient d'avis que la Succursale n'avait rien à payer.

‘ Enfin, si le Saint-Siège avait voulu que le produit ‘de l’indult de la province de Montréal payât la ‘ dette de la Succursale, il l'aurait certainement décla- ‘ ré soit au Séminaire qui insistait à Rome pour que ‘ sa réclamation fût payée, (1) soit aux administra- ‘teurs de la Succursale qui croyaient que l’indult ‘ soldait leur dette.”

Quant à ce qui regarde les administrateurs de la Succursale, Mgr Paquet pourrait-il soutenir positivement ce qu’il avance ? Quant à moi, je serai positif dans ce qui suit: Pour être agréable à des personnages éminents que je respecte et que j'aime, pour obéir du reste à la modération que j’ai mise à la base de ma politique univer-

sitaire, dans mon rapport à Mgr l’Archevêque

(1) En ce temps-là, Mgr Paquet ne songeait pas encore à donner une nouvelle preuve de son amour de la paix et de sa bonne volonté envers la section de l’Université Laval à Montréal.

do de Montréal, daté de Rome, le 2 juillet 1890, par des mots vagues et des phrases larges (docu-

ment No 2), j'ai laissé volontiers à Mgr Paquet,

que je ne tenais aucunement à humilier, une porte honorable pour sortir de ces difficultés. Il n’a pas su en profiter. Il a préféré essayer de tourner contre moi mon acte de générosité.

Tant pis!

Je terminais cette page bénévole en disant:

“Il est pour moi /us que probable que la Succursale ne sera jamais appelée à payer les comptes que M. l'abbé Marcoux, délégué du Séminaire de Québec, lui a présentés.” Je disais, pour me servir d’un terme transparent, PLUS QUE PROBABLE; et aujourd'hui, Mgr Paquet vient nous annoncer quê CERTAINEMENT ‘ la réclamation du Séminaire contre la Succursale est une affaire réglée. La Succursale n’aura rien à payer au Séminaire.” J’ignorais alors que Mgr Puquei, ou plutôt le Séminaire, voulait, en renonçant à cette réclamation, ‘“ donner-une

nouvelle preuve de son amour de la paix et de

t 1890, s (docu- Paquet, ier, une iltés. Il ayer de

rnérosité.

| disant:

> Ja Sucayer les égué du Je disais, nt, PLUS

Paquet ENT ‘“ la ceursale ura rien ors que ulait, en ner- une

ix et de

mile sa bonne volonté envers la section de l’Université Laval à Montréal.” Si, réellement, comme l’affirme Mgr Paquet, les administrateurs de la Succursale n’ont rien connu sur ce sujet auprès du Saint-Siège, il faut admettre que je suis un peu devineur.

Mgr Paquet cite un long extrait de mes mémoires qui prouve justement le contraire de ce qu’il prétend lui faire dire; il s'étend en une longue dissertation pour expliquer les mots in diminutionem partis debiti marianopolitane universitatis : il me paraît évident que, comme consolation, Mgr Paquet voudrait au moins avoir des apparences de son côté. Sur ce point, nous nous entendrons assez facilement. Pour moi, je tiens assez peu aux apparences ; je me contente de la réalité. Quand j’ai l’huître, j’abandonne volontiers les écailles.

Je prétendais #e pas payer, avant qu’on eut établi la dette d’une manière claire, 7e #e paie

pas: cela me suffit.

IT

Le second point traite d’un état de compte

que Mgr Paquet a donné au Conseil Supérieur

dans son rapport pour l’année 1888-89.

Mgr Paquet met en tête de ses remarques

celle-ci :

‘ M. le Vice-Recteur cite cette partie de mon rap- “ port et, par inadvertance sans doute, arrête sa cita- “tion après les mots ‘ ce qui laisse un déficit de “ $6,719.21”, met un point à la place de la virgule, ‘ ferme les guillemets et omet le reste de la phrase: ‘“ sans compter, il va sans dire, l'intérêt des capitaux ‘“ mis dans la fondation de l’Université, ni celui que “nous payons annuellement sur la dette contractée ‘ pour la même œuvre.”

Un peu plus loin, il revient encore sur cette

importante virgule :

“Je ne veux pas faire de commentaires, et je me ‘contente de dire de nouveau que c’est, sans doute, ‘ par inadvertance que cette partie si importante de ‘ma phrase a été omise dans la citation de M. le Vice- ! ‘“ Recteur.”

de compte

Supérieur

remarques

e mon raprête sa citaa déficit de la virgule, > la phrase:

es capitaux hi celui que contractée

e sur cette

es, et je me sans doute,

portante de Æirtin perdit son âne.”

> M. le Vice- |

sue Lire

À ce sujet, j’ai pris la peine de consulter mes mémoires, et j’y ai trouvé qu’il y était question de cette phrase cinq fois.

A la page 46, 30, et 32 de mon “ Mémoire sur les ressources à créer pour la Succursale,”? la phrase est citée tout entière. Donc, dans ces trois cas, pas d’inadvertance,

A la page 28 du même mémoire, la phrase s'arrête après les vingt et un centins, mais il y

a une virgule suivie de trois petits points:

1 douce, dans ce quatrième cas, pas d’inadvertance

à encore.

Dans ma réponse à Mgr Paquet, il y a un

point, je le confesse humblement; cependant,

4 je dois dire, pour faire un aveu complet, que la É faute a été commise non pas précisément par Ë inadvertance, ce qui m’excuserait complète- 4 ment, mais bien, ce qui est grave, par le man-

que d'importance que j’attachais à la chose.

J'avais oublié, voyez-vous, que “ pour un point

nn Perdidit uno pro puncto Martinus asellum (1). Tout de même, ces remarques de Mgr Paquet

me font réellement plaisir. Elles montrent à tous avec quel œil minutieux il a scruté mes

mémoires. Et je me dis: quand on s’arrête avec autant de complaisance à une virgule, évidem-

ment, on doit être à court de reproches sérieux.

‘“ Que M. le Vice-Recteur rétablisse ma phrase en “entier, et il trouvera à qui donner le revenu G:8 ‘ messes de Québec (2) et de Montréal, l’intérêt per- “ cu sur les $100,000 provenant des biens des Jé- ‘€ guites,.…..”

Très bien, je trouve maintenant, sur le témoi-

(1) Sérieusement, soyons de bon compte. Mgr Paquet dit: 4 Pendant l’année qui s'étend de janvier 1888 à janvier 1889, les recettes ont été de $6,212.04 et les dépenses de $12,931.25..... Ce qui laisse un déficit de $6,719.21,....” Or, en examinant le détail de la recette, je m’aperçus qu’il n’y était pas question du revenu que Mgr Paquet avait reçu des messes de Québec pour -cette année 1888, et je dis: On a oublié le revenu des messes. Je le demande, qu'est-ce que cela aurait fait à la chose, quand

‘sans compter, il va sans dire, etc., etc.” La lacune, dans les recettes, n’en aurait pas été comblée davantage.

(2) T'outefois, d’après l’état de compte présenté par Mgr Paquet, il aurait été difficile de le donner à qui que ce soit, puisqu’il n’y en était nullement question.

llum (1).

gr Paquet

ontrent à cruté mes

rrête avec À évidem-

8 sérieux.

phrase en revenu G 28 intérêt perns des Jé-

le témoi-

Paquet dit:

janvier 1889, $12,931.25....

examinant le s question du Québec pour

des messes.

chose, quand pue :... ‘ SANS

s les recettes,

par Mgr Pace soit, puis-

Be

gnage de Mgr le Recteur, à qui donner le revenu des messes de Québec, ce qui est une tout autre question ; mais je ne trouve pas que, pour tout cela, Mgr Paquet ait mis dans la colonne de ses recettes ce revenu des messes; et c’est là le point en litige; c’est là l’oubli que j'ai signalé, oubli pour le moins aussi considérable

que celui d’une virgule.

3° “ Il ne faut pas oublier que le revenu des messes ‘‘ n'est pas un revenu permanent et qu’il nous est ‘ accordé pour nous aider à payer notre dette.” Je n’ai jamais dit le contraire, maïs il n’est pas moins vrai que c’est un revenu «nauel pen-

dant les années que le Séminaire en jouit.

Au premier abord, on pourrait être surpris de voir que Mgr Paquet attache autant d’importance à ce second point, même au premier ; car, après tout. que j'aie eu tort, ou non, de

l’accuser d’avoir mal interprété l’indult du 5

CT Un mai 1889, peu importe, puisque cette question de l’indult est décidée à Rome, et que cette décision est acceptée au Canada par les deux partis.

Mais, en lisant attentivement la lettre de Mgr Paquet, on voit que ces deux points ne sont que deux bastions avancés pour couvrir un troisième point, celui-là vital pour lui, qu’il protège comme la prunelle de son œil, et que je puis résumer en ces termes :

Les Evêques de la province civile de Québec ne seraient-ils pas obligés (1) de rembourser une bonne nartie des dépenses que le Séminaire de Québec a faites pour bâtir l’Université à Québec ?

Citons plutôt, dans un troisième point, les

mots mêmes dont se sert Mgr Paquet.

(1) Sur ma première copie, j'avais mis ne sont-ils pas obligés, sur ma deuxième, n’étaient-ils pas; sur celle-ci, je m’arrête à ne seraient-ils pas. Car, plus j'étudie la phraséologie du document, moins je suis certain si Mgr Paquet, dans ses intentions et son dessein, envisage le présent, le passé ou l’avenir.

ET

1estion III cette ‘ Le Saint-Siège n’a pas perdu de vue que c’est à la s deux ‘ demande de l’Episcopat du Haut (1) et du Bas-Cana- ‘ da, que le Séminaire a établi l’Université Laval, pour ‘t laquelle il a, vu ses ressources restreintes, consacré tre de ‘“ une somme énorme, prise en grande partie sur les nts ne ‘ biens-fonds que lui avaient légués son fondateur. 4 ‘“ Si l’Université n'avait été demandée que pour la né ‘“ province ecclésiastique actuelle de Québec, le Sémi- , qu’il ‘naire n’aurait pas dépensé la moitié de l'argent que je “ qu'il y a mis (2).

‘ On nous avait demandé une université pour tous “ les catholiques du Canada, c'était même la condi- Québec ‘ tion formelle imposée par lord Elgin (3), et on désiourser ‘ zait qu’elle fit honneur à l'Eglise catholique... aire ‘ Nous restons donc avec notre grande université, ‘ faite pour recevoir quatre ou cinq cents élèves en rsité à ‘ médecine et en droit, et nous n’en avons que cent “trente. Il n’est pas nécessaire de faire observer que “ les capitaux placés sur cette université deux fois it, les “ trop grande, non seulement sont improductifs, mais ‘encore nous occasionnent de nouvelles dépenses ‘“ continuelles sans aucune compensation...

ne (1) Les archevêques et évêques des provinces ecclésiastiques u docu: de Toronto et de Kingston vont-ils être appelés à prendre leur mtions part de dépenses ?

(2) Le séminaire de Québec a-t-il jamais accepté de bâtir une université, dont l'administration financière, revenus et dépensss, serait sous le contrôle de l’épiscopat du Haut et du Bas-Canada ?

(3) Faisons payer lord Elgin.

‘€ I1 (Québec) lui faut rencontrer les intérêts de sa “ dette et faire des frais d’entretien doubles de ce ‘ qu’ils seraient si l’Université n'avait été construite “ que pour la région de Québec

‘* Ce qui laisse un déficit de $6,719.21, sans compter, # il va sans dire, l'intérêt des capitaux mis dans la ‘ fondation de l’Université, ni celui que nous payons ‘“ annuellement sur la dette contractée ponr la même ‘“ œuvre.”

Je ne traiterai pas cette question maintenant, je n’entreprendrai jamais de la traiter à fond, à moins d’en être chargé par qui de droit, d’une manière spéciale,

Elle relève du ressort des Evêques. Et Nosseigneurs les Evêques ne sont pas sans entrevoir les conséquences incalculables qui découlent de ce principe, s'ils l’admettent une fois dans toute son étendue.

Comme cette question se rattache indirectement à celles que j'avais été chargé d’exposer à

Rome, indirectement, à Rome, j'y ai touché en

passant. Les réflexions que je faisais alors, n’ont rien perdu aujourd’hui de leur actualité,

Les voici:

rêts de sa les de ce construite

compter, is dans la 18 payons : la même

ntenunt, à fond,

it, d’une

Et Nos- S entre- | décou-

ne fois

directeposer à uché en

alors, tualité.

‘ Dans son rapport au Conseil Supérieur, “ Mgr Paquet dit : “Ce qui laisse un déficit de “$6,719.21, sans compter, il va sans dire, l’in- ‘€ térêt des capitaux mis dans la fondation de “ l'Université, ni celui que nous payons annuel- ‘€ lement sur la dette contractée pour la même “ œuvre.’

“ Si je m'en rapporte à des paroles tombées ‘* de haut lieu, si je rapproche la phrase précé- ‘“ dente de sa pétition au Saint-Père, où Mgr “ Paquet demande les revenus provenant aussi “ bien des messes de la province de Montréal ‘‘ que des messes de la province de Québec, u4- * itate Universitatis Lavallensis erecte in civitate ‘ guebecensi, je ne puis m'empêcher de penser : “ s'agirait-il de faire payer à Montréal une “part proportionnelle à celle de Québec, sur ‘‘ les dépenses faites pour l’Université à Qué- “ bec ? J'aimerais à croire que non; car ce “ serait réveiller et soulever une foule de ques- ‘tions que, dans l'intérêt de tous, il vaut

“ mieux laisser dormir.

| | | Nl | { | | | | { | A

“ Dans ces dépenses, quelle part reviendrait ‘à Montréal ? Sur quelles bases se mettrait-on ‘“ pour en déterminer le montant ? Montréal “ en a-t-il retiré quelqu’avantage? Jamais a-t- “ il été consulté sur l’à-propos de les faire ? ‘ Au contraire, n’a-t-il pas maintes fois protes- ‘ té, d’une manière ou d’une autre, qu’il n’en-

‘ tendait pas y être entraîné ? Quand on n’a

“ pus voix au chapitre, peut-on être appelé à

‘ solder la note ? Ces dépenses pour l’Univer- ‘ sité à Québec n’ont-elles pas été faites presque ‘ toutes, avant l'établissement de la Succursale & à Montréal, alors que le Séminaire de Québec ‘ était loin de demander à qui que ce soit, au ‘ Canada, un secours monétaire pour remplir ‘ les obligations dont il s’était chargé par dé- ‘ vouement à l’éducation ? L'établissement de 6 ]a Succursale à Montréal a-t-il fait subir au ‘6 Séminaire de Québec quelques pertes maté- ‘ rielles, à part, peut-être, la perte d’espérances “ jrréalisables ? Si on demande à Montréal

& d'entrer dans le paiement de ces dépenses, ne

endrait trait-on [ontréal nais a-t- 3 faire ?

y protesil n’enon n’a ippelé à Univerpresque ccursale Québec soit, au remplir | par déent de ubir au :s matépérances

ontréal

nses, ne

‘ faudra-t-il pas apporter sur table un état dé- “ taillé des comptes? Dans cette dette du Sé- # minaire de Québec, n’entre-t-il pas certaines ‘“ spéculations malheureuses, certaines pertes ‘ causées par la dépréciation que le malheur des ‘ temps ou le caprice du commerce ont apporté “ dans lu valeur des propriétés, ou certaines dé- ‘“ penses mag fques faites pour des améliora- ‘ tions très utiles sans doute, mais qui étaient 4 Join d’être commandées par la nécessité ? Le “ pays maintenant doit-il être mis à contribu- “tion pour éteindre ou diminuer une dette “ qu'on a eu soin de faire seul, de son chef, ‘“ afin de conserver ses allures libres, et de n’a- “ voir aucun compte à rendre à personne ? Le ‘6 Séminaire de Québec est-il réellement aussi ‘“ pauvre que quelques-uns le prétendent ? Ne ‘ reste-t-il pas encore une des institutions du ‘ pays les plus solidement assises ?

“ Voilà ce que j’ai entendu dire, maintes et ‘ maintes fois, dans des cercles très sérieux et,

“en général, très bien informés. Quelle est,

‘en réalité, la valeur intrinsèque de tous ces “ points d'interrogation ? Je n’entreprendrai “ pas, aujourd’hui, d’élucider ces questions mul- “tiples et complexes, comme la chose n’entre ‘ qu’indirectement dans le cadre de mon sujet; “ seulement, il n'est avis qu’il vaut mieux, “ dans l’état actuel des esprits, tout couvrir d’un “ silence prudent, Québec et Montréal accep- “ tant de faire chacun de leur côté, vaillamment,

‘ les dépenses de leur siège universitaire.

‘ Que le Séminaire de Québec, vu qu’il s’est

‘ chargé d'être l’administrateur financier de

Las

‘ l'Université à Québec, demande des subsides au district de Québec, je n’ai rien à dire, cela ne me regarde pas; même, que Rome lui accorde le revenu provenant des messes de la province ecclésiastique de Québec, pour dix ans, pour quinze ans, pour trente ans, si on le veut, jy applaudirai; mais, puisqu'il prétend bien ne faire aucune dépense pour l’éta- ‘ blissement de l’Université à Montréal, puis-

“ que même il exige le remboursement de ce

tous ces prendrai ons muln'entre n sujet ; mieux, rir d’un | accepmment, e, il s’est cier de ubsides ire, ceme lui s de la ir dix i on le Il prér l’éta- , puis-

de ce

“ qu'il y a dépensé dans ce but, de grâce, qu'il

‘ ne vienne pas demander au district de Mon-

‘ tréal ce qui serait considéré, par un trop ‘ grand nombre, comme l’impôt du sang.

# L'Université à Québec a une dette, mais

“ elle a par contre, en valeur, ses bâtisses, sa

“ bibliothèque, ses musées, ses cabinets de phy-

“'sique et de chimie, le tout sur un pied qui fe- “ rait honneur soit en Europe, soit en Amé-

“ rique, à n'importe quelle institution de ce ‘ genre.

L'Université à Montréal a une dette; et ‘ elle n’a ni bâtisses, ni musées, ni laboratoires, “ ni bibliothèque qui vaillent la peine d’être ‘“ mentionnés.

‘6 Quand Montréal se sera enrichi de cons- “ tructions et d’un outillage universitaire à “ l’égal de ce qu’on admire à Québec, lui aussi, “il aura sa dette forte, ronde; et il pourra “ écrire avec Mgr Paquet, en parlant de ses “ dépenses d'alors: “Sans compter, il va sans

“6 dire, l'intérêt des capitaux mis dans la fonda-

dE — ‘ tion de l’Université, ni celui que nous payons ‘“ annuellement sur la dette contractée pour la ‘ même œuvre.”

‘ Il existe, en certains pays, ce qu’on appelle ‘ les écoles communes. Tous les citoyens sont “ taxés pour le soutien des écoles de l’état, et 4 les pères de famille qui désirent avoir pour ‘ leurs enfants des écoles séparées, où l’ensei- ‘ gnement soit conforme à leurs principes on à & leurs intérêts sectionnels, doivent s'imposer ‘ pour les soutenir une taxe supplémentaire. Il ‘ me répugne de croire que l’on veuille imposer ‘6 au district de Montréal un système du même ‘ genre, en lui faisant payer une partie des ‘“ dépenses de l’Université à Québec, en même

6 temps qu'il reste chargé seul des dépenses de 6 l’Université à Montréal. Voudrait-on tuer,

‘ dans son germe, l’idée et le fonctionnement de l'unité uuiversitaire au Canada, on ne saurait “ prendre un moyen plus efficace. L'esprit public ‘ se révolterait contre cette prétention, et les ‘ ennemis de l’Université en profiteruient pour

réussir dans leurs desseins indubitablement.”

8 payons > pour la

| appelle ens sont l'état, et ir pour

l’enseipes on à imposer aire. Il Im poser 1 même tie des 1 même

nses de n tuer,

sent de saurait public , et les it pour

ment.”

ne,

Dans ce quatrième point, qu’il me soit permis de relever, en quelques mots, certains petits avancés que Mgr Paquet a cru devoir semer, cà et là, dans les deux points sur lesquels seuls il se proposait d'attirer l’attention.

C'est pénible, c’est ennuyeux. Mais, après tout, il ne doit pas y avoir plus de mal à se

défendre qu’à attaquer.

‘ La brochure de M. le Vice-Recteur de l’Université ‘ Laval à Montréal, récemment envoyée, non seule- ‘ ment aux membres du Conseil Supérieur de l’Uni- ‘versité, mais encore, à ma connaissance personnelle, “à plusieurs autres personnes, m’oblige à regret de ‘vous adresser la présente lettre.”’

Oui, j'ai envoyé ma brochure aux membres ecclésiastiques (ecclésiastiques, et non pas laï-

ques) (1) du Conseil Universitaire, parce que je

savais fort bien qu’ils avaient eu connaissance

(1) N’aurais-je pas eu droit d'envoyer cette réponse aux laïques qui ont connu, de par Québec, ces accusations ?.. Jusqu’ici, je ne l’ai pas fait.

sus 90 des plaintes que Mgr Paquet élevait sur mon

compte,

Voudrait-on, par hasard, me nier le droit de

me défendre où je suis attaqué ?

‘ Je fais la même remarque au sujet des mémoires ‘que M. le Vice-Recteur a présentés à la Propagande “ l’année dernière. Ces mémoires, destinés aux Emi- ‘ nentissimes Cardinaux de la Propagande, circulent ‘en Canada.”

Oui, j'en ai envoyé à tous les Evêques du Canada français. Est-ce une indiscrétion de

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