du total des subventions ou $870,594.23 ; (a
20. de $290,896.21, ‘ payées par le Département de l'Agriculture et des Travaux Publics ” ; (b)
30. de 8108,496.46 pris sur les revenus des écoles, ou $158,316. (c)
a. La première somme a été réellement payée par le Gouvernement.
Mais je ferai remarquer :
* Ao. Que les $10,000 de 1856 ont été « RNA aux frais d'installation.
20. Qu'on a inclus dans ce montant, la subvention de 1880, laquelle ne se trouve pas comprise dans nos statistiques--du moins dans les miennes, —de même que les recettes de la même année. Il faudra tenir compte de cette double différence plus loin.
b. Pour la seconde, une partie seulement a été déboursée : l’autre partie ne l’a pas été et ne pouvait pas l'être : la signature “ de M. le secrétaire du Département de l'Agriculture et des Travaux Publics” n’excuse pas certaines erreurs dont on pouvait se rendre compte.
D'abord le Gouvernement n’a pas acheté les terrains et les édifices de McGill et de Laval.
Le terrain et le bâtiment de McGill faisaient partie de l'Etablissement Royal destiné à l'éducation des protestants, et le Gouvernement ne pouvait nullement en bénéficier pour d’autres fins ; 854,347.78 à retrancher.
Le terrain et le bâtiment de Laval ne sont que prètés ; le Gouvernement peut les reprendre pour les vendre aussi cher que possible ; $70,000 à retrancher.
Quant à l'Ecole normale Jacques-Cartier, il faut se rappeler qu’à l’époque de la confédération un terrain d’une grande valeur, mais qui avait coûté bien bon marché, avait été cédé au Gouvernernent de Québec à condition qu’il y construirait l’école normale. Il a été vendu ou échangé; mais la province a dû en retirer plus de $18,000, somme payée pour la ferme Logan.
La propriété de la rue Notre-Dame, dont le Mémoire porte la valeur à 8200,000, est destinée à couvrir les frais de la construction et de l’ameublement de la nouvelle école.
C'est un autre don fait à la province de Québec pour les écoles normales, grâce à l'influence de Sir G. E. Cartier.
Ainsi, il faut encore retrancher au moins $138,188, somme couverte par les deux terrains des Tanneries et de la rue Notre-Dame. Îl resterait alors 87,000 comme déboursé réel du Gouvernement pour bétisses, terrain et ameublement
Les frais d'entretien sont portés à $21,360. On y a fait entrer des comptes de 1880-81, au montant de 8611, qu’il faut absolument retrancher. On devrait aussi retrancher ceux de 1879-80, puisque les statistiques qu’on nous a demandées allaient jusqu'à 1880 exclusivement: c'est donc encore $1,28387 portés en trop,
On comprend que cette somme, dont on veut nous faire rendre compte, est assez considérable pour que nous ayons droit de ne la pas négliger. Cependant comme l'erreur est contre nous, et que tous les calculs de l’auteur vont jusqu’à 1880 inclusivement, je me contente de mentionner le fait. Il faut remarquer que le Gouvernement aurait été obligé de faire la plus grande partie des frais d'entretien quand même il aurait donné à ses édifices une autre destination. On ne devrait en justice imputer aux écoles que les frais qui résultent du fait de leur usage comme écoles.
On nous parle même ‘‘ d’un intérêt à 5 oo qui s'élève à 13,476.17 et que le Gouvernement paie annuellement, etc., etc.”
Je nie simplement.
Quand mème le Gouvernement aurait acheté et payé terrains et édifices, on devrait le créditer de la valeur de ces propriétés, laquelle peut êire supérieure ou inférieure au prix de l'achat. Ceci est si élémentaire en tenne des livres que j’aurais honte d’insister davantage.
On comprend qu’un évêque, dont la sollicitude et la science doivent être absorbées par les hautes questions de la Foi et des mœurs, ne soit pas très au courant de ces détails vulgaires et matériels de crédit et de débit. Mais l’auteur du Mémoire, lui, était tenu de ne les pas ignorer.
Pour ces propriétés, les écoles normales sont absolument dans la même position, vis-à-vis le Gouvernement, que le collège de Trois-Rivières a été pendant longtemps. Que dirait l’auteur si, aux $26,325 accordés comme aide on ajoutait la valeur de la propriété du Gouvernement occupée par le collège, ou $40,000 (Rapport de 1861, p. 23), pius l'intérêt à 5 070 pendant 10 ans au moins ? Que dirait-il si l’on partait de ces $86,000 pour baser toute une série de calculs, afin de prouver que ce collège a été plus favorisé que les autres ?
D'ailleurs, il suffit de réfléchir un instant pour voir combien c: procédé est étrange. Les dépenses de l’installation—terrain, bâtimonts, ameublement, collections, bibliothèque, etc.—retomberaient toutes sur les élèves de la première session ; mais elles se trouveraient partagées après la seconde, la troisième... à l’infini, selon l’époque où l’on s’arrêterait pour les calculs.
La moyenne, au lieu d’être constante, comme on doit le supposer, varierait d’une année à l’autre, et plus l'institution serait ancienne, moins la moyenne de ses dépenses totales serait élevée (1).
C'est pourtant à ce procédé que l’auteur a eu recours pour l’école Jacques- Cartier, p. 9.
Quoiqu'il en soit, il faudrait encore retrancher ce qui a été payé pour l’ameublement de Laval et de McGill, ou avoir recours à un autre mode de remboursement.
(1) Un peu d’arithmétique ne sera peut-être ras inutile ici. Représentons par a le montant des frais d'installation payé une fois pour toutes, et par b la subvention annuelle, supposée constante.
La Îre année, les dépenses seront, d’après le Mémoire... @ +0 La ?e LÉ a 3; ru 16, Mossssssveseset 9 +0
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Mais je n’en ai rien fait.
Poursuivons.
Déduction faite des sommes indiquées plus haut, il reste :
10. Terrain, bâtiments, meubles de J. C....$ 138,188.02 20. Meubles de Laval et de McGill... 7,000.00 J0. Entretien sssssssscssdesestensosnoe vocose os ee 0 20,749.41
Total,..............8$ 165,937.43
Le Gouvernement a reçu en déduction :
10. Terrain des Tanneries $ 18,000.00 20. Immeuble de la rue N. D. au moins... 120,188.02 138,188.02
Différence... 27,749.41
Voilà la dépense réelle du Gouvernement, et nous allons voir que cette somme doit être diminuée d'une partie des revenus des écoles payée au Gouvernement.
c. Les profits particuliers des écoles se sont élevés à $158,316 (plus 12 années de Laval qu’on néglige). Sur cette somme, d’après le Mémoire, #108,496 ont été dépensés pour ies écoles ; $49,820.36 ont été payés au Gouvernement.
Pour former cette somme, l’auteur a pris dans le tableau No. 3, l’item intitulé Remises faites au Gouvernement, et en a soustrait le montant de celui des Recettes. Il y a ici une erreur matérielle que j'ai signalée plus haut, p.10. L'auteur ne peut être blâmé de s’en être tenu strictement aux termes du document qu’il avait sous les yeux ; mais j'ai le droit de rétablir les faits.
Les membres du Conseil, surtout Mgr Langevin, les honorables MM. Ouimet et Chauveau, savent que ce qui n'était pas dépensé était transmis au Gouvernement.
À $49,820.36, excès des recettes de Laval et de McGill, il faut ajouter $827,364.37, excès des recettes de Jacques-Cartier. Le total remis au Gouvernement devient $77,184.73, et la somme dépensée descend à $81,132.09.
Je puis donc conclure maintenant que cette somme de $1,269,986 a été exagérée :
10. Parce qu’on est parti d’un principe faux pour la former ; 20. Parce qu’on y a fait entrer des sommes qui n’ont jamais été payées ; 80. Parce qu’on a fait des calculs inexacts.
Et l’auteur s'était écrié triomphalement :
‘* Aïnsi les trois documents officiels ci-dessus mentionnés et reproduits aux
‘ pièces justificatives 1, 2, 3, constatent que les écoles normales actuelles ont coûté ‘“ plus d'un million deux cent soixante-neuf mille piastres (1,269,000) dans 25
- ‘* années de leur existence ” ! !
Nous allons voir dans les chapitres suivants les chiffres se presser et comme tourbillonner sous nos yeux: nous allons assister à des calculs de fantaisie et entendre des principes de théologie assez étranges.
Nous avons maintenant les éléments pour trouver qu'elles sont, (a) la dépense réelle Au Gouvernement; (b) la dépense absolue des écoles normales. (a) 10. Subventions annuelles, jusqu’à la fin de 1880.. ........8870,594.23 20. Fonds de constructions, ee 27,749.41
Total ossesure srrccessrsie $898,343.64.
A déduire l'excès de la recette, jusqu'à la fin de 1879......... 77,184.73
Voilà le montant des dépenses de la Province pour les écoles normales pendant 25 ans. Encore une fois, il aurait été plus exact de tout ramener à la fin de 1878-79.
(b) Si à la somme payée par le Gouvernement... sésssl ..8898,343.64
On ajoute ce qui a été payé sur les recettes... 81,132.09
On obtient la dépense ou valeur absOlUE sise rrnnssese ee 8979,475.78
Somme beaucoup moins élevée que celle du Mémoire ; beaucoup moins élevée surtout que la dépense absolue moyenne de trois collèges, ou $1,596,673.20.
Le lecteur voudra bien ne pas confondre la dépense réelle du Gouvernement avec la dépense absolue, dans tous les calculs et tous les parallèles qui suivront.
Il devra se rappeler aussi que ces dépenses ont été faites non seulement par les écoles normales mais encore par fes écoles modèles qui ne forment qu’une seule institution avec elles, et qui ont contribué en même temps à la recette.
Voici les principaux calculs qu’on peut faire sur la dépense réelle, en supposant que le Gouvernement regarde les écoles normales comme une exploitation où il a placé des capitaux.
Dépenses de :
10. 3 écoles pendant 25 ans... ittestaite Didi ssl tbe $821,158.91 20. 1 école sl Se ottte ir OU ed AU EE sv. 273,719.63 30. 1 école Re AB PPT PAR RACE 10,948.78 40. Chacun des 25,066 élèves des écoles normales et des écoles modèles. 32.06 50. Chacun des 5,784 élèves des écoles normales seules... 141.95 60. Chacun des 3,082 élèves brevetés...…. din en san le de LR he RU EN ACT PEN 266.41 Nombre moyen d'élèves obligés d'enseigner, en 1880 : 369; valeur... 98,305.29 Nombre d'élèves enseignant en 1880: 449; valeur 119,618.09 Excès de la valeur, en faveur du Gouvernement... 4 21,312.80
J'ai lieu de croire, sans que je puisse l’affirmer, qu’il y a toujours eu un excédant analogue depuis 1860, fin du premier triennat. Je l’ai au moins constaté pour l’école normale Jacques-Cartier, à l'aide de mon rapport de 1879 (Rapport de 1878-79, pp. 188 et suivantes) Jusqu'à la fin de l’année scolaire 1877-78, 375 élèves de Jacques-Cartier avaient été brevetés et se trouvaient obligés d'enseigner pendant trois ans chacun, ou pendant un total collectif de 1125 années. Ils représentaient pour le Gouvernement une valeur de 899,903.25,
élevée
ement ont.
ent par qu’une e.
suppotion où
eu un onstaté apport 78, 375 eigner repré-
J'ai constaté que le nombre collectif d'années de tous ceux qui ont enseigné s'élève à 1,426, cequi représente le triennat obligatoire de 475 élèves, et une valeur de $126,544.75. Le Gouvernement bénéficie par conséquent d’un excédant de 826,641.00.
Et le Gouvernement possède un bel édifice avec un vaste terrain, l’ameublement des trois écoles, des collections importantes, dont la vente peut lui procurer des sommes assez considérables ; il lui reste le surplus du prix de la ferme des Tanneries, et sur l'immeuble de la rue N.-D. une marge encore assez large, sans compter enfin ce que le pays a retiré de l’enseignement de nos maîtres et de l'influence morale des écoles normales.
Je reviendrai sur ces faits plus tard, pour le moment, il est inutile d’insister davantage.
Pour résumer ce long article :
1. Même d’après les chiffres du Mémoire, la moyenne de ce que coûtent les écoles normales est moins élevée que la moyenne correspondante des collèges classiques ;
2. Les sommes payées réellement par le bureau des Travaux Publics sont beaucoup moindres qu’on le prétend ;
3. Quand même elles seraient aussi élevées, elles ne pourraient être toutes imputées aux écoles normales.
L'auteur partant d’une prémisse fausse, les calculs qu’il fait et toutes les conséquences qu’il en tire se trouvent fausses.
Le Conseil voudra bien ne pas oublier ce point dans toutes les citations que je suis obligé de faire. Je laisse, sans les corriger, les chiffres de l’auteur pour m’attacher à son argumentation.
Mais il y a encore lieu de constater comment on confond toute chose.
“ Or la moyenne annuelle des élèves (des écoles normales), étant 231, il s’en “ suit que chaque élève a coûté $173.24 par année. C’est plus de deux fois la pen- “ sion que paient les élèves dans les collèges classiques qui est en général d’en- “ viron $80.”
Le sophisme consiste à confondre ce que coûte l'éducation d'un élève avec ce qu’il paye vour sa pension. En bonne logique et en toute justice, il faut comparer le prix de la pension des écoles normales à celui des collèges classiques et la valeur absolue de l'éducation des premiers à celle des seconds. C’est une maxime reçue dans tous nos collèges qu’on fait payer la pension seule, et encore. Dans les villes de Québec et de Montréal le prix en varie de $100 à $200.
Quant à la comparaison de la dépense, ou valeur absolue, nous l'avons faite plus haut et elle est en notre faveur.
Le chiffre de $173.24, s’il était exact, serait encore inférieur à celui de la pension à l’école normale de Rouen. Le Frère Directeur m'a dit qu'il recevait 50,000 francs de l'Etat et du département pour 50 élèves, ce qui fait $200 par élève. Or la maison était bien fondée, bien pourvue de tout ce qui est nécessaire à un enseignement normal de première classe. J’ai déjà fait cette observation dans ma première réponse, mais on semble ne pas vouloir en tenir compte.
Le Gouvernement ne paie-t-il point pour chacun des jeunes délinquants, qu’on s'efforce de tirer du vice tout en les punissent, $140, plus le fruit de leur travail ?
et encore il garantit que la subvention ne descendra pas au-dessous d'une somme fixe. On trouve avec raison que ce n’est pas trop.
Quand le Gouvernement paie ce montant sans en retirer rien autre chose que le résultat moral, pourrait-il croire qu’il fait une dépense exagérée en donnant le double pour obtenir un effet moral bien supérieur tout en acquérant des valeurs matérielles réalisables ?
Après cela, il est presque inutile de discuter le chapitre IV.
Les conclusions en sont basées sur le tableau No. 4, lequel part d’une supposition, et ne fait que répéter les erreurs déjà signalées.
Ce chapitre n’est placé ici que pour justifier ce que j'ai dit en commençant, p. 1. On tâche d’y mettre dans une lumière suffisante certains points qui concernent l'école normale Jacques-Cartier. Mais cette prétendue lumière ne peut s’obtenir qu’à l’aide du procédé que j'ai déjà signalé et que je signalerai malheureusement encore bien souvent, le sophisme.
On veut faire voir que l’école Jacques-Cartier a reçu plus que les autres, et que le nombre de ses élèves étant moins grand, chacun d’eux coûte très-cher.
Il s’agit donc d’un fait et non plus d’une supnosition. Il faut sortir de la
moyenne, où de la Loi, et donner les chiffres particuliers de Jacques-Cartier. Au lieu de cela, on combine la supposition avec le fait; mais on se garde bien d’en avertir.
Quel est le lecteur qui aura le temps et la patience de scruter le tableau No. 4?
On n’a obtenu ce qui est à la recette, sous le titre subvention et entretien, et à la dépense, sous celui de soutien et fonctionnement des écoles, qu’en partageant la subvention annuelle en trois parties égales, puis on a ajouté quelques dépenses particulières à chaque école. C'était faire le raisonnement suivant : Sr le les parts de la subvention sont égales, la dépense totale de Jacques-Cartier est plus grande parce que ses autres dépenses sont plus grandes.
Mais si la part de Jacques-Cartier a été moins considérable, comme de fait elle l'a été, que peut-on conclure ? Absolument rien, parce que la différence en moins de sa recette peut être plus que suffisante pour combler l'excès de ses dépenses. Elle a pu dépenser 8300 de plus que les autres et en même temps recevcir $400 de moins.
Il y a une seconde erreur, celle que j'ai déjà indiquée au sujet de la remise faite au Gouvernement. Il faut retrancher $27,36437 de $8337,851.98 : il reste $310,486.91, et la moyenne est $12,419.47.
L'auteur tire du petit nombre des élèves de Jacques-Cartier, la conclusion qu'ils coûtent plus cher que les autres.:
J’attire l’attention du Conseil de l’instruction sur ce fait, qui est vrai en luimême, mais non dans lés chiffres.
C'est que Jacques-Cartier n'a qu’une école de garçons, tandis que les autres ont à la fois l’école des instituteurs et celle des institutrices.
Le Conseil sait bien que beaucoup de dépenses sont les mêmes pour une école que pour deux. Avec deux écoles, les profits augmentent, tandis que les dépenses partagées entre un plus grand nombre paraissent moins élevées.
Il serait donc plus économique de compléter l’école normale Jacques-Cartier
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par une école de filles, confiécs à la direction des Sœurs de la Congrégation, que d’en établir une autre ailleurs, parfaitement indépendante,
Les filles de la Bienheureuse sœur Bourgenys ont fa.t leurs preuves dans l’art d'enseigner et méritent du pays cet acte de confiance,
C'est la seule conclusion pratique qu'on puisse tirer de ce que l’auteur établir dans ce chapitre IV.
a voulu
Coût des écoles normales pendant les trois dernières années 1878, 79 et 80.
“ La mar:he ascendante des subventions démontre que les dépenses ont aussi “ augmenté dans la même proportion.” Rien de plus exact, les subventions ont augmenté parce que les dépenses aug-
mentaient : le contraire pourrait surprendre. En cela, les écoles normales ont suivi la marche des autres maisons d'éduca-
tion supérieure. Les dépenses des collèges classiques, par exemple, se sont élevées
“de $144,212 en 1857, à $8313,947 en 1877; et leurs dettes, de $120,456 à $489,079
pour les mêmes dates, puis elles ont commencé à diminuer.
Les collèges industriels ont éprouvé une variation analogue,
En 1858 le budget des écoles normales était de $24,000 ; en 1878 il est presque le double, 846,000. Si l’on divise le budget de chaque année par le nombre d'élèves correspondant, le quotient varie dans certaines limites qui font voir que l’augmentation a été régulière et a suivi de près le nombre des élèves.
Il ne faut pas oublier que la crise financière de ces dernières années a été ressentie partout.
En 1877; le Conseil de l'instruction était convaincu que la somme de 846,000 ne pouvait suffire : il adoptait à l'unanimité la proposition faite par Mgr Laflèche recommandant ‘‘ instamment à la législature ” de faire, entre autres appropria tions, celle de “ #5%0.000 Pour LES ÉCOLES NORMALES.”
Quel thème à comparaisons l’auteur aurait eu sous sa plume, si le vœu de Mgr Laflèche avait été écouté du Ministère.
“ Voici la part de chaque école dans cette dépense.”
Je le nie simplement.
Pour former cette part, on a pris la moyenne de la subvention et des profits supposés, puis on a ajouté la valeur de la propriété.
Or, de 1878 à 1880, on construisait la nouvelle école. Il n’est donc pas surprenant que les dépenses c'e Jacques-Cartier augmentent rapidement, pour diminuer en 1881 et, je l'espère les années suivantes. J'ai signalé la double erreur de ce procédé, p. 14.
De plus, la subvention a toujours été partagée inégalement entre les trois écoles, l’école Jacques-Cartier recevant moins que les autres. Qui dit à l’auteur que les profits ont été égaux ? que les nôtres n’ont pas dépassé de beaucoup ceux de Laval et de McGill ?
Non : ces prétendues parts sont presque de la fantaisie, et il n’y a pas lieu de s’y arrêter plus longtemps.
Voilà réellement ce que coûtent actuellement chaque année le soutien et le “ fonctionnement des trois écoles normales.”
Je distingue :
Ce qu'ont coûté... chacune des trois années de la période étudiée 1878-80 ; je
sous-distingue : avec les chiffres et le procédé adopté, je laisse passer. ‘Autrement, je nie.
Ce que vont coûter... chaque année future, à partir de la période actuelle de 1878-80, je nie simplement.
Dans les faits qu’il cite, l'auteur comme un autre Newton, aurait-il découvert une loi immuable qui lie l'avenir ?
Tout cela suffit pour répondre aux questions qui ouvrent le chapitre suivant ; pour juger cette assertion que ‘les collèges classiques des Prêtres, les collèges “ industriels des Frères et les académies des filles tenues par les religieuses... “ se soutiennent cependant, et arrivent presque tous, après quelques années, à un “ état de prospérité qui fait l'honneur de notre pays, etc., etc.”
Cette assertion prouve qu'on ignore un état de chose sur lequel il sera utile d'attirer l'attention de l’épiscopat et du Conseil de l'instruction.
Cause de ces grandes dépenses.
“ Le principe de l'intérét personnel qui fait de cette œuvre sublime un métier “ est la cause réelle de. grandes dépenses qu'ont entrainées les écoles normales.”
Celui qui ne cherche que son intérêt, qui fait un métier de sa charge, n’ad. ministre pas comme un bon père de famille. Que lui importent les intérêts de la communauté ? Que lui importent l’économie ou les lourdes dépenses, pourvu qu'il s'eurichisse ? Il fait un métier, il est mercenaire.
Or, dans les écoles normales, c’est le principe de l'intérét personnel qui règne du sommet à la base.
Donc.
Les preuves de la mineure ?
Les voici :
10. Une page où l’on affirme que les écoles à bon marché ne sont pas une utopie ;