‹ Réponse à "Chez Paddy"Chapitre 14 sur 14 · I. Résidence de M. de Maadat-Grancey, à Paris · texte numérisé non relu

I. Résidence de M. de Maadat-Grancey, à Paris

des ruines fumantes de la maison paternelle, aucun père irlandais ne m'a montré du doigt l'endroit où mon ancêtre avait été pendu, in odium fidei; aucune goutte de ce sang héroïque qui coula à Fontenoy, ne coule dans mes veines. Je puis traverser ce pays sans penser qu'un seul pouce de ce terrain appartenait à ma famille.

Mais, comme M. de Mandat-Grancey, j'appartiens à une nation qui fit autrefois sa cause de la cause des peuples opprimés ; j'appartiens à cette France qui se battit pour le salut, la prospérité des autres pays, qui aime la justice et maudit l'iniquité.

Cette mère patrie n'a pas perdu sa vocation, parce qu'elle produit des enfants qui s'en vont rire des malheurs et de l'oppression d'autrui ; je sais d'ailleurs qu'il y a au delà des mers une autre France, une nouvelle France qui n'a rien perdu de la générosité, de la loyauté, du respect des vieux Francs, et c'est parce que je suis son enfant que j'ai écrit ce livre. Je n'ai pas des loisirs de touriste, et ces quelques pages m'ont

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coûté des nuits après de longues journées de ministère; mais si grâce à elles je puis réparer le scandale causé par un Français, et servir une nation calomniée et qui lutte avec l'énergie du désespoir, j'aurai la récompense que j'ose ambitionner.

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