‹ Réponse à "Chez Paddy"Chapitre 2 sur 14 · I. Voltaires · texte numérisé non relu

I. Voltaires

cours d'ho7nmes et d'argent : « A quoi bon ces quelques arpents de neige} »

Vous avez imité cet homfne dans sa légèreté, et, plus coupable que lui, dans un certain sens, vous êtes allé rire au rnilieu de douleurs que vous n'avez pas su co^nprendre.

Au lieu de tacher d'étudier à fond cette question irlandaise , vous avez trouvé plus facile d'expliquer à vos lecteurs la manière d'e^nbrasser les Anglaises! — Cela demandait en ejfet moins de travail et était plus en rapport avec les faiblesses d'un touriste.

Le public français me pardonnera, je l'espère, les défauts de mon style, pour ne voir que la justice de la cause que je plaide et la solidité des raisons que f apporte .

Un séjour de cinq ans en Irlande me donne droit à une certaine atitorité en cette matière délicate.

Le rieur qui a composé « Chez Paddy » et s'est amusé à faire de l'économie polit iqm en dînant chez les « agents, » comprendra ma franchise et reconnaîtra peut-être que sa caricature

de ma chère Irlande est fausse et malheureuse, et qu'en dehors même de toute controverse sur le Home-Rule et la Question agraire, son livre est une mauvaise action que Paddy ne peut laisser passer sans dire son indignation.

Veuillez agréer, Monsieur le Baron, avec le profond regret que f éprouve de vous savoir Vauteur d'un tel livre, U expression de mes

sentiments distingués.

Lurgan

C° d'Armagh

Irlande.

Emile FICHE,

Prêtre.

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