I. The « Castlo) System par John J. Clancy, M. A., p
Mais il arrive parfois que, malgré ce choix scrupuleux, le bon sens et la justice de certains protestants produisent une division parmi les jurés. Que fait-on alors? Voici ce qui passa tout récemment à Cork.
Il y avait là plusieurs procès agraires à juger; un fait extraordinaire se produisit. Un premier jury refusait ordinairement de se prononcer; mais les jurés appelés à la fin des assises à procéder à un nouvel examen condamnaient presque toujours, à tort ou à raison. Et voici l'explication du mystère :
L'avocat de la Couronne (qui avait la responsabilité du procès), aussitôt après le premier vote du jury, vote, avons-nous dit, sans résultat, se rendait parmi les jurés pour savoir quelle était leur opinion. Il s'informait parmi eux de ceux qui étaient pour et de ceux qui étaient contre l'acquittement, et lorsque les prisonniers étaient appelés pour un nouveau débat, le trop habile avocat ne choisissait que les jurés qui étaient pour la condamnation des prisonniers. Ce fait fut cité en plein Parlement
par M. Harrington, le i®^ avril 1887, et resta sans réponse, (i)
Il faut apparemment ranger encore cela dans la catégorie des « enfantillages. »
Pour toutes ces raisons d'administration inique à noi^re époque le peuple irlandais demande le Home-Rule; mais la question financière l'exige encore d'une manière plus forte et plus sensible; je cite ici l'ouvrage de M. Emmanuel Ferré :
<r C'est surtout par le côté financier et budgétaire que l'Union a été funeste à l'Irlande. Lorsqu'elle administrait elle-même ses finances, sa situation était beaucoup plus prospère que lorsque, après l'Union, cette administration passa aux mains de l'Angleterre, et qu'elle dut supporter sa part dans les charges de l'empire.
« Longtemps avant 1792, c'est-à-dire avant que ne fût proclamée l'indépendance de son parlement, l'Irlande avait des budgets régu-