‹ Réponse à M. Deshons Montbrun, adressée aux bons et honnêtes habitans de la campagne [microforme]Chapitre 19 sur 20 · DE · texte numérisé non relu

DE

Gi prenant une marche comme. s’il eut été seul dans

a salle, oubliant, en apparence, l'assemblée, qu'il ! jugeait, je crois, incapable de l'entendre; Ca-

{ nada! Oh! ma Patrie, dit-il, d’une voix que j'eus

4“ peine à entendre; heufeuse Province! Toi fille

d'une mère dont la gloire brille sur tout le Globe;

/ d'une mère qui t'aime jusqu'à te faire jouir de tous

« ses avantages, sans, pur ainsi dire, te faire co-opé- VE: é rer à en supporter les charges; d’une mère qui

|, uoiqu'honorablement chargée d’une nombreuse Émille, semble par ses attentions pour toi, te regarder comme sa fille-unique; si tu manquais un seul instant à ton devoir, tu trahirais tes propres | intérêts, tu humilierais ta Religion, tu He ae rais la mémoire de tes Ancètres, tu flétrirais ces ln d | précieux lauriers que tu t'es acquis dans toutes les | circonstances de la dernière guerre, particulièrement lorsque Montréal, à la voix de Sir Groraé Prevosr, comme une nouvelle Jabes-Galaad à la voix d’un autre Saul, s’est ébranlé comme un seul homme, quasi vir unus, pour faire observer la Loi. / Oui, mes amis, continua M. Mélfort, en s’arrè- | : tant, et jettant la vuc sur ses auditeurs qu’il trouva les uns attentifs, la vue fixée sur lui; les autres, doués d’une plus grande sensibilité, affectés jus- \ , qu'aux larmes ...... Leur situation parut le sur- | prendre... Ïlfit des efforts pour se contenir, ... Mais. cédant à son émotion, il prit son chapeau, salua affectueusement la compagnie, et la laissa pénétrée de sentiments plus beaux, plus religieux et 16 plus utiles à ja Société, que n’en ont mspiré et n’en inspireront jamais les écrits comme celui de Monsieur Deshons Mont-brun.

District de Montréal, 24 Décembre, 1818.

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