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cœur de saisir le foible de ce baragouinage décrit. là contre lui.—Ce n’est point en qualité d'ami de Monsieur Roux, (je n'ai jamais eu l’occasion d’avoir cet honneur-là), reprit M. Melfort, que cet écrit m'a fâché contre l’auteur, mais c’est en qualité d’ami du bon ordre et d’observateur du respect que doivent les individus à tous ceux que la Société à revêtu d'autorité. Car du moment que vous ermettez à l'individu de manquer au respect qu’il AT à touf: autorité légitime, c'est permettre à un enfan de monter dans l'escalier du grenier, où il n’a rien à faire; de marche en marche il se rendra jusqu’au haut, d'ou, s’il tombe, il peut se blesser pour la vie, s’il ne se tue pas.—Qui est celui de nous, dit Pierriche, (en regardant l’assemblée, d'un air bien pénétré de ce qu'il disait), qui 8e serait imaginé qu’il y avait tant de fautes que cela dans cet écrit que nous ne trouvions pas trop mal, il n°ÿ a qu’un moment! ...., Comme c'est bien vrai, ce que M. Felfort nous disait en commençant, qu'on ne devrait pas se décider sur des affaires qu’on ne connait pas, avant de demander à ceux qui les savent bien ce qu’elles veulent dire! Tant de fautes, imaginez-vous donc, et puis on en voyait pas nous autres !—-—Oui, mon ami, reprit M. Melfort ; mais si c’est une tentative, et qu’ils y reviennent, ils en enverront de plus fins ; et vous urrez alors vous méfier; car l’hâmeçon sera mieux caché dans l’appât.
C'est pourtant vrai, M. Melfort, dit Pierriche, que, je crois que si vous repassiezune troisième fois ce barbouillage d’ecrit, vous y trouveriez encore d’autres fautes :—Oui, mon ami, reprit M. Melfort, j'en ai passé qu’on pourrait assurément reprendre, et d’autres sans doute que je n'ai pas apperçues ; mais je vous avoue que Je suis dégouté de pénétrer plus avant dans un sujet si dégoutant.—Allons, oui, dit le Vieillard ; je dis que vous êtes comme
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un homme qui vient de peigner un enfant; vous en avez tant trouvé que vous devez être fanné d’en chercher d'autres.—Je crois que s’il savait, dit Pierriche, que vous le peignez de la sorte, il vous en chanterait de belles.—Il perdrait bien son temis, reprit M. Melfort ; car je le préviens bien que je ne lui répondrais pas un seul mot, à moins que quelque circonstance, que Je ne prévois point, ne m'y obligeassent ; autrement ce serait à ne jamais finir . .... Quant à vous, mes amis, croyezmoi, pour presque tous ces hableurs-là, un peut ordinairement juger de l'arbre par ses fruits; et puis tenez, méfiez-vous toujours de ces personnes qui (sous le nom de citoyen, &c, &c.) vous donnent des mots pour des choses, des suppositions pour des faits, de la hardiesse pour de l'esprit : de ces personnes qui sacrifent le fond à la forme, l'expérience à la théorie, le bien réel au bien imagimaire ......—Coinme Monsieur un tel vers chez nous, dit Pierriche : il aime tant à parler qu'il va qu’elquefois (surtout en fait de Religion), jusqu’à trouver à redire à ce que tout le monde admire; eton jureroit qu'il a raison: il se fie, parce qu'il a étudié, qu’on ne peut pas y répondre, nous autres. —1l y en a bien, dans notre canton, qui surement n’ont point étudié, dit le Vieillard, et qui se mélent pourtant bien de cela aussi ..,.. Et puis qui vont bien!. ..... Ca fait pitié de les entendre, et encore plus de voir que d’autres les approuvent, car c'est ce qui les entretient là-dedans. On ne sait que leur dire, car ça vous répond. .... Dieu sait comme !—Ah ! le mieux je crois, à cette heure, quand on en entendra encore qui se mêleront de faire les savants, serait de leur dire: Tenez, mon pauvre ami, vous avez une fièvre de De. Mon. :il vous faudrait un peu de AMelfort pour vous guérir. Eh! bien, dit Pierriche, je dis que si le monde savait ce que nous savons, Monsieur Roux n'y per-
drait pas, dans l'esprit du publie, d'avoir été si mal attaqué et si bien défendu.-M. De. Mon. répon: dit M. Melfort, a peut-être adopté un des principes des anciens qui disaient: Frappez.frappez toujours, Ja plaie guérira, mais la cicatrice restera.=Ah! bien, ditle Vieillard, d’un ton bien assuré, M. De, Mon. frappe si mal, qu’il ne paroitra ni plaie ni ci. catrice.—Oui, mon Grand ére, dit M. Melfort, dans l'esprit des personnes qui savent bien penser; mais qu’un autre De. Mon. attaque encore Monsieur Roux, vous entendrez dire : Tiens, tiens ! Voilà-t-il pas encore ce pauvre Monsieur Roux sur la Gazette! Mais qu'est-ce qu'il fait donc ?......Qu'estce qu’ils ont donc contre lui? ...... Tenez, mes amis, faite une comparaison: Supposez qu’un de vos enfans soit orfevre à Montréal; que plus de vingt, ou vingt-cinq ans de profession, comme Monsieur Roux dans la sienne, lui a mérité la réputation du meilleur orfèvre de Montréal. Un De Mon. d’étourdi, sorti je ne sais d’où, va mettre sur la Gazette : Monsieur un tel est un maitre ouvrier, c'est vrai : je me fais un devoir de le déclarer; mais il n’a pas travaillé pour moi comme pour les autres: j'ai sujet d’être bien mécontent de lui, &ec...... Quelque tems aprés, le second volume de cet Etourdi se permettra (tout en respectant votre fils) de mettre sur une autre Gazette quelque chose de pire encore ; alors vous verrez qu'il s'insinuera dans le public quelque soupçon contre votrefils;....,...... Vous entendrez dire dans le monde : Tiens, tiens! Voyez-vous?.,.. Monsieur un tel qui passait pour si honnète-homme !.…. Ah! Mais, mais! .... Regardez-donc .... Demandez-moi donc, un peu, à qui se fier, à cette beure!..... Et puis, mes anis, continua M. Melfort, en soupirant, demandez alors à votre cœur et à vos sentimens ce qu’ils éprouveront . ...... Monsieur Melfort parut ici très-affecté : 1l se le-
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va;et (envisageant sans doute les suites de ces hardiesses), comme s’il eut parlé à tous ses compatriotes, (qu'en vertu de ses invariables principes d'honnête-homme, :1l voudrait prévenir contre tout dans er de séduction,) Canadiens, dit-il, en s’avançant entement vers le fond de la salle: heureux peuple que nous sommes; nous qui depuis une trentaine d'années jouissons d’un bonheur qui n’est troublé, pour ainsi dire, que par le récit de ce que souffrent presque tous les autres peuples ; notre situation sur le Glebe, dans ces siècles d’orages, paroit être une faveur de la nature ; la Providence semble ue nous avoir fait passer sous une puissance étrangére que pour nous préserver des horreurs de la révolution eu nes ...... Puis se tournant vers la compagnie : Mes amis, leur dit-il, d’un ton p£nétrant, nous qui jouissons d’une constitution qui en faisant notre bonheur, fait l’admiration des étrangers : nous à qui on dirait que le Ciel a pris plaisir de nous choisir lui-même nos Loix Criminelles, et nos Loix Civiles chez les peuples les
lus célèbres : nous qui aujourd’hui, dans notre Noble Gouverneur, avons l'honneur de voir vivre et résider au milieu de nous, un des célébres personnages de l'Europe et de toute la 1erre: combien serions-nous coupables aux yeux de tout l'Univers, si nous, qui pouvons nous flatter d’être les dignes descendans de ces hommes d’une inviolable fidélité aux différentes Puissances qui les ont gouvernés, nous prêtions l’oreille à une voix étrangère et jalouse de notre bonheur! Pourroit-il se trouver ap tout le peuple Canadien, un seul individu capable, même pour un instant, d’avoir l'idée de changer un si heureux sort, sur de vagues promesses qui tout au plus pouvaient éblouir les yeux des premiers malheureux qui en ont été les dupes, mais qui ne méritent plus aujourd’hut que le souverain mépris de ceux qui ont des sentimens de Religion, des principes d'honneur? ..... Enfe
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