II. Arrivons au prétendu voyage de M. Queylus, en
Le P. de Gharlevoix raconte, à la date de 1659 : « Il y avait deux ans que ce séminaire (Saint-Sulpice) avait acquis tous les droits des premiers propriétaires de cette
(1) P. 45 du Mémoire, note.
(2) A la p. 45, même note, M. Gosselin dit : « Grâce à l'influence du cardinal Bagni, (et non Gagni, comme écrit le P. de Rochemonteix), ci-devant nonce à Paris. » Il a oublié d'ajouter qu'à la p. 269 du même T. II, j'avais écrit : « Le nonce du Saint Siège à Paris, Mgr Bagni. » Simple distraction de sa part ! — Ceux qui ont fait leurs études classiques, savent que Mgr de Harlay de Champvallon n'est pas un Harlay de Champollion. (T. II, p. 208).
île (Montréal). Plusieurs années auparavant (avant 4657), M. l'abbé de Quélus était venu à Québec, muni d'une provision de grand-vicaire de l'archevêque de Rouen ; mais comme la juridiction de ce prélat sur la Nouvelle- France n'était fondée sur aucun titre, et que les évêques de Nantes et de La Rochelle avaient les mêmes prétentions que lui, l'abbé de Quélus ne fut point reconnu en qualité de grand-vicaire, et s'en retourna en France. Il revint en 4657 avec des députés du séminaire de Saint- Sulpice (1). »
Or, dans mon travail, Les Jésuites et la Nouvelle- France, après avoir rapporté la plus grande partie de ce passage, j'ai ajouté, T. II, p. 205 : « Ceci se passait ew 4644. Plus loin, p. 243, je disais: V abbé de Quei/lus était venu à Québec \ers 4644.
M. Gosselin cite, p. 54: Ceci se passait en 4644. 11 ne dit rien — est-ce un oubli ? — de vers 4644 (2).
Bref, le passage cité plus haut du P. de Charlevoix et ce que j'ai dit à la page 205 ne sont pas du goût de M. l'abbé. A ses yeux, le maître (il appelle ainsi le P. de Gharlevoix) (3) et le disciple sont en fort mauvaise posture, mais pour des raisons différentes. Il voit dans le voyage de M. de Queylus fixé par le disciple à 4644 — ou vers 1644 — le point de départ de toute une thèse (4) sur l'indépendance de l'église du Canada à cette époque (5).
(1) Histoire de la Nouvelle-France, T. Ie', p. 340.
(2) M. Gosselin m'accuse d'avoir fixé sans broncher la date de 1644; il voit que j'ai légèrement bronché.
C'est, suivant ses habitudes, forcer les choses et en faire sortir ce qui n'y est pas. N'importe : il voit ou veut voir une thèse, il faut la démolir, et, pour cela, il est de bonne guerre d'attaquer d'abord Gharlevoix, et il l'attaque.
Il écrit, a son tour, sans broncher : « Ce prétendu voyage (rapporté par Charlevoix) que M. de Queylus aurait fait plusieurs années avant 1657 n'a jamais eu lieu (1). »
Voilà qui est net !
Charlevoix, il est vrai, c'est l'abbé lui-même qui le raconte, a passé quatre ans en Canada, de 1705 à 1709, et « il y a recueilli les matériaux avec lesquels il écrira plus tard son histoire... Ces matériaux se composent de documents écrits, soit inédits, soit déjà publiés, ainsi que d'un grand nombre de témoignages précieux recueillis des contemporains qui avaient assisté aux événements ou les avaient entendu raconter par les témoins oculaires (2)... Il parle évidemment de M. de Queylus d'après les témoignages des contemporains qui l'avaient connu, et dont plusieurs vivaient encore de son temps, comme, par exemple, Mgr de Laval (3). »
A ces renseignements parfaitement exacts, M. Gosselin oublie — est-ce encore un oubli ? — d'ajouter que Charlevoix a eu, en outre, à sa disposition la correspondance intime des missionnaires du Canada avec les Jésuites de France et le Général de la Compagnie.
Eh bien ! l'historien de la Nouvelle-France, muni de
tous ces documents, a relaté le voyage de l'abbé de Queylus et l'a placé plusieurs années avant 1657. Cependant, d'après M. Gosselin, ce prétendu voyage ria pas eu lieu. Pourquoi ? Parce qu' « il n'en est question nulle part dans aucun document du temps (les connaît-il tous, et tous sont-ils connus?), ni à Québec, ni à Montréal, ni dans les archives des Jésuites, ni dans celles des Sulpiciens (1). » Et puis, « M. de Queylus ayant fait le voyage de France au Canada, en 1657, 1661 et 1668 (sans compter celui de plusieurs années avant 1657), il était facile, à soixante ans de distance, de confondre les dates et de mêler un peu les circonstances des événements (2). »
A-t-on confondu? A-t-on mêlé? Mgr de Laval, qui avait connu à ses dépens M. de Queylus, a-t-il fait aussi confusion ? Charlevoix ne possédait-il pas un document écrit, qui ne serait pas parvenu jusqu'à nous, ou qui nous serait encore inconnu? M. Gosselin est-il plus documenté que lui, et, à 240 ans de ce voyage, son génie clairvoyant y voit-il plus sûrement que Charlevoix, à soixante ans de distance ? Lui est-il plus facile aujourd'hui qu'à Charlevoix, au début du xvmc siècle, de ne pas confondre les dates, de ne pas mêler un peu les circonstances des événements? Autant de questions, indiscrètes peut-être, qui méritent une réponse.
Nous ne soutenons pas, bien entendu, que Charlevoix ne s'est jamais trompé. Tout le inonde peut errer ; et, quand nous disons tout le monde, nous mettons en tête l'auteur de l'histoire : Les Jésuites et la Nouvelle-France
au xvna siècle. Nous avons même le regret de ne pas excepter l'historien de Mgr de Laval. Nous l'avons montré dans notre travail sur le Canada ; indè irœ, croyonsnous. Seulement, quand on signale une erreur importante dans un historien de la valeur de Charlevoix, encore faut-il la prouver et la bien prouver.
M. Gosselin avoue cependant que « d'après M. Faillon, Charlevoix aurait mis à contribution un mémoire anonyme écrit lorsque Mgr de Saint- V aller était prisonnier en Angleterre, C. A. D. plus de soixante ans après la fondation de Montréal ; » et c'est ce mémoire, ajoute M. Gosselin, qui l'aurait induit en erreur au sujet du prétendu voyage de M. de Queylus (1).
La réflexion de l'abbé ne laisse pas que d'être louche (expression adoucie), puisqu'il dit immédiatement après: « Charlevoix, dans le passage que nous venons de citer, ne mentionne pas du tout le document en question, en supposant qu'il existe (2). »
Que de choses il y aurait encore à dire pour la justification de Charlevoix ! Mais il faut se borner.
Quel intérêt peut donc avoir M. Gosselin à nier le voyage de M. de Queylus? Lui-même nous l'apprend: « Le témoignage de Charlevoix n'est nullement probant ; et cependant le P. de Rochemonteix d'établir là-dessus toute une thèse (3). » Tout est là : le P. de Rochemonteix a établi une thèse sur ce voyage ; affirmons que ce voyage n'a jamais existé, et adieu la thèse î
(1) PP. 52 et 53.
D'abord, de thèse, il n'y en a pas ; ou, s'il y en a une, ce n'est pas celle que suppose l'imagination de l'abbé. Elle est moins compliquée, importante toutefois; car, pour nous, la réception faite par le Supérieur de la mission à M. de Queylus, à son premier voyage au Canada, et l'échec de sa candidature à l'épiscopat de Québec, expliquent ses antipathies à l'égard des Jésuites et la guerre qu'il leur déclara plus tard, à son retour dans la Nouvelle-France, en compagnie des Sulpiciens. Pas d'autre thèse.
Mais pourquoi avons-nons placé ce voyage en 1644 ou vers 1644 ? Charlevoix ne fixe aucune date ; il se contente d'affirmer qu'il eut \\q\\ plusieurs années avant 1657. Nous avons cherché à préciser cette date. La mettre après 1645, il ne fallait pas y songer : en effet, le Journal des Jésuites , qui s'ouvre vers le milieu de cette année, aurait noté ce voyage, dont l'importance n'échappe à personne, et il n'en parle pas. Sa place était donc indiquée vers 4644 (1). Si cependant, M. Gosselin découvre jamais une pièce fixant une autre date d'une façon définitive, nous l'en féliciterons volontiers.
III. Quelques mots, avant de terminer, sur les parties du Mémoire qui n'ont aucun rapport avec les voyages de 1644 et de 1660. C'est, sans doute, pour se donner le plaisir de toucher un peu k tout, que M. Gosselin a inti-
(1) Nous répétons ici ce que nous avons dit dans notre histoire, T. II, p. 213 : Vers 1644. Si M. Gosselin tient à faire partir M. de Queylus pour le Canada, après son ordination (15 avril 1645), notre texte ne s'y oppose pas. M. de Queylus, né en 1612, avait alors 33 ans.
tulé son travail : observations à propos de.... Il a si bien usé de la latitude que lui donne cet à propos, que le sujet du Mémoire est à peu près perdu de vue. C'est uniquement par euphémisme que nous avons dit, à la première page, qu'on le réduirait de moitié, en supprimant les hors-d'œuvre. A cette réduction, il aurait certainement gagné en ordre, en suite, en unité. J'exprime ma manière de voir, car, après tout, chacun est libre de donner à l'expression de sa pensée la forme qu'il veut, et, le plus souvent, il donne celle qu'il peut.
Dans le cas présent, la suppression des hors-d'œuvre n'aurait-elie pas gêné M. Gosselin, dérangé ses petits plans? 11 n'est pas nécessaire de faire un grand effort d'imagination pour deviner que les voyages de 1644 et de 1660 sont un simple cadre. Heureuse invention que ce cadre ! Nous ne le nions pas. Il a permis à l'inventeur d'y enfermer un tableau des plus variés, aux scènes les plus disparates.
On y voit de tout sur ce tableau ! A propos du P. Le Jeune et de M. de Queylus, à propos du voyage de 1660 et du prétendu voyage de 1644, on voit d'abord des choses inutiles, comme la plus grande partie de la lettre de M. Toussaint Guenet, et près de 60 lignes sur 70 environ de la lettre de M. Cramoisy, sans compter les notes abondantes et les réflexions (1). On voit ensuite défiler, les uns après les autres, beaucoup d'événements de cette époque. C'est un vrai Cinématoscope .
M. Gosselin parle donc, dans ce Mémoire, et du voyage
(i) PP. 39, 40, 41, 42, 43, 44.
de M. de Queylus à Rome (1), et de la lettre de Mgr de Laval écrite le 13 juin 1660 à la propagande (2), et de sa déclaration du 3 août signée par les prêtres séculiers du Canada, par laquelle ils reconnaissent la juridiction de IVvcque de Pétrée à l'exclusion de touie autre (3), et de la publication, par tous le pays, de la lettre du Roi au gouverneur, M. d'Argenson, en date du 14 mai 1659, reconnaissant officiellement l'autorité du vicaire apostolique (4). Le but est de nous apprendre que tout cela — à l'exception du voyage à Rome de M. de Queylus — s'est fait probablement (!) sur la recommandation ou à l'instigation du P. Le Jeune (o;.
M. Gosseliu parle encore, dans le Mémoire, et de l'interdiction de M. de Queylus (6), et de son retour en France, en 1661, par ordre de M. d'Avaugour, successeur de M. d'Argenson (7), et du voyage en France, en 1661, de M. Pierre Boucher, gouverneur de T rois- Rivières, ainsi que de l'accueil qu'il reçut à la Cour (8), et du retour à Trois-Rivièrcs du même M. Boucher, en 1662(9), et du voyage en France, en 1662, de Mgr de Laval, accompagné du P. Ragueneau (10), et de l'envoi de troupes au Canada, en 1662, sous les ordres de M. Du-
ii tbid.
;, Ibid.
(6) Ibid.
('.M Ibid.
(10) Ibid.
mont (1), et de l'arrivée de soldats à Québec, en 1665, sous le commandement de M. de Tracy (2). Tous ces voyages, très connus, du Canada en France et de France en Canada, se succèdent comme une table de matières.
M. Gosselin parle enfin, dans le Mémoire, des relations outre les Jésuites de la Nouvelle-France et l'archevêque de Rouen au sujet de la juridiction spirituelle de ce dernier (3). Et là, on apprend que « ce sont les Jésuites, et non les Sulpiciens, qui les premiers ont reconnu la juridiction de Rouen (4) », — le premier voyage de M. de Queylus, quelle qu'en soit la date , prouve le contraire — ; que les « Associés de Montréal ont demandé à Rome, et non pas à Rouen (?), les pouvoirs nécessaires pour les missionnaires qu'ils se proposent d'envoyer dans leur colonie (5) ». Là aussi, on apprend que les Lazaristes avaient, à Madagascar , des pouvoirs analogues à ceux des Jésuites au Canada (6).
Ces hors-d'œuvre — nous en passons — sont émaillés de réflexions et de critiques qui ne pèchent ni par trop de bienveillance, ni par trop de justice, ça se conçoit. Des traits, inoffensifs du reste, sont décochés, par-ci par-là, à l'auteur de l'histoire : Les Jésuites et la Nouvelle France. Tout cela a peu d'importance.
Ce qui en a plus, pas pour moi, mais pour M. l'abbé, c'est le hors-d'œuvre qui remplit, ou à peu près, les
(2) Ibid.
(5) Ibid.
(6) P. 55, note.
pages 48. 49, oO et 51. Il y a là des aveux d'historien, précieux à retenir.
On y voit d'abord que l'auteur de l'histoire Les Jésuites et la Xouvelle-Franee , « arrache d'une main un peu brutale l'auréole dont la tradition entourait jusqu'à présent la figure des anciens missionnaires, cette figure rayonnant à travers deux siècles et paraissant si vénérable (1). » Sait-on pourquoi cet auteur a commis cet attentat sacrilège? Il a dit en parlant du P. Le Jeune : « Moins doux que ferme, il ne sut pas assez mélanger dans une juste mesure ces deux éléments constitutifs d'un parfait gouvernement : la force et la suavité. » Il est vi'ai que « des qualités de premier ordre rachetaient ce défaut (2) ». — 11 a dit encore du P. Chaumonot qu'il était simple, timide, d'une intelligence peu cultivée, d'un caractère où ne se distinguait rien de saillant : mais que,
sous l'influence agissante de la grâce et par la pratique austère des plus hautes vertus, il était devenu une des plus belles figures de l'Église du Canada ï>. Le P. Chaumonot rappelle les apôtres, l'action triomphante du Christ sur ces âmes d'élite, peu goûtées du monde superficie] et vaniteux. De nos jours, le prêtre qui se rapproche le plus de l'apôtre des Hurons, c'est le curé d'Ars. Mais il paraît, d'après le Mémoire, que ce type de sainteté n'est plus digne de l'auréole des confesseurs.
M. Gosselin fait bien de noter mes aveux (M sur le rôle que h' P. Ragueneau a joué au Conseil souverain, .le
(2) Let Jésuite* <i /</ Nouvelle FrancetT. 11. p 200. (3J P. 50.
suis, en effet, de l'avis de ses confrères, qu'il s'est trop mêlé des choses politiques , de l'administration civile et des intérêts matériels des colons (d). Ce que l'abbé n'a pas ajouté — il ne faut pas tout demander à sa loyauté — c'est que la conduite du P. Ragueneau étant blâmée et condamnée par les autres missionnaires, on ne pouvait faire peser sur la Compagnie de Jésus au Canada la faute reprochée à un seul. Le P. Ragueneau, comme nous l'avons fait remarquer au même endroit, n'en reste pas moins un religieux exemplaire, un zélé missionnaire.
Pour sa consolation — l'abbé sera bien aise de cet autre aveu — je lui avouerai que les nombreuses lettres de félicitations, reçues de mes frères en religion, ne m'ont jamais conseillé de demander à qui de droit l'absolution de Y attentat sacrilège, que son culte touchant pour les anciens Jésuites du Canada me signale avec une si tendre charité. Jusqu'ici, je n'en connais pas un seul parmi eux qui ait la pensée de faire ce travail utile et intéressant, qu'on pourrait intituler : « Les Jésuites de la Nouvelle-France au xvnc siècle vengés des indiscrétions <Xim Jésuite fin de siècle (2). » M. Gosselin, qui propose ce beau sujet d'histoire, sans doute dans l'intérêt unique de la vérité, pourrait se charger lui-même de le traiter.
Les Jésuites, à mon humble avis, sont bien impropres à ce travail. 11 y faut tant de souplesse d'esprit, de variété de talent ! Et puis, ont-ils de l'histoire la même conception que l'abbé? Ne seraient-ils pas, hélas! comme celui qui écrit ces lignes, fin de siècle? Et, Jésuites fin de
(1) Les Jésuites et la Nouvelle-France, T. Il, p. 183.
(2) P. 51 du Mémoire.
siècle, De sont-ils pas capables de croire que le devoir de l'historien n'est pas de toujours taire quand même les défauts du héros dont il écrit la vie, d'en louer à outrance, sans mesure, ad satietatem, les qualités morales et intellectuelles, la sainteté, les œuvres, toutes les paroles, toutes les démarches ? Ne poussent-ils pas peut-être le mauvais goût jusqu'à se figurer que la Vie de Mgr de Laval, par M. Auguste Gosselin, n'est pas le modèle du genre, qu'on peut être historien sans être panégyriste? Nous sommes sur une pente glissante : arrêtonsnous.
Un dernier mot. Dans l'Histoire du Canada au xvue siècle, nous avons reproduit beaucoup de pièces inédites, soit dans le courant de l'ouvrage, soit aux Pièces justificatives. M. Gosselin les apprécie dans quelques lignes, où déborde une sainte indignation : « On (l'auteur de Les Jésuites et la Nouvelle-France) exhume aujourd'hui de la poussière des archives, où la sagesse des supérieurs les laissait dormir depuis des siècles, des papiers de famille qui peuvent intéresser la curiosité et même servir à l'histoire. Mais croit-on que ces documents inédits ont une valeur historique incontestable? Les témoignages de «es pères les uns contre les autres (!) adressés confidentiellement à leur Supérieur général, sont- ils parfaitement exempts de toute haine, de jalousie et d'envie? Ont-ils ces caractères de désintéressement et d'impartialité qu'on exige d'un bon témoignage historique (1)? »
Immédiatement après, l'abbé écrit : « Les anciens
missionnaires du Canada, en général, étaient des hommes de Dieu (1). »
Ces hommes de Dieu à cette époque, ceux-là mêmes qui renseignaient le Général, s'appellent Le Jeune, Vimont, Pijart, Le Mercier, de Quen, Ragueneau, Lalemant, Poncet, Druillètes. Et ces hommes de Dieu sont haineux, jaloux, envieux, intéressés, partiaux et le reste (2).
M. Gosselin, qui n'est pas fin de siècle, rCarrache-t-il pas d'une main un peu brutale V auréole dont la tradition entourait jusqu'à présent la figure de ces anciens missionnaires, dont il se constitue, on ne voit pas trop comment, le généreux et aimable défenseur ?
Bien affectueusement dévoué,