‹ Réponse à une adresse de l'Assemblée législative, demandant copie des documents concernant l'enquête sur la conduite de C.E. Belle, écuyer, agent d'immigration, à Montréal [microforme]Chapitre 44 sur 111 · MÊ · texte numérisé non relu

MÊ

lorsque je sui^ arrivé à l'o«no

Jeparle des chose, ,.„ """"■''""■'•^^A deux battante.

i-cij^iqiîe. La maison

lans le

courant

ei me dit, qu'il

îiumeaceiuent Qs l'asile des toiue. Je suis 1 22 d'octobre ' et cinquante taient requis, deux piastres

elques immitlans un état ne prétends ime, ou h sa ordres de M.

asses. Il y tUi bureau :

îouverts de mmigi-ants > à coucher ^ avait des

et Mm. de 'is autant

encement ïnnu, que iou, là où malsaine.

Il second battants.

^é. Ces i'^'antles et Mme îupé par maison

ctaS,renrs;itlT ^*"^^\^"ti^ les mansardes, dans lesquelles il y a trois etc irravl d^^^^ immigrante et deux autres pour y mettre le linge,

était garnie de la même mamère que celles des étages inférieurs.

des ^tvTc^ratrnl^^""^^^^^^^ "'^ P«" ™«"ï«"r« <!»« ceux

llr^uTaûTvor.f ? ^*"^^"^f^«^^•5«^ ^"'^ familles des immigrants que ion voulait tavoriser d'une manière spéciale.

une courue tt^?ni''^t''"î' " ^ '''"^' ""^ ^^^^'"^^^ ^ ^«"«^' "« ?««* «^lo^,

SZ^lZl.MTT'f' '" trouva dans ime condition tolérable. Mais depms quelle a été placée sous ses soins, elle est devenue de dIus en

engagés à l'asile furent renvoyés par leurs patrons, parce qu'on ne voulait pas les garder ainsi couverts de vermine. » i -* ^e U" on ne voulait

Je puis mentionner ici le nom de M. James Croyle, employé. Je ne me rappelle pas d'autres noms dans le moment.

malptpttéTelriTai^r^^'^^^^^^^^

tond de la cour, à neuf ou douze pieds de la maison. Ils étaient nresn ne

ceTe": t:Zt'd'^'^^^^^r ^^ '*^" ^^^P '''^''^ ^-- une ttlZi'de Pt fZ^' / Z- T' ''^ '^^"'^' '''''' I'''*^'*^^' ^i«" étroite, pour les femmes et une autre partie, plus misérable encore, pour les hommes

Je ne suis point retourné à l'asile depuis que j'en suis parti vers la fin

les premiers joui-s de mon engagement, je venais à neuf heures du matin et je retournais à six heures du soir.

mh^Ztrf'''^^'^ ''''''°^' ^'' immigrants; quelquefois jusqu'à 8, 9 et 10 heures du soir, selon que les circonstances l'exigeaient. Le nombre de mes heures de travail augmenta, de sorte que je devais trava^llerTepuis 6 heures du matin jusqu'à dix houi^s et demie di soir. Je demeurai dan la maison avec ma famille, depuis le commencement de sep^m^è iusou'à mon départ, ou environ deux mois, autant que je puis m'en souvenir!

La chambre pour se laver était trop potito, constamment malpropre et

nîZ!; r' r"" "' r^'^'-''- ^^ ^^^ '•-^^^^^"^ ^^'^^^^ entendu faire des plaïutes tous les jours à ce sujet. J'en donnais communication à M. Belle Ces nlnu.te. étaient ordinairement faites par rapport aux chambres à

La maison était vieillR mo.-o de tenir les chambres p^Z ^a ^T" T'^*^'""' '' " ^'^'^ Po««ibIe trouvait une centaine d'LSant^ Tn? ^'''' f ^"^'^'^^ ^««^"'« «'y était de 125 à 150. "^é>rauts. Le plus grand nombre que j'y ai vu,

Aussitôt qu'im char n» „v .

signalé par le télégraphe, rlravIriu^^^T '" ^^^^^ ^^-^ ou au quai, pour les recevoir- ^7.%? T'' ^^^'^ ^^^i^ ^ la gare devaient arriver qu'après TesIUTureH ''' '' '^ ^--igrantf ne tenus d'aller les recevoir j ils demeura^?; T' °'"' °'^"""« P^« «'«rs »^atin. ' ^lemenraient dans la gare jusqu'au lendemain

Les immigrants et les autorités de la

'églenient

gare se plaiguaient beaucoup de

ce

-.«de .a nui, et d-aller ,es J^ïï:'.!!^":!™ """"""■ -""■■ 'o

Je devais aller les rec«voiV a „,• t.

Plaig,.aieut de ces rt^I: ' "'""^ <* "'••""''• I*« ™»>i«mnts se

M. Bene d'aller recevoir les h"u^™ur* t" VT"™ '""'' ""''•'■ •''«m» 4 mes oStes. "umigrauts à toute heure de la nuit, il accepta

^ la tenue de la ilpropre.

l était possible 5e lorsqu'il s'y î que j'y ai vu,

ttigrants était adre à la gare nmigrants ne ions pas alors an lendemain

aucoup de ce

gare, à leur îile.

immigrants iper pour le

Qigrants se

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J'offris à

il accepta

Les immigrants se plaignaient sans cesse d'être ainsi laissés à la gare dmant la nuit, après avoir voyagé dans les wagons pendant 15 ou 20 heures.

Les immigi'ants étaient conduits à l'asile aussitôt après leur arrivée, et je les recevais de la manière la plus cordiale possible. J'inscrivais d'abord leurs noms dans un livre tenu à cet effet, et je les envoyais à la chambre des bains pour s'y laver. Ce bain ne répondait pas au but que l'on s'était proposé.— Généralement parlant, M. Belle n'était jamais présent à l'arrivée des immigrants. Il venait ordinairement de midi à deux heures. Si, durant cet intervalle un convoi d'immigrants était annoncé, il restait plus longtemps. Bien des fois M. Belle revint au Bureau, quand je l'informais qu'un convoi était attendu le soir.

Le déjeuner était généralement servi entre sept et huit heures du matin ; lo dîner depuis midi à une heure ; et le souper, depuis six à 7 heures du soir. La chambre à dîner ne pouvait contenir que 25 personnes. On sem-ait les repas aux immigrants au fur et à mesure qu'ils se présentaient. L'asile fournissait la nourriture. Le matin, on servait de très mauvais café avec du pain et du beurre. Le pain était bien bon et le beurre quelquefois assez bon, et d'autres fois très mauvais. On faisait des plaintes nombreuses à ce sujet, (]ue je communiquais à M. Belle.

Le dîner consistait en soupe, composée de bouillon, de choux, de pommes de terre et de bœuf bouillis ensemble dans un chaudron. C'était le dîner invariable de tous les jours. Le bœuf était bon, mais trop cuit, de manière à être réduit en miettes; ceci était dû à la cuisinière, qiù ne (innaissait pas son métier ; cette soupe était assez abondante pour satisfaire l'appétit de tout le monde. Chaque immigrant en avait une assiettée.

Le souper se composait de pain, de beurre et de café, et quelquefois, pour foire diversion, on servait une fricassée, foite avec les restes de la viande du dhier cuite de nouveau. Le thé et le café étaient trèsmauvais et de la dernière qualité.

la gare et lu soir, et 'uvoyer à avoir été

Les assiettes, les couteaux et les fourchettes, n'étaient jamais nettoyés. La soupe elle-même était faite dans des chaudrons malpropres. Par exemple,, on se servait pour mettre les pommes de terre pelées, des seaux destinés à recevoir les eaux des chambres à coucher. Je me plaignis de ceci d'une manière spéciale à M. Belle. Il me répondit ; " Oh ! ceci peut ai-river quelquefois."

l'a cause de la dimonn^. .

tre et demie parZTLoZ "'^''' 'ï"" '"*'" salaire oXJe d"' ^'^'"-

' ^^ ^^ P^"'^ passait à travers le

Jules servantes Jeur aidaient

^ercice de mes apport à autre

^f (depuis un i nomination de salaire de fln. Oepend'une piasuoi il ne me qu'il avait à ie lui fis oblu-eux, livré isnionaugidant il ne "e des deux > depuis le ransaction paya plus s dures, et ore six semelle de la u ne poumaison. "

toit et obligeait ceux qui se couchaient à chercher un ^te ailleurs Ceci s est passé sous mes yeux et sous ceux de M. Belle. On fit plus tard des réparations à ce toit, sur les ordres de M. Belle

que

Cette construction étant en simple charpente, ne pouvait être utilisée diu-ant l'été, et se trouvait placée trop nrès des lienv H'«ifiPr,n«

Et le témoin a signé.

HANS MULLEE.

L'enquête est renvoyée au lendemain, mardi, le vingt-cinquième jour de févner courant, à 2 h. P. M. oh jum uc

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