QUIN
-ANC, issaire.
midi
Pkésent :
CHARLES A. LEBLANC C. B
Commissaire.
Paul J{ic(iuiu, Peintre, de la Cité de Montréal, étant dûment assei-raenté, dépose et dit : Je suis Français, je suis à Montréal, depuis le douze août dernier, où Je suis arrivé avec mon épouse, ^ l'Emigration.
A. M. MoNK.
J'ai trouvé la maison d'Emigration de Moiuréal, en très mauvais état parcoqu'avec ce que l'uu avait dans l'établissement, on pouvait faire bien • mais l'établissement était mal (Urigé. J'y suis demeuré environ quinze jours. Il y a dans l'établissement, deux chambres pour les hommes pour coucher, dont l'une est humide et sur la terre, sur le devant de la bâtisse et et une autre sur l'arrière, dans le même état. '
II manquait des carreaux uux châssis. Les lits étaient très mauvais Ils se composaient d'une simple paillasse, couverte de vermine.
Qant à la cuisine c'était tmijours la mcmie chose ; nous avions toujours (hi bouilli, c'était assez bien bouilli, mais cela devenait fatiguant de toujours avoir la ratlme chose. On aurait pu donner un jour ou deux du rAti et le reste aurait pu passer.
Il n'y avait qu'une chambre pour se laver et qu'une serviette très sale Je n'ai jamais vu de savon dans cette chambre.
J'ai vu M. Belle seulement deux fois à la maison d'Emigration.
La maiscm n'est pas convenable pour une maison d'Emigration.
A. M. St. PiKRUE.
M. Belle inspirait de la terreur à ses employés, mais non à nous. Il adressait la parole d'une manière hautaine.
Il ! ' !
Transquestimné.
Par M. Belle.
ÇmcsWoh.— A part les boutons de l'inhif n.,^ ne portez-vous pas l'uniforme de Ta Co^eT '""*'' "maintenant,
Itéponse.-Nou je ne l'ai jamais porté.
Le témoin clôt ici sa déposition qu'il déclare vmi. signé, ^ luiiueciare vraie, y persiste et a