‹ Réponse à une adresse de l'Assemblée législative, demandant copie des documents concernant l'enquête sur la conduite de C.E. Belle, écuyer, agent d'immigration, à Montréal [microforme]Chapitre 63 sur 111 · BLANC · texte numérisé non relu

BLANC

Ce dix-neuf mars, mil huit cent soixante-treize, à trois heures et demie de l'après raidi.

PnéSRNT ;

CHARLES A. LEBLANC, C. R

Commùmire,

Oyr. Loignon, barbier, de la cité de Montréal, étant dûment assermenté dépose et dit : '

Je suis arrivé à Montréal, le 7 septembre dernier, avec ma femme et deux enfants, à la maison des Emigrants, rue St. Antoine. Je suis français. Je suis resté à la maison d'émigration, depuis le samedi, joiu- de mon anivée, jusqu'au mardi suivant.

A M. Monk.

A notre arrivée à la maison d'émigration, on nous a donné de l'eau chaude qui était un peu rousses et non sucrée. (On nous disft'^^ que c'était du thé,) et des tranches de i)ain, sur lesquelles il y avait un : le beurre. J'ai demandé h faire cuire des œufs pour mes enfants et la cuis, ve me l'a refusé, alléguant que M. Belle ne voulait pas que personne entrai dans la cuisine. J'avais acheté les œufs moi-même. Le lendemain j'ai demandé h faire cuire un beefsteak que j'avais acheté pour mes enfants et on m'a de même refusé de le laisser cuire à la cuisine. C'était la cmsinière qui me refusait cela.

J'ai quitté la maison parce que j'étais couché salement et que la nourriture était méchante. Ma femme était obligée découcher avec ses enfants, sur une paillasse n'ayant pas de couvertures, ni de draps. Moi et d'autres nous étions obligés de coucher dans un hangard, savoir : une bâtisse qui était en amèrede la maison, là où il y avait des lits disposés comme pour des troupiers. Les lits étaient très sales.

M. Belle était groHsiev et lulojait tout le

monde.

J'ai puilé pliisieuns fois jï \r n»ii.

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