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'Ommissmre.
Le même jour, lundi, le 24 mars 1873.
Isidore Perrot, chimiste, de la cité de Montréal, étant dûment asser mente dépose et dit : Je suis âgé de trente-cinq an Je «^7^1^ Dépai^ement de Yonne. Je suis arrivé à Montréal, le 2 ou le S^julll^ denjiet Je suis arrivé seul. J'avais alors laissé ma femme en France Je ai fait revenir ici, depuis lors. En arrivant à, Montréal, je suis descendu à la maison d'émigration où je suis demeuré à peu près quinze jours!
ru.Jl^. ^*^ ^ ^^" ^'^' '^'"''^•' •"" '^'^■^"^* j^"''^' ^^a°<^ de trouver un local pour y exercer mon emploi.
A M. MoNK.
La nourriture, dans l'établissement, était excessivement mauvaise Le matin noiis avions une tartine de pain (sur laquelle on avait fait semblant de mettre du buerre,) du café, ou du thé, sans sucre ; à midi, n peu de
irhtCd^tt'Ir " ''■'' ™1 ''''^'''- ^- P---- -^"« a'ien la cnance dêtie mieux servis que les autres; les derniers n'avaient souvent
mais mal prépaiée. Nous avions du pain, suffisamment. Je me suis aneren
SLr.tcSr "''^'■'^"-"'''"'™' -'"■ "•-' "- -' ^"^^^z
L^s chambres à coucher c'était quelque cho«e dépouvantables C'était verlt! "' ™""~' '"^'»"'»^ e.<^ivemenLales et pfail d*
Taudis que j'étais à la maisou d'émigiation, Je me suis plaint" à M
pour tous pendant huit jours et était excessivement sale.
Le lendemain du jour où je suis arrivé de Québec, pour la deuxième fois (car J'y étais retoumé pour allev chercher mes bagages,) enltm^t par le corridor qui donne sur la cour, j'ai vu M Belle qui^te^nai la ma ^de Mademoiselle Léonie Barrette dans la sienne, et son autre main était su^ épaule de^Mademoiselle Léonie Ban^tte. J'ai remarqué que M. Belle étl^ beaucoup plus poli pour les .lames, que pour les hommes. Il tutoya t piesipie tout le monde et leur parlait très grossièrement.
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ÏÏnl- ? demanda s'ils avaient trouvé de l'ouvrage. Us lui
SE^TTr'-'T.'* ^"'^'"^ n'en trouvaient pas, ils partirent po^ âu'il falty^'' v/'- ?^'""''"' ^**ï"'"« n'avaient pas le droit de man^e^ qu 1 fallai qu'ils se lèvent de table et qu'ils partent immédiatement Ce^
Ss-UnT'"'' "' '" '^"^ "^" ^* ^^"* ^'^ '« -^-« soir pot ^2
trait^?à"'Zr' "T °?"' P'^^^*^''' ^ ^- ^«"« ^"« °«"« é«°n« bien traitas à Québec, et mal ici, M. Belle nous a répondu qu'à Québec les
on ne finirait plus de leur donner. '
les mêrJZt''""' ''^*^'' ^" ""^"^^ '^"^ ' P«"^ '«« ^">« «* P«"^" ïe« «"très, les mêmes scènes se renouvellaieut.
de naV""''' "^T ^^^^"^^ ^^"^**^ "'^ ^^ 'i"* ^- B«"e lui avait défendu PonTnn r-^' '"''"^^'' J'^^ '^P*^"^" ^"« ^- B«»e était assez grand gar- Sme d IT' n'"""""^''*""' ^"^■'"^^"- ^^^^^^^^^ M. Belle m'ap^la Qu'iTfanr "^ ^ «vait assez longtemps que j'étais dans l'établissement
unemlT" ^'î"'" promettait asile et nourritui^ jusqu'à ce quej'eSL un emploie, ou du moins, jusqu'à ce que je pusse travaiUer.
^..î.^'^^'^l "'''" .^'P''"''*"' J^ '"'^ convaincu, vu le mauvais état dans lequel était tenue la maison d'émigration, que sur 500 émigrants qui sont venus, 11 y en a bien 3o0 qui sont partis pour aUer résider aux Etats-Unis.
.n^.^if"''^'^''^/''*"''^'®''* *"" *'''*'^*' ""« afflchequiles avertissait que sous 48 heures, slls n'avaient pas trouvé d'ouvrage, il leur faudrait s'en
Cette Affiche, avec le traitement que l'on avait dans l'étabUssement. ne contnbuemit pas peu à décourager et à les faire partir (les émigrants^ Ce^a aurait été tmepla^ ^oins pour les émigrants, que pour irmen-
A M. St. Pierre.
Ma femme est arrivé au Canada, le quatre septembre. EUe n'a pas été ^t'^r'' ^™^'**''*''' ^""^ l'approbation toutefois de son pèrp qui lui,
I qui étaient à ivrage. Us lui irtiraîent pour oit de manger, iatcment. Ces soir, pour les
is étions bien à Québec, les i bien nourris,
ur les autres,
vait défendu ez grand garellem'appella établissement tf. Bossagge, e que j'eusse
t dans lequel i sont venus, Unis.
(sertissait que faudrait s'en
ablissement, I émigrants.) ur les men-
Tramquvstionné.
Par M. Belle.
dnntt'^"""''*'"' T '^*'"'' '^ '^"'^ ^^ i-ecommandation de M. Bossange dont vous venez de parler î ""»»ciu|,e,
ie^/xmse.— Parfaitement. J'en suis le porteur. Çues«ion.-Voulez-vous la produire devant cette Commission î
Eéponse—Je veux bien qu'on prenne copie de la lettre- mais le n»» veux pas m'en d^^partir, parce qu'elle peut m'ôire utile. ' ^
remif^^' déjà px^seaté cette letti^ à M. Belle qui l'a lue et qui me l'a ensuite
Cette lettre est ici produite et communication avocats de M. Belle.
eu est donnée aux
ÇuestioH.-Y a-t-il eu dar^s votre atelier, des réunions contre M. Belle 1 Bépùnse. — Non.
Mé-Ezaminé.
Par M. St. Pierre.
Veuillez dire si, oui ou non, il y a eu quelque assemblée, concernant ISrr'^^'""^"' "^"' " ^ '^ ^"«^^^- '^ ^- BelCdari'
) n'a pas été èrp qiii lui,
B^onse.-n y a eu au mois de février dernier, je crois, deux assemhl*5p« dans mon atelier, d'émigrants. L'objet de ces ass;Llées&e fol^ le plamtes que nous avions à faire au gouvernement, à propos deTcon dmte que l'on avait tenue à notre égard, à la maison d'émigration C'était
A M. Belle.
Je ne puis pas dire qui a proposé ces réunions. xVous étions nlusip ensemble et tous de la même opinion.
urs
A la première réunion, il y a eu un président de nommé. C'est moi qui ai été nommé président de cette assemblée.
M 1.^ ^"^ '"'Tt' fT^^^^' 'l "'^ ^ P^' ^" ^" P^^«^^«»*- "« étaient deux, M. Boncorps et M. Le(beu, secrétaire, qui écrivaient les plaintes au. f«,i«„.^.„
lesémigranfes. Chaque émigrant signait sa plainte.
plaintes que faisaient
La Défense déclare n'avoir pas d'autre question à poser au témoin, lequel clôt ici sa déposition qu'il déclare vraie Et il a siené.
PBRROT, Fils.