‹ Réponse à une adresse de l'Assemblée législative, demandant copie des documents concernant l'enquête sur la conduite de C.E. Belle, écuyer, agent d'immigration, à Montréal [microforme]Chapitre 76 sur 111 · C. A. LEBLAJî^C · texte numérisé non relu

C. A. LEBLAJî^C

Commisiaire.

(Certifié.)

J. P. DUBEEUIL.

Secrétaw-e protempore.

Oe môme Jotir, Lundi le 24 mors 1873.

Jean Bog(>^t, tailleur de pierre, de la Cité de Montrt^al, <^tant dûment assermenté, dépose et dit. Je suis ûgé do trente aus. Je <tuiH de Ohambéry, France. (Savoie.)

Je suis arrivé au Oana<la, le sept ou le htiit octobre, dernier. Nous sommes arrivés 16 à 20 émigrants ensemble, je crois. P]n arrivant à Montréal nous sommes descendus à la maison d'émigration, moi, ma femme et mon enfant. Nous sommes arrivés le soir, entre onze heures et minuit, c'est M. Muller qui nous a reçus, en amvant.

. Le surlendemain du jour où nous sommes arrivés, nous sommes partis, quatre tailleurs de pierre ensemble. Nous avons parcouru tous les chantiers, en compagnie de M. Muller, potir tâcher d'avoir de l'ouvrage. Nous avons été refusés partout, parce qu'il n'y avait pas de pierre. San» cela, il parait qu'on aurait pu nous employer. Huit jours environ après mon arrivée, j'ai trouvé de l'ouvrage chez M. Johnson, comme tailleur de pierre tendre. J'y suis resté environ cinq semaines. Je suis demeuré à peu près huit jours après avoir trouvé de l'ouvrage, à la maison d'immigration ; mais nous avions de la peine à avoir des cartes pour manger. M. Belle, ayant averti ma femme que, vu que j'avais du travail, il fallait laisser la maison d'immigration et nous trouver un gîte ailleurs. Il ne fit pas de difficulté ce jourlà, de nous donner à dîner, mais il nous avertit, que passé ce jour-là, il n'y avait plus de carte pour nous.

Le lendemain je fus trouver M. Belle moi-même, sur le midi, le prier de nous laisser encore quelques jours à la maison, vu que je n'avais pas les moyens de louer une chambre, qu'il fallait payer le loyer d'avance, que j'étais sans meubles et sans outils. M. Belle me répondit que je pouvais rester ce jour-là, mais qu'il fallait que je parte le lendemain, qu'il arrivait d'autres émigrants, auxquels il fallait faire place. Il m'a donné ma carte cette journée-là et j'ai continué ce jour-là d'avoir mes repas.

Au bout de quinze jours que j'étais resté à l'établissement, je travaillais alors depuis huit jours.

La nourriture ne manquait pas, mais elle était mal apprêtée.

Les lits n'étaient pas propres.

Deux jours après notre arrivée, ma femme ayant trouvé de la vermine dans la tête de mon enfant, je lui dis d'ôter les draps, de prendre les nôtres qui était dans notre valise, et nous avons couché dedans nos draps, pendant le reste du temps que nous avons resté à l'émigration.

^^n'^^^Zc^^'ZTZ^'" conduisaient l'établissen^ent, elles étaient

peu^^^rur^X^^,^^^^^^^^^ ^T-^. <^- la bon,e saison,

à travailler et lorsque je tZan^ieS^' Z'' ^«*»«"«"^-»t employé à trois piastres, par jour. '"^ ^ ' ^^^°^' ^^"^ Piastres trois quarts.

Tramquestimné.

Poser^:rtéir,Ci^p:^ï:l^^^^^^^^^ «.«t aucune question à

vraie. Et il a signé ^^''' '* P^«««^ déposition, qu'il déclare

BOGBT, JEAN, C. A. LEBLANC,

,^ . Commissaire.

(Certifié.)

J. F. DUBEEUIL,

Secrétaire protempore.

5nt, elles étaient

i bonne saison, ement employé ;res trois quarts,

ne question à , qu'il déclare

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