‹ Réponse à une adresse de l'Assemblée législative, demandant copie des documents concernant l'enquête sur la conduite de C.E. Belle, écuyer, agent d'immigration, à Montréal [microforme]Chapitre 79 sur 111 · LS · texte numérisé non relu

LS

LNC,

nmtssavre.

t-quatre mars

Commissaire.

jamif C^Z^'f '"" '"''"^*' '" '' ^'^^^™^ ••^ 'J^'«i* d'interroger Ben-

c. A. LEBLANC.

(Certifié.)

J- F. DUBEEUIL,

Secrétaire prottfmpore.

Eh

22S Jeudi, le vingt-sept mars, mil huit cent soixante-treize.

Peésbnt :

OHAKLES A. LEBLANC, C. R.

Commissaire.

Marie Michel, épouse do Joseph Gasché, coidounier de la cité de Mont;réal, étant dûment assermentée, dépose et dit : Je suis âgée de trente-sept ans. Je suis à Montréal depuis le 13 juin dernier. Je suis arrivée avec mon mari, au nombre des émigiatits. A mon arrivée, nous sommes descendus à la maison d'émigration dont M. Belle était alors l'agent i)ri)icipal et M. Muller, sous-agent. Je suis demeurée trois jours à l'émigration.

A. M. Belle.

Je connais madame Parotte dont j'ai fait la connaissance à la maison d'Emigration. Après avoir laissé la maison d'émigration (cinq semaines après) j'ai vu madame Parotte, sur la rue Craig, chez un français. Elle était à faire une chemise, chez un M. Laai-ent. La dame de la maison l'avait engagée pour deux jours, vu que son mari l'avait laissée, sans moyens.

J'ai eu occasion alors, de parler avec madame Parotte, de la maison d'émigration et de M. Belle.

Nous sommes venue à parler de M. Belle. Madame Parette me dit qu'elle n'avait rien à se plaitidre de lui, qu'on avait fait courir de faux bruits sur elle et sur M. Belle, mais que tout était faux, que M. Belle, avait toujours été aussi sérieux avec elle, qu'avec tout le monde ; que, si ces bruits avaient été vrais, que M. Belle ne la laisserait pas dans la misère aujourdliui, vu que son mari l'avait quittée depuis à peu près un mois pour aller travailler sur les chemins de fer ; qu'il y avait un monsieur qui avait été assez bon et assez charitable pour la loger, par charité. Elle me dit de plus que c'était assez malheureux que sou mari la méprisât, sans qu'on vînt attaquer sa réputation avec M. Belle, que M. Belle était innocent, ainsi qu'elle, de tout ce qui s" disait. Je ue l'ai plus revue depuis.

i cité de Montde trente-sept ivt^e avec mon m descendus à )ri)icii)al et M.

on.

De à la maison [cinq semaines français. Elle de la maison ), sans moyens.

, de la maison

me dit qu'elle •aux bruits sur a\ait toujours bruits avaient /UjourdTiui, vu aller travailler ; été assez bon (lus que c'était ut attaquer sa tu'elle, de tout

J'ai compris que M. Belle avait été parfaitement réservé avec cette dame et qu'elle n'avait pas eu h se i)laindre de lui, en aucune fa^on, qu'il s'était bien comporté à son égard, comme envers tout le monde.

Cette conversation a eu lieu, au meilleur de ma connaissance, à peu près au mois d'août.

Pendant le temps que je suis demeurée à l'émigration, je n'ai eu aucune raison de me plaindre de l'établissement. Je n'ai pas eu à me plaindre de l'établissement. Je n'ai pas eu à me plaindre de la propreté de la maison, ni de la nourriture. M. Jean de Milleneuve était alors le gardien de la maison. Sa dame faisait la cuisine. La maison était toujours nette.

Depuis ma sortie do l'émigration, j'y suis retoiu-née très souvent. J'ai eu souvent l'occasion de visiter le haut et le bas de la maison, depuis que madame Barrette la tient.

Je ne trouve pas que la maison soit mal tenue. Impossible d(^ la tenir plus propre, vu (lu'il y va beaucoup de monde.

Le plancher est très propre et est lavé deux ou trois fois par semaine. J'ai vu comment on y préparait les aliments et c'était très propre, aussi bien que dans une cuisine domestique ordinaire. J'ai souvent retourné à la maison, du temps de madame Barrette, j'y ai mangé souvent, et la nom-riture était aussi bonne que si je l'avais faite moi-même.

D'après ce que j'ai vu moi-même de la maison, tant pendant ma résidence, que par les visites que j'y ai faites depuis lors, je considère que les émigrés étaient bien traités sous les rapports, il n'y avait* le j)référence pour personne.

Nous sommes arrivés quatre de ma famille, mon mari, mon beau-père, ma fille et moi. J'ai eu occasion de voir comment M. Belle traitait les émigrés. Il venait le matin, le midi et le soir à l'émigration, il était toujours bien poli pour les émigrés. Nous n'avons pas eu à nous plaindre de M. Belle, tout le temps que nous avons demeuré-là.

Mon mari a trouvé de l'ouvrage, le lendemain de notre arrivée.

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Nous sommes aniv(^s dix-senf ii ''a.T.v.s. Nous étions vin^u,^;;^::,,;;/ --* «^^J^^ <i'autr.s .mi,.a„t.s

^^J^^^^^' -^— venu« . Mo..ai. .edemeu..e Je suis de Lorraino •

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J'ai été conduite Dur ■.., j„ ^ je s.m allée dans la IIXX^ ''' ""' """« "'«'' M. Belle J. .^• J^onétalt. PaSrdf -nlreVrr.^''-''^»- '-■' '^^^^^^^^^ *'-""^ ""'""■'Pariait mal de M Cle " '""'* «"'""e Parlait ma"

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plus, que mou uiari la counaisse. »e conuais M. Guillard; c'est uu fraudais Nous avons fait la traveiWîe sur le mémo bateau. Je sais qu'il a été cocher i\ Moutréal et qu'il part aiyourd'Lui même, pour nt>ston.

Les bruits qui couraieut sur madame Parotte et M. Belle, et dont j'ai fait mention dans mou examen en chef, madame Parotte m'a dit «lu'ils étaient tous faux.

ons laissés la •es (le recomne i)iastro et Vancs à trois

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it conté, l'affaire, pouvais J je suis si mon connais ice non

Oa disait que Madame Parotte connaissait M. Belle et (lu'ils tenaient une mauvaise conduite ensemble. Elle me dit que c'était faux, que si c était vrai, M. Belle ne la laisserait pas dans la misère où elle se trouvait iîUousie ""^ ^^'^ ''™'^'* *'"*' ^''*" ^^""^^^ répandre sur son compte, étaient par

Nous avons commencé la conversation ensemble. C'est moi (jui ai commencé à lui parler. Je ne savais rien de ces bruits, avant la conversation que j'ai eue avec madame Parotte. Il n'y avait (|ue nous deux de présentes, lors de cette conversation.

^ Je jure, que pendant le temps que nous avons été à l'Emigration, nous n avons pas eu à nous plaindre ni de la maison, ni de M. Belle et (jue mon mari ne s'est pas plaint non plus. Je n'ai entendu personne se plaindre de la maison pendant les trois jours <iue j'y suis demeurée.

Nous n'avons pas eu non plus, aucune plainte à porter (-outre M Millier qui nous a reçus à notre arrivée à la maison.

^ La raison pour laquelle j'ai visité la maison d'Emigration, depuis que ) en SUIS sortie, c'est que je suis venue sur le même bateau avec Madame Barrette, la cuisinière actuelle de la maison et que nous sommes comme deux sœurs. Nous sommes deux grandes amies. Je connais Mademoiselle Liéonie BaiTette, comme je connais la mère.

Je sais qu'elle est la fille d'un premier mariage de Madame Barrette J ai vu cette demoiselle, pour la dernière fois, huit jours après le jour de lan. J'Ignore oi^ elle est aujourd'hui. Sa mère m'a dit qu'elle était allée dans son pays, en Belgique.

Mon mari n'a jamais travaillé pour M. Belle comme cordonnier. Il a^ toujours travaillé pour les magasins.

demander de fane ma déposition.

que celui-ci lui avait dit de me

C'est le notaire Moussette qui a lAligé ma déposition.

de véline. Z 'Z^ZfZT ""^ '""""'"" *''"''«"'«''" «»" '"'•«'^e qu'elle l'avait lililê ' " '"'""' " "" ""'■■• '■''**»'« «'"■ l" ■'««»"

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