‹ Réponse à une adresse de l'Assemblée législative, demandant copie des documents concernant l'enquête sur la conduite de C.E. Belle, écuyer, agent d'immigration, à Montréal [microforme]Chapitre 80 sur 111 · C. A. LEBLANC · texte numérisé non relu

C. A. LEBLANC

(Certifié.)

J. F. DUBBEUIL,

Secrétaire protempare

Commissaire.

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d«^l«)8iti()i), m'a valt dit de nie

Lo môme jour, jeudi, le 'J7 murs, 1873.

jardin devant

Adèle Amiotte, épouse de PYillxGasnon, jouninlier de Montrdal, étant dûment assermentée, dépose et dit : Je suis /Igée de tente-et-un ans. Je suis native du Canada, .Je n'étais pas au nombre dos émigrants.

A M. A. Bellk.

on soit infectée t sur le bateau

naître, étaient

elle a déclaré

Je réside rue du collège, N°. 31, depuis à peu près deux ans.

Je connais un nommé (Justave -Joseph Vancaster, ainsi (pie sa femme Je les connais deimis près de sejit mois. Ils ont résidé clu^z moi, deux mois moins dix jours. Je leur avais sous-loué une chambre. J'ai eu occasion, pondant (pi'ils ont resté ehez moi, de connaître la femme \"ancast(.'r. D'après ce que j'en «^îonimis, je ne la croirais pas sous serment.

lNC, ommissaire.

Les raisons pour iescpielies je ne la croirais pas sous serment, sont les suivantes: Parcecpie madame Vancaster est arrivée chez moi (c'était un samedi). On m'avait reproché de lui avoir loué. Le dimanche jt^ suis allée la voir. C'était dans le haut de la maison. Rlle s'est mise à me dire (pj'elle ne pensait pas qu'il y avait des pourceaux à Montréal, comme il y en avait- Elle me dit qu'elle avait trouvé à s'engager chez M. Belle, pour être servante; mais (pi'elle ne v^oulait pas s'engager ni chez M. Belle, lu ehez M. Bernard, parceque c'étaient deux ta])onneux de femmes. J'ai compris qu'elle voulait dire que ces messieurs aiihaient troj) les fennnes.

Ensuite, un autre jour, elle est venue danser aux noces de Pierre Gagnon, ime quinzaine de jours après la conversation que j'ai rapportée plus haut. Madame Vancaster a dansé une danse bien indécente. Madame Arnaud, Madame Henri et autres ont dansé une danse indécente, (pie je n'avais jamais vu danser au pays. Par danse indécente, j'entends dire (pi'on no doit pas danser une dan.se oh la fenuue retrousse la robe assez haut ])our qu'on voie sa chemise. De celles qui ont dansé cette danse, c'est Madame Vancaster qui a levé le pieds le plus haut et (?lle nous a ditqtie si elle le voulait, elle pourrait lever le pieds aussi hatxt que le nez d'un homme. Les personnes de la maison les ont prié de danser une autre danse, mais madame Arnaud a dit qu'elle ne danserait plus avec niadanie A'ancaster, qu'elle ne trouvait pas cette danse convenabl(\

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Madame \^anea.Ht<-r jiccusaif la taientén.igrantee„mm„eTeXldrtt: "l"^'"* "'' '" """•-" 1»>

Il» ohjî.ssis pour liait 8'en aller, cuvait a danser J lo loiideiuain Non mûri, par ni avaient été aient informé s tio Paris. Je

qu'elle avait uida Ni c'était

«i liant. J'ai utrcs femmes.

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iv« «'hoz moi, '«Wle i»ouvait n>«I homme.

mariés, qu'ils ne s'étalent connus que sur le bateau pondant la traversée. Depuis loi-s, M. et madaujo Arnaud m'ont montré leur eeitillcat de mariage.

Je crois que madame Vancaster est menteuse dliabitude et tine femme dangereuse. D'après ce (|ue je connais d'elle, et ce que j'en ai vuetenteiulu, je ne puis rien dire de bon de sa conduite. Je n'ai jamais vu nuidanui Vancaster ivre, mais j(s l'ai vu prendi-e de la boisson forte, du Rije! Elle était portée à accuser tout le monde.

Elle disait <|uc tout le monde était de la canaille.

Je l'ai vue enti-er bras dessus bras dessous, avec un autre homme que sou mari, un M. Henri. Ce dernier ne venait pas lorscpie M. Vancaster était chez lui, il choisissait pour venir, le temps où celui-ci n'y était pas.

Elle parlait un langage peu convenable, tout le monde en était surpris. Je ne voudrais [)as pom- cinq cents piastres que madame Vancaster fut venue rester chez moi. Notre maison a commencé h prendrt^ une mauvaise réputation, lorsque ces étrangers ont venus rester chez nous.

'a maison, dame pour urmonti-er 'î' ni'a dit :

iri î ,J,. i„i

; cass('' les s de mon Ile voulait

B soigner demanda

Il est à ma connaissance (pie le mari de madame Vancaster a voulu deux fois, tandis qu'il restait chez moi, abandonner sa femme, ;\ cause de sa mauvaise conduit.

Je connais un français, du nom de Isidore Perrot. Il arrange le papier. Je le vois ici présent. Il a résidé chez moi, pendant le même temps que M. et madame Vancaster, y résidaient.

Ce nommé Perrot est venu un jour chez moi, depuis que l'enquête est commencée. Il m'a dit que M. Belle recevait trois scheiings par jour, pour chaque émigrant, qu'il les traitait comme des chiens et qu'il mettait le reste dans sa poche; que M. Belle allait perdre bientôt sa place.

isou qui i voleurs ient pas

Ce nommé Perrot nous a dit qu'il travaillait pour faire perdre la vU de M. Belle. ^

aee

Mon mari et un de nos cousins étaient présents h cette conversation. FerroL n'était pas venu chez nous, depuis la St. Michel. *

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