‹ Réponse à une adresse de l'Assemblée législative, demandant copie des documents concernant l'enquête sur la conduite de C.E. Belle, écuyer, agent d'immigration, à Montréal [microforme]Chapitre 82 sur 111 · LEBLANC · texte numérisé non relu

LEBLANC

Le môme jour, vendredi, 28 mars 1873.

Marie Gagnon, âgée de vingt ans, fille, étant dûment asserinentée, dépose et dit : Je suis la nièce du dernier témoin qui vient d'être entendue-

Lorsque monsieur et madame Vancaster sont venus demeurer, rue du eoUége, chez M. Gagnon, je restais dans la même maison, avec mes frères. Je suis restée dans la même maison, tout le temps que monsieur et madame Van'-aster y sont restés. Je n'en suis partie que depuis cinq semaines. Pendant les premiers jours <iue madame Vancaster a demeuré dans c<itte maison, j'allais chez elle, jusqu'à deux fois par jour, jusqu'à ce que je m'aperçoive que ce n'était pas une femme à fréquenter. J'aurais cessé mes Aisites envkon deux ou trois semaines, avant son départ.

D'après ce que je connais de madame Vancaster, pour rendre service, elle est toujours prête, mais pour autre chose, je n'aurais pas contiance. Je ne crois pas qu'elle ait un bon caractère moral. Elle n'est pas dans l'habitude de dire la vérité. Elle se contredit. Elle est bien libre en parole, surtout devant les jeunes gens. Je lui ai vue prendre de la boisson forte, une couple de fois, mais je ne l'ai pas vue ivre.

J'ai vu une fois, M. Muller avec madame Vancaster, chez M. Pelzer, im des locataires de la maison, depuis que l'enquête est commencée, ou', du moins ou parlait de l'enquête. Je suis entrée aussitôt après eux, chez M. Pelzer. Ils ont pris un verre ensemble. Je ne sais pas ce que M. UnUer et madame Vancaster sout venus faire là, mais ils avaient des difl^cultés ensemble.

D'après la connaissance que j'ai de madame Vancaster et d'après ce que je sais d'elle, je ne la croirais pas sous serment.

Je connais M. Arnaud, je suis demeuré chez lui, trois semaines environ, cet hiver. C'est un français. Ces personnes étaient des émigrants, locataires de la même maison, je n'y couchais pas: J'y allais dans la journée, j'aidais à M. Arnaud, à faire la cuisiue.

Tra n squ es Ho n née.

Par M. St. Pirrre,

J'ai été bien bonne amie avec madame Vancaster, je n'ai eu aucune difficulté avec elle. J'ai dit, en présence de quelqu'un, que j'irais rendi-e témoignage pour elle, si j'étais appelée à le faire. Je n'ai pas été appelée à

le faire. J'ai entendu dire que madame Vanna^iton n'arrof*

peler. M. Be„e .'. demandée à veni. ZZZ'^o^^: Z^ZT"-

venue.

sms

Si madame Vancaster m'avait demand<5*, i« oo«„;„ g»age pour elle et J Wate dit to^érir J-éS^Zr/™"' """'* '^■»»'j'ai dit «la, C'est depuis qu'elle a ll!!i fat^jï^r"'™''"" '""«-

.Je ne croirais pas une femme publique une nroftfifn^^ La raison pour laquelle je ne croirais pa^maSame vln^^' "" ''™^"'c'est pai-cequ'elle est une femme bien UgèTe ^^"«>^^«^ «>"« «erment

Il y a un mois et demi quej'ai fait la promesse dont je viens de nnrW et c'est au mari de madame Vancaster que je l'ai faite. ^ '

ÇM«-s<io»,— Croiriez- vous sous serment une f^m^^ « • • ,

avouée d.uue f« puuique, ou d.„:'pritSr:<sr„rxrê:

iî^o»m.— Si elle pei-sistait à demeurer ; am'ie d'une oareillfi fpr .m.

quelque fois avec elle, mais je n'ai jamais couché avec elle

Depuis qu'elle est partie de chez nous, ie ne suis iamiis «lu» io • J'y allais vers la fin de sa résidence dans l^ LZZ2ZZf^^ Z: seulement pour des commissions et uon pour la visiter! '

-Les premiers temps que je l'ai connue, elle disait des paroles libres mais l'en faisais peu de cas. Au fur et à mesure qu'elle me coCtsai Zs elle^devenaitpluslibra C'est pour cela, que ie L la croirais^ sou-^^^

Je n'ai jamais parlé à M. Belle, que deux fois.

A. M. MoNK.

Je n'ai jamais avoué, en présence de LT. MuUer avec madame de Vancaster.

que j'avais couché

as voulu m'ap- >ur lui et je suis

> rendre tëmoirec elle lorsque

sous serment.

• sous serment

îns de parler,

serait l'amie- 3t qu'elle est

I femme, je ne le l'abandon-

de madame

. J'ai veillé 1

Ré-Examinée.

Par M. Belle.

«T'ai abandonné madame Vannast^p ana^n^At^

qu'elle nWaitpaa une feZêoorn^;T™-e,r„f ™ ^T. »?««!-» «omme elle aurait dft se comporter ' ° * conduisait pas

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