‹ Réponse à une adresse de l'Assemblée législative, demandant copie des documents concernant l'enquête sur la conduite de C.E. Belle, écuyer, agent d'immigration, à Montréal [microforme]Chapitre 9 sur 111 · MÉMOIRE DES AVOCATS DE LA DEFENSE · texte numérisé non relu

MÉMOIRE DES AVOCATS DE LA DEFENSE

Avant (l'cMitrcr en matic^ro, ikmis devons vai>peler la position injuste et cruelle fiiite à notre client avant l'IOniiuête (pii vient d'avoir lieu.

La presse, travaillée sous main, avait été préparée d'avance et n'attendait plus qu'un prétexte pour tbndie sur la proie cpii lui avait été indi.pu'e En même temps, l'esprit public, vivement sui'excité par des rumeurs vagues mais colorées avec art et semées avec profusion, se trouvait prédisposée à recevoir comme vraies les révélations les plus odieuses.

Déjà la mine était creusée et toute i)rête ; il ne s'agissait plus que de la faire éclater. L'on comptait naturellement sur l'œuvre ténébreuse (pie l'on avait machinée avec tant d'astuce et de perse véia iice.. . Et la vi(!time que l'on se proposait d'immoler vivait sans crainte, ignorant c(.mplètement le danger.

EnHn, notre client apprit qu'on l'avait accusé et (pi'on l'accusiiit d.^ bien noirs torfais. Combien avait-il <l'acciisateurs ? Quelle était la nature des nccusations portées contre lui .' Il chercha, à le savoir, mais il ne le sut réellement que le jour ofi il lui fut pormi devant la Commission d'Eiuiuête de commencer sa défense.

Trois hommes se révélèrent d'abord : lians Muller, Henri Parotte et Gustave Josei)h Vancaster.

Le premier, chantant ses louanges et jetant le gant à son ennemi, non pas sur le champ de bataille à la façon des héros d'Homère, mais à l'abri, dans sa chambre, accoucha d'un « traité " monstrueux où il condensa tout le tiel, toute la haine, toute la vengeance ettout(vs les saletés dont son c(Bur débordait. Os loquitur ex abnmJantiâ cordis. C(^ traité ordurier fut lancé dans les bureaux du Département de l'Agriculture et des Travaux Publics, où il produisit, sans doute, un effet passablement désagréable. Mais le brave et honnête Muller, ne se croyant pas assez fort pour combattre seul le gigantesque agent d'Immigration, chercha des alliés et en trouva. El Mo tj la viilpeza amhos son de mm conseja. Parotte et Vam^aster vinrent à son secours, l'un dépêchant sa femme et l'autre sa concubine h la rescousse.

Le traité de Muller et les lettres de Parotte et de Vancaster ne produisant pas l'éclat désiré, l'on se servit d'un autre moyen pour arriver au but que l'on s'était projiosé. Nous n'avons pas besoin de faire connaître ce moyen ; personne aujourd'hui ne l'ignore. Il était d'ailleu;s le digne corollaire des actes des trois individus que nous venons de nommer.

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"'^ «ans (loiùe, '^ «t i'aucaster i\ iiofro client, f 'Jt? «ou iriaciiit accoi'd(^o.

Pi'i'on i;nl)Ji.

''""<' afiiiiro L'. A^oiis l'eu ' J"t?U(lii plus

a- soiii-ce de

l'aauit on 'oiuieiu- de i* c'est que 'Jnmence- ' i<i même leiuent il lièie qu'il 'orte. En 'antres. " ^« fl'Im- "'«lurait et (le ce va sans ^■it tout f'itplus 'éventa )nx>ur !

si (lésaient fln les iineni

I'oxy^^n(; et l'azote jle l'air Mine et pnrî L'expli(>atl<>n qu'il donne de sa longnc nvs.«na ,on de sou .narty.v, esf on ne peut j.lus in^^c-^nieuse. il était .. one d.t-,1, a l'InMniK..atlon, il n'a.ait pas le sou e, U^n„n„r lui en- «0.1 ut de ne pas se planul.v. Enfin, il se plaio-ni, et nous savons n.alnt(^. nant qu'il s'est plaint (/. omnihm nhu, H <h qnilnmlam aliis.

Celui qui lira impartialement le "Trait.5" de Muller ainsi que les I..^ .s de l'enquête se eonvainera tiu.ilenu.nt que les motils de Mulle"^( n bn.Ictn, auss, dc'.sn.t('.ress('.s «iu'il le prétend. La haine et la vengea. êe débordent de toutes parts dans cette infâme libelle. vtnfe(an(e

Muller En laissant la maison de l'immi^nation il dit au Docteur de H(,rden: je pars, mais il en partira bien d'autres." Devant le Dr. l'jeault il s'oublie et sVerie : " Oh I M. Belle, Je le ferai destituer, .je me ^ enterai 1

^^^^^^^Sur l(.s mamaises dispositions de Muller il ne peut y avoir le moindre

Voyons donc ('(miment cet allemand <iui avait juré la nW.?^» s'y est pris pour tuer son adversaire. L'a-t-il provoqué en c(unbat singulier? L'at-il atta<,ne en face ! Xon ! il a monté contre lui dans l'ombre une .lanoeleuse conspuati.m (^t il a cherché à le perdre par la calomnie et iHparjiu-e Il n a ete que trop bien aidé dans son (euvre, mais, o,,lce à Dieu ! la vérité a triomphe du mensonge et aujourd'hui l'auteur de cette trame diabolique et tous ses dignes associés sont parfaitement connus pour ce qu'il sont II s en est manqué de bien peu que tout le monde ne fût tromi)é, mais la lumière est faite maintenant et elle éclaire jusque dans ses proftmdeiu-s ce ténébreux abime d'infamie.

Nous avons parlé de conspiration et pous n'avons pas exagéré.

Il est en preuve que Muller, Parotte et Yancaster ont agi de concert Le preniKH- transmet a M. LeKage son fameux " Traité " le 7 de Décembre 1872, et, le 9 du môme mois, il envoie h la môme personne dans une de ses propres lettres, les lettres de Tarotte et de Vancaster. La lettre de Vancaster est datée du 9 Décembre et celle de Parotte ne porte pas de date précise, mais il est clair que les deux lettres ont été remises à Muller pour être transmises par lui au Département.

Vancaster nie qu'il ait été en rapport avec Muller lorsqu'U a écrit à M Lesage. Voyons comment il se tii-e d'affaire siu- ce point. Nous citons textuellement cette partie de sou témolguage :

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"»«■»» fe„„ue, mai,lr,lt ,:i'i"'^'*«"'™- " I«" "«te à ,

' '' '■' mienne.» ""« a la connaissanco

Est-il possible de se t>«,.-

'''«"^«n>In,seffi.o„té,„entî Après nvf^ir, . . "' '

'^ ^- ^^«««ge, est

l'I'iintes et en- H M. Lcstig-e,

'" <1 110 j'avais

■^ <■'• i'.'i;)|)()rt '^'■«* ''t lu poste, '•ivotU' soient

■'ij mis moi- '■ I»f>ur qu'il iiifoiDK'. rlu loi iiu gon- '«''iites ont nnllenioût »'■•' I>ositiii'étiùH en

.vinlH ..,.Me les nrnins .le Mnller avee pleine lil.erfé d'en faire nsaue ()„ pont supposer , , ne! nsaK. Mnller lit de ee. aill.iavit. Il se «arda bien do Ic-nvoyer an Département. C'est sans .lonte avee ee papier et ,1'anlre! pièces de n.en.e natnre <,«'il exeita la pn-sse et an.enta l'opinion publi.pie.

l'Ylicia Cl.ataignier, tennne Monie;-, avone, elle «nssi, ,,u.. son n.ari " a

Ainsi les Monierfonrniient aussi à Mnller les m«»yens de travailler ourdnnen k lu perte de notre elient et il n'est que Juste de n.entionne le rôle qu'ils ont joui') dans cette conspiration.

Vancnster est forcé d'udnu>ttre qu'il y a eu des réunions .-ontre notre .lient. Isidore l'errot était le président de ces réunions et les nommées Tréderic Boncorps et Ledieu en étaient les secrétaires.

Vancaster, sa concubine et Mnller, le jour n.ên.e où la Vancaster alla m, bureau de notre client avec Lafon, se trouvent tous trois ensemble chez 1 elzer on U se font serN-.r .lu calé par Mde. Pelzer. Pour.p.oi se .sont-il trouvés tous trois chez Pelzer ce jo,ir-là Vous l'ignorons. Cependant nous .avons ou Us venaient et où il^ ,ut allés. Nous savons aussi ce .p.'ils ont dit lans cette occasion: Mde. Pelzer nous l'ui>prend sans compren<lre eertaine- ...cnt la portée on la valeur de ses renseignements. Ces trois personnages venaient .le chez 31. Barnard et s'en allaient chez M. Belle, notre cliL La femme Vancaster dit à son nu.ri .pi'il n'avait plus besoin <le travailler* parcciu Ils devaient lecevoirneuf piastres par semaine sans rien faire. Cett^S même femme, étant dans le bureau de notre client avec Vancaster et Laton, s ecrie tout-a-coup en entendant des trépigne.nents .lans la chambre voisme: ' </ /« 6a V' révélant ainsi sa connaissance antérieure de ce qui arrivait alors '

lais.sance

' «dernier la vit de

la iuain

ip pins se, est

71/ v", ' ;'"'''^"'*^^^'"^"«= P«"-*>t, Boncorps et Mat. hgeels vont trouver Dépleclnn, 'un des témoins de la Défense qui avait déjà déposé contre la \ancaster devant le Comité de Police, et ce dernier, en la présence des deux antres et devant M. et Mde. Pelzer, offie à Dépléchin luie somme de cent piastres pom- l'empêcher de témoigner des faits qu'il avait relatés.

Tous ces iiiits, épars dans les déj.ositious prises à l'Enquête, méritent d'eti-e rapproches. Ainsi groupés, ces faits ne peuvent laisser aucun donte sur lexisencedela conspiration montée contre notre client. Bien plus cette analyse nous permet d'indiquer les principaux conspirateurs et dé saisu- les ranïîhcations de la conspiration.

If

«oii «lenner n,l,f^'^'"^^'"'« *^t ^les Travaux T>,n''"' "'"' ^'^^<^"oi-HWe conduit so. aSe ": ''"''"^^^"^ ^^^^ -^^^ Z^^'Z "'^^* ^^"^^^' <'«-s *' "'" 'avec un ordre parfait et bë n^ ^ "'*'''*^ ^^'"'^"^ '"^vait Ko„s ne no "*' d'économie."

™lier de la Manche K, " "'" """'^' ""Mwurtôm b ^""'^ *' M""»"- I^es attaques de MutTû

^cinctement tons I, tout en faisant

a foit beaucoup le sou admiuis- 'l'e donnée aux

à fond de train it et contre la

car la preuve inattaquable, ^n^" la maison ns avoir ])ar- ^ aurions été !"'<', jugés réi'iïonorable 'fti''iaé, dans client avait umie."

'moiguajres

ins Muller.

^ conspiraut eonime à tous les

wl traité.

^i Muller au Chetoute la

paraison

Barette ttaques l'aucun

foit positif pouvant être imputé à notre client. Xous laissons à Muller le tnste honneur d'avoir tenté de déshonorer une personne contre laquelle aucun témoin n'a pu rien dire.

Deux femmes, dit Muller, vinrent ensemble dans le bureau où il était avec M. Be le, et ce dernier joua de ses mains sur la poitrine de l'une d'elles Il ne les indique pas, n'ayant pas le livre d'entrée où il aurait pu trouver leurs noms. Lors des transquestions, ce livre d'entrée lui est présenté et il donne les noms des deux femmes qu'il dit être deux belles-sœms. Il ne «est pas aperçu que les maris de ces deux femmes ne poitent pas le même nom Ces femmes n'ont fait aucune planète et n'ont pas été appelées^ar Muller pour corroborer son témoignage. l'pe'^es pai

Muller donne le nom d'une autre femme qui aurait été, smvant lui

Lédet. Eh ! bien, le nom de Léon Camille qu'il donne est un nom d'homme. Ceci suffît ; passons aux Parotte.

s'att^ul^W ^"" ^''""'"'r "*! ^'^'- ^•"'•^^"^ *^^* Pmsqu'insaisissable. L'on & attendait à beaucoup plus, d'après la lettre de sou mari.

M Parotte, épanchant confidentiellement sa douleur dans une lettre transmise à M. Lesage par Muller, accuse notre client d'avoir manqué rf' loyauté et de ^roMté ; il dit que sa femme avait été obsédée par ses offres injuneuses. Enfin U ajoute toujours confidentiellement, qu'il était probable que, de semllahks désagréments Paient pas arrivés qu^à lui. Cette lettre renferme beauconp de mots, beaucoup d'insinuations malveillantes et beau-

wLf 1 H ""'""' I'^"«««1>I^'1"««- Au lieu d'aborder franchement son sujet et e dire purement et simplement ce qu'il avait à dire, M. Parotte s entortille dans ses idées et produit v.n galimatias sentimental et philosopùique qui lui fait certainement peu d'honneur.

Mde. Parotte ne va pas aussi loin que son mari dans son témoignage et 11 est évident que si on l'eût laissée tranquille, elle n'aurait rien dit du tout.

Parotte et sa femme arrivèrent h Montréal le 8 juin 1872 Le mari revTntt 5 tout ^''"' ''"^' ^""'''^ """^ exploration au nord de Montréal et

Mde. Parotte prétend qu'elle écrivit à son mari, l'informant qu'elle avait laissé la maison d'Immigration à cause de M. Belle, notre client Le mari, dans sa lettre de plainte au Département, dit que ce n'est, qu'à son retour, qu'il a appris tout cela, c'est-à-dire les insultes faites à sa femme

hny 't.

;.'a pas môme cherch ?" "re^ e^ ^" '''''''' ^-«t**^

que peut-on penser de cehîrTw ^''''^'*' moissons rien dire,

que par l'entJennse 1 Sler c'rX'li' " ""T ''"""^ '''' ^^ de Muller ,„i avait besS de sa Waneh , ''"' '"''' ''''"' ^"^ l'intervention notre client. ^ blaucbiseuse pour noircir le caractère de

Après tout, le t^moiguaffe de Mdp J>-^.v^it^ chose. Elle dit forrnenerLt\l M^^^eT^^^^^^^ ' ^^^^

aucune proposition indécente et qu'il ne l'a inl f T. """""^ ^^^'P^ cTo^rti^ ç,,'iZ ,«„toi, ^,,^^^.^^, /Vouoir et non. r "'''^^' seulement, eZfe Bans le. commencements e ëmln.î ' T .. "^ '^''^"' ""« ^« %ait. mais plus tard elle crut qu'il en 'ol A .'"'""''^ ''''''' '''' ^^''^^'^^^^ dit^elle, d'aller à son buSi ,St T " ^''""""^'' "«^^'^ ^«^"^ ^^ Pna Elle avait fait ee^erZTi:::^,^^ ^f^ ^"^ - <V rendit W aucune raison de s'en ronentir F fin ? ^"'*'^" "^^ ^"« "'^^'-"t eu

fuyait comme à lU nr^qu'^til^u" ?' '' '''' "" J^^"'' 'i"'*^"*^ '- ""11-ent l'intention de ^Z!^eT^TT '" ^'"''"■' ""'''^^^ de tous les torts que Mde PaX rpt-î T" ^ ''^ en substance l'exposé que des torts imaginab^l ^ "'*'" ** ""'^" ^"•^"^- ^^« "« sont là •

Gasc;;:t:t^s -èi: ^:^:r r ^'-^ ^" -^^-^ ^- -^-^ ^^« ^de

Parotte'chez un M Wnf Les Tr"'''"" '^"''"^ " ^"« ^^^« ^^-

dans cette circonstance wt^Vc^^^^^^^^^ ^*"' ^^^« l'--««

blâme. "^ complètement notre client de tout

Les Vancaster, arrivés à Montréal le 21 aoAt f . , . lour ch^^z M. Félix Lussier à Varevn.pl ti ' ^"'^''* P^^*^« ^« ^^me

gration le 2 septembre et v deme,n2 ; '"''"^'""^ ^ ^''^ ^^^^^^'' d'Immitendque c'est pendant 1' t"S sSrTr"'"" ^'^^ ^--ter prénotre client l'a outragée de touSirCièrt"''"" ^^'^"^"^'^-««^ <ï-

Comme nous avons déi-^ u'iri.! ^^^ i i x^ Lesage, le 9 DécembreTe transml^^^^ '"'^^ î*"' ^^"«-«^«r à M.

l'affidavit des Vancaster reil?Mlt? T ^^' ^^^^^^^ ^'"«^ ^^e de à sa convenance, nous ne" ienïïrr R 7' "''^'' "'^^ ^^^^ -«^« ment observer, qu'entre les prétendes offen^ ''^^^

de trois longs mois. ^^"'''' ^* ^^ P''*»»^, il y a un espace

û*re et notre cUent, de son S leur „St, ' """' '"^ ""«•««■■ ^^ ^o

Vancaster dit que sa femme l'informa, en novembre, qu'elle avait été ignominieusement persécutée par notre client, et qu'eu lui racoi'tant cela, elle était très-excitée. Cette excitation vient très à propos, quoicpi'un peu tard, car cette femme adorable avait eu deux grands mois pour se calmer.

J] est inutile de s'appesantir sur tous les détails du témoignage de Vancaster. L'on a déjà vu comment il savait se paijurer. Il nous suffira d'indiquer «luelques points saillants dans sa déposition sans revenir sur ce qu'il en a déjà été dit.

Vancaster sentant que sa femme avait besoin de protection,avance une fausseté assez ingénieuse. T dit, qu'étant dans le bmeaa de notre client, avecLafon, celui-ci lui lut, à la demande de notre client, un affldavit contre Mde. Parotte, et qu'ensuite notre client lui tlit, que s'il ne retirait pas sa plainte qu'il avait envoyée contre lui à M. Lesage, malgré qu'il n'avait rien à dire con e sa femme, il trouverait toujours moyen d'en faire prouver par n v- 'un. Il ajoute que l'individu qui avait donné cette déposition contre "^^ .'.u-otte se trouvait présent dans cette circonstanœ. Ces fiiits sont formellement démentis par Lafon.

Mais Vancaster ne s'attendait pas • à être trausquestionné comme il l'a <5té. Ou voit que les questions touchant sa vie passée ne lui plaisent pas. Vancaster jure bien positivement qu'il est marié à Louisa Delplace, mais son mariage avec Louisa Delplace est inie chose troj) délicate, trop mystérieuse pour être touchée par des profanes. Ses fiançailles dans le Wiscônsin à Marie Joseph Martin, devant le missionnaire Croûte, forment aussi un épisode très romanesque et très-épineux dans la vie de cet homme remarquable. La lettre de M. Maurice DelFosse, ministre de Belgique à Washington, nous explique bien des choses «pie l'extrême délicatesse de Monsieur Vancaster laissait dans l'ombre. Mais, passons ! jetons un voile léger et diaphane sur les affaires Américaines et Européennes de Monsieur Gustave Joseph Vancaster. Venons-en de suite à cette femme intéressante que Vrncaster n'est pas le seul à apprécier.

Quoique le papier souffre tout, il nous répugne cependant de reproduire les saletés débitées par Mde Vancaster avec le sans gène et le laisser aller qui la tiistinguent.

Mde. Vancaster a dû tomber dans l'œil du froid mais dévoué Muller, car voici comment il la décrit dans son impérissable traité : " There arrived at the Home, from the land of Belgium, a fine young married couple, without children, both goodlooking, the woman smart and active, with the vivacious eye described by Heine " like a polished dagger half drawu from the scabbard. " Avec des yeux comme ceux-là, Mde. Vancaster ne peut manquer d'aller loin et de faire son chemin.

0*e luatao , mortelle no l'a cenendlnt n^^ - w"""' '''' «"^ ''«'"ear. anx ,,„c« de Gag„„„. Elle »Sd ' rf??'^'? "" '''""^' '« »»«>« connaître le cancan. Malheure, J™!. '■"''«■.atioi, et prétend ne naa H«'e«e a levé le pied ^.:Z^Z:tT f'^'r "' ""■^""^-t é Jb« étaient prtsents i\ la noce .U„„/.. ^' *''>«''»'• et tous ceux „„i

fontf„iete„«ndentté^'iga^"""°" ■*'"'"''™* '^Maît» A^,t

* .î^^neX^cruisri: 'T- »* -«« »««'« -».

«ngagé une Dame Bodiuot, nMtenvlvrntt ' ''"'^' 1™ M. BeUe avait paraît ensemNe ces deux femmes il dSrV^ Ir**'" " •* K*™»- O»""- «.oot, ,.ant„ .emme étant ..„o»;';,1S: SlI^t * ^^ ■" ^

Voyons Quelle Ulf^a \f .i^ ai- D«e française, au manteau tle, Ittt: ■* 'T""''""" """"«te femme .nsultée par M. Belle, en la pS^'r d HIT v °"' ''*''•"":■. ayant é« «née dans la cour en ^li<mut\,,e"ZuvTT ''°'^""' "<«™«' "'di- Vaneaster oublie de mentionna ^Z ZllZ^Z:;;::^^^^ '"""^"''

M(le. Vancaster préteml mm t „*• i • - Plainte, mais celuiîei Zj^M'^Z^Z:!? "" ''"«""' ^- »«ta.l complet de ses e„t«v„es avec S vIZter "'""' "' """'"= "" O^-

contre le Br. Pieanlt, m lui diZt o,„ ? ?"" ^'"■™ '" ■»" «' garde M. Belle, Lafcn assure ,„e Zut'^^Z "'"\'<'''' """^ '»' ""^'*'« ^e <iue le Dr. PicauJt vit la Vaneistf, , V ^^ "^^"^ '' «' ™ P«nve ,ne Won ne M sa connaissanrC ÏÏl jt^f' '•" '" D^-"» e^

-ême. 'Sw': c»LX»™ rrr'*' »■• »■»'- »'-». de.

au désir de lui metf. >a ilCrpoS'rTf "" "T»'' "» ■**' leur et nie ce m/t im peachMM * ' ^''^ '" ""^fend avec ch».

vaut la Commission d'Bnquêtf et 11 > ?*°"'™ ^ "éposition de- <l'«t™ les mêmes. IlsutBtdëtato p^'l ' <** "^P»»*» »ont lot remarquons que ™ns cet affldavTirS^ apercevoir les ditrérences. Mais ..,ué les M. q„,,s racontentTrÊett:rqtirtrL"c^r ""-

' à pon mari îas attrister 11 honneur.

l' le cancaa 'nd ne pas lent établi i ceux qui Adam, en

îtite moutelle avait lia, Comde la Bore.

e femme, lyant été idit indi- 'éridique

r retirer à im dé-

ster sur ti garde irêts de preuve abre et

it elleésister c cha-

ns atm de- ; loin Mais nmu-

Pour la Défense,nous avons fait entendre contre la Vancaster im grand nombre de témoins. Depléclim, les Pelzer, les Gagnon, etc, font connaître parfaitement la Vancaster. Après avoir lu toute les pièces de l'enquête, l'on reste convaincu, que si M. Belle avait fait la mointbe proposition indécente à la Vancaster il n'aurait pas éprouvé de refus.

Le Dr. Picault nous raconte la visite que la Vancaster lui a faite en décembre. Elle lui dit alors, qu'on lui avait oflfert $200 pour retirer sa plainte, mais que ce n'était pas assez, et que M. Belle n'en serait pas quitte pour si peu.

Le Dr. Picault qualifie parfaitement les actions de la Vancaster. Il pensa que c'était toiît simplement une tentative de chantage.

Après avoir entendu le témoignage de Mde. Vancaster, nous devions tout naturellement croire que les témoins qui viendraient ensuite ne seraient que pour corroborer ce qui avait été dit. Les accusateurs avaient fait entendre et appuyé de leur serment toutes leurs plaintes, et l'Enquête n'avait été ouverte que sur ces plaintes.

A notre extrême surprise, de nouveaux accusateurs survinrent et des histoires toutes nouvelles furent relatées.

Nous flmes observer l'injustice d'une addition aux accusations portées contre notre client, mais notre voix fut couverte par les cris de nos adversaiies qui à toutes nos objections répondaient : " Vous avez donc peur î "

Nous n'avions pas peur, car nous savions que la Providence ne pouvait manquer de nous protéger et de nous donner les moyens d'établir i'innocence de notre client. La conspiration était évidente, palpable, et nous avions l'intime conviction qu'une œuvre aussi colossale, basée toute entière, sur le mensonge et le parjure devait s'écrouler, mais nous avions le droit de restreindre les conspirateurs dans les limites qu'Us avaient eux-mêmes assignés A notre entreprise. Avions-nous tort î H est inutile aujourd'hui de revenir là-dessus. Contentons-nous de dire im mot des Monier et finissons-en.

Les Monier sont ceux dont nous avons déjà parlé ! Us firent un^, plainte qui ne fut envoyée à personne, mais remise à Muller, pour donner à celui-ci un moyen d'attaquer le caractère de notre client auprès de la presse et dans le public.

M. et Mde. Joly, Griffel et Durbize, témoins de la défense, nous donnent une idée du caractère de la Monier. C'est une femme sans retenue et d'un uatmel Laineux et vindicatif. Quand elle en veut à quelqu'un, c'est pour la

Mi

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hnirv^ ri ,. '. ^"^"^®' ce que cette femme peut fa re sous l'emuire de Iq 'r;e^^'::r;r' ^^"'"^^ ^^ ^^^ -^ «^^^^^^ ^- ^^ cettefe3;utnd

Mnn!!*'"' ""^f T""' P^' 'ï"^ ^^« certificats de dévotion déUvrés à Mde

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^!::^tÈ^^:^ '-'- ^"- ^^^^ -pcompii^iet

«nnf^^ï-T''"*; quels étaient les motifs des conspirateurs? Ces moafs sont multiples. La plupart avaient à se venger ou plutôt crovaient avoir

^^"^^Zrr'^' ^"•^^^"^ iaient^musVa^rtéS sordides. D autres ont agi par envie, d'autres par complaisance d'autres enfin pm-ement et simplement pour mal faire. '

retf^n'fS^'*^"''''' IT *''"' ^'' *^°^^^' "^^*^'« "«^^ '^«^«t, étaient, avant cette affaire, comp ètement inconnus. Il n'y en a pas vai seul parmi eux nu ait une responsabilité soit morale, soit pécuniaire: ^

L'avocat représentant le ministère public loin de nous protéger et de nous aider, a, au contraire, fait contre nous tout ce qu'il a pu îu'ett range du côté de nos persécuteurs et ne nous a montré aucune bîenvdnance questionnant en chef les témoinsàchargeettransquestionnantirtémd^^^

L'avocat des sociétés, dites nationales, a agi contre nous, de concert toitem^t'"'* ''^'^''^*^°* ^' "^^''^'^ P"^"« «t nous a fait subir le même

Un fait digne de remarque, c'est que tous les témoins à charge, h part Muller son des français et des belges. Pourquoi alors les sociétés na ionales Anglaise et Écossaise qui sont les .eules que M. Monk représenta t on'! elles épousé la cause de ces gens-là? î^avaicnt-elles pas leurs consuli ?

Cette enquête aiira, nous l'espérons, de bons résultats. Elle démontre l'innocence de notre client et fait ressortir l'iiyustice des attaques dont il a été l'objet. La presse et le public profiteront sans doute de la leçon.

Voltaire a dit : " Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose." Eh ! bien, il y a eu tant de mensonges dans toute cette affaire, qu'il en restera certainement quelque chose. Combien d'hommes qui ont ajouté foi dès le commencement h tous les mensonges débités contre notre client et qui n'ont pas pris ou ne prendront pas la peine de se renseigner I

Combien d'hommes, aussi, qui ne veulent croire qu'au mal ! Il sufiSt souvent qu'une personne soit accusée, pour qu'immédiatement l'on s'écrie : " Ah ! c'est vrai, il n'y a pas de fumée sans feu. " Le feu de la calomnie est dans le calomniateur, mais beaucoup le cherchent dans le calomnié. Erreur grave ! erreur ftnieste ! foyer de l'injustice !

Dans l'affaire qui nous occupe, MuUer, Boncoips et les autres nous disent <iu'ils ont travaillé dans l'intérêt des émigrés. Ehonté mensonge ! Ils ont fait plus de tort à l'Immigration que toutes les fautes reprochées à notre client auraient pu lui faire. Il ne faut pas s'illusionner. Cette enquête fait un domma^r; considérable à l'Immigration et surtout aux Français et aux Belges. La confiance ne renaîtra que le jour où il sera prouvé qu'un choix judicieux est fait eu Europe et que l'on ne reçoit dans ce pays que des gens recommandables.

En attendant que les choses s'améliorent, la position d'agent d'Immigration à Montréal ne sera pas tenable. La porte est ouverte à toutes les accusations et il est bien possible que beaucoup de méchants en profitent. Notre client a été le premier attaqué dans cette charge. Nous souhaitons à son successeur une meilleure chance.

Nous avons terminé notre travail. Si nous avions eu plus de temps pour le faire il aurait sans doute été plus complet et plus digne de la cause que nous soutenons. Nous avons dans tous les cas, confiance en notre cause et nous la soumettons sans crainte.

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