LETTRE DE GUSTAVE VANCASTER
Document D.
Monsieur,
Montréal, 9 décembre 1872.
En justice de la cause de l'immigi-ation, je viens vous infonner que j'ai été bien maltraité pendant mon séjom- dans la maison d'immigration ici, par l'agent M, Belle, dans la personne de ma femme qu'il a persécutée avec ses proi)ositions déshonorantes pour devenir sa maîtresse.
Le dit agent, M. Belle, persécutait tellement ma femme de propositions honteuses, que j'ai du m'enfuir de nuit avec elle afin d'échapper à ses viles obsessions.
Monsieur, concevez un agent qui abuse de son influence envers les pauvres émigrés et qui nous menace de nous mettre à la porto, sans place et sans ar|.\.nt.
Je vous dirai en terminant, que l'agent ne m'a fait que du mal, et si le chef de police ne m'avait pas pris eu considération en m'employant dans la police, je ne sais pas ce que nous serions devenus.
Votre dévoué serviteur,
G. VANC ASTER, Policeman,
MontréaL
Moiitrc'ai, 9 décembre 1872
S- LESAGE, EcuYER.
Assistant Commissaire de
^'Agriculture et des Travaux Publics.
Mousieur,
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Vancaster d^ssirAmic. i
Je vous enverrai In .^
J'ai l'honneiu- d'être Votre obéissant Servit
eur.
H. MULLER
ubie 1872
du courant <leiix lettres fl'^M. Van- .j'ai portées 't le môme linnhaiilt, h
• flernard.
noment-ci.
• Bernard a<Iditions
eront en- (l'accusa-
conduite t'iunents.
Montréal, 7 Décembre 1872.
S. LESAGE, EcuiER
Député Commissaire d'agriculture
et deb Travaux Publics.
Monsieur,
Enfin, après un long délai, causé en partie par maladie, j'ai l'honneur de vons adi-esser, sons env'eloppe, nn écrit sur
«L'asile de l'Immigration. N^ 151. Rne St. Antoine, sous l'administration de 0. E. Belle, agent d'Immigration, etc. Avec des détails snr les cn-constances qni ont indnit M. Belle à m'ôter subitement l'emploie (in'il m'y avait donné.
Les faits cpii y sont rappin-tés ne sont (jne la stricte vérité; tont ce <iue j'en ai dit n'est (jne l'enveloppe. La masse des ini(inités(iiii ^- sont renfermées n'a pas encore été dé\oilée.
Je désire beanconp prouver tontes ces choses, et je suis in-ùt à le faire.
Comme il m'importe beanconp que vous preniez coinniissance de ce <iue je veux vous apprei»dre, je vons envoie d'abord ce travail, avant de vous transmettre les certificats (pu corroborent mes accnsations principales, mais que je ne manquerai pas de vous envoyer lundi prochain, avec d'autre documents.
Je demeure,
Votre obéissant serviteur,
H. MULLER
«. LESAGE, Ecu,E«, '^^''"^'^"^' ^"^ ''^'"^^^'^ ^872.
Assistant Coiuiuissaixe .le
l'Agricultuie et des T..n,.
«i«es Jiavaux Publics,
„ Québec.
MoxsiEuii,
^"HJioi rtu com- Celle-ci est lo /.„„* m
qni accompagnai ,rni"'V""'""'i"^J^ vo„s écris Tr
Croyez moi,
Monsieur,
H- MULLEE
Re BePe.
re cîoiit j'ai l(is circousluel, iJ m'a
e conipjais <^elleiiieiit, i au coin-
(lute du 7 utre avec jouid'liui-
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COll-