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Je lui deoiaudai daus quel but, elle m'adressait cette question. Elle me dit que M. Belle avait fait des tentatives sur elle, qu'elle voulait le povu^uivre, qu'on lui offrait deux cents dollars pour retirer sa plainte, mais qu'elle n'en ferait rien, attendu que cela vaudrait davantage. Je lui dis qu'elle ne me ferait jamais croire que M. Belle lui eût fait des propositions déshonnêtes, je lui conseillai, dans son intérêt, de ne pas s'occuper plus longtemps de cette affaire, et de laisser cela là. Voyant que je n'étais pas disposé à entrer en conversation avec elle, elle me quitta. Je ne l'ai pas vue depuis.
D'apnXs la conversation que j'ai eue avec cette femme, (siui^ont la dernière partie) j'ai pensé que c'était uue affaire de chantage.
Question. — Avez- vous dit à madame Vancaster, dans cette circonstance, ou dans aucune autre, que M. Belle était un homme fort, qu'elle n'était qu'une émigrante, que M. Belle arriverait à un but auquel eiie et son mari ne pommaient pas arriver ; que M. Belle avait de l'argent î ou, vous êtes-vous servi d'expressions comportant le même sens î
Réponse. — Non, ne croyant pas au fait qu'elle rapportait, je n'ai pas voulu entrer dans aucun détail.
J'ai, chez moi, à mon service, un commis Belge, Ernest Oantais, de Bruxelle. Je n'ai pas d'autre Belge à mon emploi ; je l'avais à mon emploi, lorsque madame Vancaster est venue chez moi. Il est à mon service, depuis cinq ou six mois. C'est un jeune homme d'une excellente famille, gentilhomme.
Transquestionné.
Par M. MoNK.
Je suis bien certain d'avoir entendu les paroles que M. Muller a proférées, lorsqu'il a laissé mon bureau. Je crois qu'il n'esi pas parti aussi poliment qu'il aurait dû le faii-e: il est parti brusquement. J'était seul dans mon bureau, les commis étaient dans le magasin. Il y a à peu près un mois et demi, ou deux mois, peut-être plus, j'ai répété ces paroles à M. Achille Belle.
\ Je ne suis allé à l'émigration, que deux ou trois fois, je n'ai jamais
entendu aucune plainte contre M. Muller, je ne pouvais signer le certificat
te question. Blîe qu'elle voulait le sr sa plainte, mais otage. Je lui dis t des propositions is s'occuper plus que je n'étais pas I. Je ne l'ai pas
e, (siutont la der-
ns cette circonsmme fort, qu'elle it auquel elle et de l'argent î ou, ns?
•ortait, je n'ai pas
qu'il me présentait, ne connaissant pas les faits qu'il contenait • je ne connais pa« assez monsieur Muller, poiu- parler de sa réputatior "^ ne connais
Par M. St. Piberb.
Ce n'était pas la première fois que je voyais madame Vancaster d«n« l'occasiuu dont j'ai parlé, j'ai déjà été examiné à son égZ devanTle il m de pouce. Je ne connais rien i^rsonnellement, contS^Lt^r^^rtl^
J'ai soig-né le mari de madame Vanca«ter, t'^ sius allé rÏA.iv f«- u avec son mari, et comme une femme respectable. «'»™"i>Memei.t
vraie^E'fn'C,""''''"*'™'^"''^™"""'"'™'*'''''"'''''^'-»
P. E. PÏOAULT, 0. A. LEBLAI'fvj,
nest Gantais, de lis à mon emploi, m service, depuis e famille, gentil-
[. Muller a proféi parti aussi poli- J'était seul dans peu près un mois oies à M. Achille
•is, je n'ai jamais gner le certificat
(Certifié.)
J. F. DUBREUIL
Secrétaire protempore.
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Lo dit jour, deux avril 1873.
Nathalie Gousset, épouse de Joseph Pelzer, témoin déjà entendu eu cette cause, étant diiment assermentée, dépose et dit :
M. Cyrille Delva est assermenté (vu que le témoin ne peut s'exprimer assez facilement en français,) comme interprète Flamand.
Je suis arrivée au Canada, le 19 août, avec mon mari et mon enfant. J'ai trente-quatre ans. Je suis restée à la maison d'émigration, dix-sept jours. J'ai couché là. J'y ai été bien couchée et hion nourrie.
Par M. A. Belle.
J'ai trouvé la nourriture bonne et très convenable. La maison était très propre. Nous couchions sur des paillasses. Nous avions descou\ertiues en laine. Il y avait un endroit pour se laver convenablement, un grand bain. Il n'y avait qu'une chambre de bain. Je n'ai pas eu à me plaindre de l'établissement et je voudiais encore y être.
En sortant de l'Emigration, nous sommes allés demeurer, rue du Collège, No. 31. Je coimais madame Vaiicaster. Je l'ai connue à l'Emigration. Madame Vancaster n'a pas un bon caractère. J'ai été témoin de sa conduite avec mon mari. Elle est entrée une fois dans ma maison et elle s'est conduite vis-à-vis de mon mari, d'une manière indécente. l'ai fait mettre à la- porte ce jour-là. Deux jours après, elle est rev ; je l'ai encore mise à la porte et elle s'est moquée de moi. Les conversations que j'ai entendues d'elle, étaient eu français.
Madame Vancaster n'est pas dans l'habitude de dire la vérité. Elle a conté beaucoup de mensonges en ma présence. Un jour, elle disait qu'elle était mariée et un jour après, elle disait qu'elle no l'était pas. Elle disait encore d'autres mensonges. Il y a, je crois, une couple de mois que je ne l'ai vue. J'ai cessé de la fréquenter à cause de la conduite qu'elle tenait vis-à-vis de mon mari.
Madame Vancaster n'est pas sobre ; elle boit beaucoup, boire avec Depleschin et avec mon mari.
Je l'ai vue
Je connais M. Hans Muller. Il était employé à la maison d'émigration, pendant que j'y suis restée. Il est maintenant devant cette cour, j'ai vu M. Muller et M. Vancaster ensemble. Ils sont venus dans ma maison, le même joiu" que M. Belle a été attaqué dans son bureau : madame Vancaster est venue les rejoindre, ensuite ils sont partis tous les trois ensem-
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(uari et mou enfant, migration, dix-sept lourrie.
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..i "®''**^^*«>iï»ïaissance quemadrue Vancaster est venue chez moi voir, Depleschin, pendant qu'il était malade. '
Depleschin était couché sur son lit, madame Vancaster est entrée et a poussé la porte. Je suis ent^e au bout de quelque tempTdars cet^chaL
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Transqwstionnée.
Par M. MoNK.
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j'étais bonne amie avec elle. Depuis lors, je ne l'ai pas aimée, parce qu'elle a été près de mettre le trouble dans mon ménage.
Lors de la fête qui a eu lieu, j'ai bu trois verres de bière avec mon enfant. L'enfant a bu presque xm verre de bière, dans le cours de l'aprèsmidi de ce jour-là. Je ne suis pas dans l'habitude de boire. Je n'ai pria aucune liqueur aujourd'hui.
Lorsque madame Vancaster est venue voir Depleschin, je les ai laissés d'abord ensemble. Mais j'étais dans la cuisine.
Par M. St. Pierre.
Question. — Avez- vous en aucune occasion, vu M. Belle embrasser madame Vancaster t
B^onse. — Non, jamais.
Je connais madame Barrette : Nous nous vésitions quelques fois, une ou deux fois par semaine.
J'ai fait une déposition devant le Comité de Police dans l'aflÈiire Vancaster.
J'ai aussi fait im aflBdavit que j'ai assermenté devant une personne que je ne connais pas. Madame Barrette m'a accompagnée. Cet affldavit était tout préparé. Oa m'en a fait la lecture avant que de prêter serment
Je n'ai pas reçu d'argent pour ce que j'ai fait et on ne m'en a pas pTX>mis.
Je n'ai prié personne de venir comme témoin, pour M. Belle.
Bé-ezamin^.
Par M. Belle.
L'afladavit dont je viens de parler, a été fait sur les renseignements que j'avaLc déjà donnés.
imée, parce qu'elle
e bière avec mon e cours de l'après- Ijoire. Je u'ai pris
bilnje lésai laissés
elle embrasser ma-
quelques fois, une
olice dans l'afiGEiire
rant une personne piée. Cet aflidavit de prêter serment
t on ne m'en a pas
M. Belle.
les renseignements
(Certifié.)
J. F, DUBEEUIL,
^«crétaire protempore.