A. LEBLANC
Commiaaairi,
F>«* ni/'ine jour 'iaviil 1873.
Homard Tli«''oj)hil<t('l^'niciit, de Boidciui, M^'d(«in, de MoiitK^al, tétant dÛTnent assenneiit/', d^iposeet dit:
Je suis Français, je suis âgé de quarante trois ans, je suis arrivé à Montréal, le huit octobre dernier, j'étais en France, otlicier de santé, je suis diplômé. En arrivant à Montréal, je suis dt^eendu ù la maison d'émigration.
Par M. A. Bklle.
■le suis si la maison d'émigration depuis le huit octobre dernier.
Le 15 octobre dernier, M. Belle m'a prié d'aller travailler h son bureau rue St. .Tactiucti.
J'y suis allé et j'y suis encore; vers le 20 du même mois, M. Belle me dit, (pie M. Muller, (alors surintendant de la maison d'émigration) se plaignait de ce (pie les lits n'étaient pas propres et de ce qu'il y avait de la vermine, M. Belle me dit d'aller avec lui, à la maison d'Emigration.
Nous y sommes allés ensemble, nous examinâmes les lits, un par un, dans le dortoir des hommes (la maison était alors remplie d'émigrants,) nous n'avons rien trouvé, (M. Belle avait emporté avec lui un microscope.)
De ce moment là, M. Belle me chargea de faire nettoyer les dortoirs, tous les matins, j'ai agi eu conséquence de cette ordre depuis lors, et toug les matins, à neuf heures, tout est prêt.
Sur le sujet de la malpropreté, nous avons constaté que M. Muller avait fait un faux rapport ; M. Muller est parti de l'établissement, peu de jours après ma visite avec M. Belle, à l'émigration.
J'ai eu occasion de visiter la maison, dans toutes ses parties.
La nourriture était, du temps de M. Muller, ce qu'elle a toiyours été, bonne.
Les aliments se composaient pour le matin, de thé, ou de café, de pain et de beurre. Pour le dîner nous avions du bouilli, du bœuf, dos pommes de terre, du pain et de la soupe. La nourriture était bonne et saine ; elle avait bon goût. Il y en avait une quantité suffisante et il en restait souvent. Depuis mon arrivée, j'ai constamment pris ma pension à l'Emigration et e n'ai eu aucunement sujet de me plaindre de la nourriture.
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TmniiqueHtmnié.
Par M. MoNK.
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Nous avons Cherché pour voi T " ^ ""''"' ''■ ^^^""-
n'en avons pas trouvé. D^^luissK n •'^ "'"'* ^^^ la .vern^ine, amis nous J^n aurais attrappé. -Te ccS ..t^sir iï^éf t'- "'' ^ ^" --"" ^ lour, ,e suis employé chez M. b2 aut ?- t'^''''"'"^"^- ^'^''"lan <i'émigration. **"^' ^^^^ ^ ««» bureau, q„'à la maiso,,
Par M. St. Pierre.
Je n'ai pas été chariré nar M Roii^ a jull «.e disait d'aller oh^Xr » Si"';"" *"• "-" «^-"oi,, : ,„,,. des heures de bureau. J'ai renemtr '-"^ """' ■*' «•"'J»"" ^ dehor, tareut, rue Cmig. Il es ^"«0^™» „!7 ^^^ '"■"-. <">- mada^ ms à causer avee moi. Il „e dit m^T^, ^r'"' " »'">" »« « s'esi 2» Je touchais le p„,ds à Sat Siftl"' ■''; "'"'«™ "^ ''''■"i^a.ieu tan quM voulait se moquer de moi Tli ' i' .■"'"" """"■ »" "»'"'<'>«>- '•«.PS et lui ai dit de me laisserTm;;,„1Si '^ "'*■■ '*°'"'»' "I'>'"<l"e
.«d^r"""" '™'" «■"«^- che. M. Valois, pour a,sser„.e„ter de. N pJ:«t:'r;tt:LC]:'cr '""'""'■ '^ " -""- •" "■ Mniler e„
Bé-ezaminé.
Quand M. MuUer m'a attaqué chez madame Laurent, il était dans un état voisin de l'ivresse.
L'enquête est continuée à jeudi, le 3 avril 1873.
Le témoin clôt ici sa déposition dans laquelle il persiste et qu'il déclare vraie, et il a signé,