‹ Réponse à une adresse de l'Assemblée législative, demandant copie des documents concernant l'enquête sur la conduite de C.E. Belle, écuyer, agent d'immigration, à Montréal [microforme]Chapitre 99 sur 111 · A. LEBLANC, (Certifié.) Commissaire · texte numérisé non relu

A. LEBLANC, (Certifié.) Commissaire

J. F. DUBREUIL

Secrétaire protempore.

le 7 avril, mi, huit oeotlÔSr;!:^^™!^ ™'"*"' "* '^'•^^ * '""«•

je ne sais pas s'il

erment, je ne l'ai

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LiiTidi, le 7 avril, mil huit cent soixante-et-treizo, à deux heures de l'après-midi.

Présent :

CHAULES A. LEBLANC, C. R.

Joseph Aristide Achille Relie, écuyer, avocat, ûgé de trente six ans, après avoir pr<^t<^ serment sur les saints évangiles, dépose et dit : Je suis avocat de la cité de Montréal.

cité

Je connais la maison d'émigration de la rue St. Antoine dans cette

J'ai été chargé de l'agence d'immigration de la province de Québec, à Montréal, du G au 22 d'août dernier, diu-ant le congé d'absence que M. C. E. Belle avait obtenu du département. Je fus nommé son délégué, comme susdit, du consentement du département.

Peu de jours avant d'accepter cette charge, mon orcle, M. C. E. Belle, m'emmena avec lui à l'asile pour montrer ce que j'aurais à faire et pour prévenir les employés que je serais le gardien de l'asile, et qu'ils devraient s'adresser à moi durant son absence.

Le personnel de l'établissement se composait alors de M. MuUer et d'un nommé Desautels comme gardien, de madame Barrette comme cuisinière, et de sa fille comme servante. Environ deux jours après mon entrée en charge, je fis l'inspection de la maison et de ses dépendances.

Je trouvai tout en ordre. La maison venait d'être nettoyée, les lits et la literie me semblèrent nets : comme je n'avais jamais entendu dire qu'il y eût de la vermine, je ne fis aucune recherche particulière à ce sujet.

On ne me fit aucune plainte concernant la régie de la maison, si ce n'est quelques immigrants français qui me dirent qu'ils étaient accoutuhiés de boire du vin dans leur pays. Je leur dis que le vin était un objet de luxe dans, ce pays-ci, et qu'il était impossible d'en fournir à l'asile.

J'empêchai même quelques immigrants français d'apporter de la bière et du vin à l'asile.

J'ai TU les aHments que l'on préparait, mais je n'y ai pas goûté : mais, on ne faisait aucune plainte, cette nourriture me paraissait bien bonne.

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ment et à M. Bossango sur l'envol dWi . "'■' '"'""'" "" D^Partej'ai parlé plus haut, Ses à co^tfrrSTf' semblables à eeux dont situations qu'on polavaiïtr offl r 2 «p'f,:" mT"" * T?"' '"^ a admis, dans quelques-unes de ses lettres «"'M avnit^,:iT«* ''""'"'^'"'' sur eertaius immig^n.s qu'il avait eX'" au O^ft*™'"'"'™"™"''^

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diatement. *' " ' °^''''' "' ««""aient à se placer immé-

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- devoirs. C'était ^eTe^rdttn'tr'^'ii: nT-^' r?"™ ' l'argent à plusieurs immi0-rnnf« To • i Elle prêtait même de

à ce sujet Je XTrcu?^ , L n 7^"^' ^' ^^ niettre sur ses gardes requises danfla peS^rn^??^^ ^\^" P"''^^"^* P^ ^«^ ^i'-«tés conduite, il fut déchZr M,lf T V'^^ "^^P"^ •!"« J« «« de sa il n'avait' rien à fa" 'eTvt la^^iToZeTa^r ^^^ ^ '''''^" ^ — ^

chargé dfrre^rn d^sTL^T^^'^^^ ^^"'^'^^ ^^ *^"^P^ ^- j« ftet des Belges. ' ^^^^ ^'^"^ "^'"^^^ ^t^i^^t des français

sur

Je demandais tous les jours à M. Muller s'il avait des nlaint^« à f.i la maison d'Immigration, ainsi que sur les immigrât; flSlitt:

satisfait de tout. Je lui dis que si mon intcrveutiou devenait nécessaire je semis prêt eu tout tenii».

La résignation de M. 0. E. Belle était déjà écrite, quand les plaintes qui sont mises au Jour dans cette enquête fiuent connues au bureau, dans le cours du mois de janvier dernier.

J'avais écrit la résignation de M. Belle, mais en apprenant (ju'on avait porté dés plaintes au département, je lui conseillai de ne pas l'envoyer, et elle ne le fut pas. Nous convîmes ensemble, qu'il ne fallait pas l'envoyer dans les circonstances actuelles.

Le salaire de M. 0. E. Belle n'était que de quatre cents piastres par année pour cette agence, et comme il avait plusieurs autres emplois, et que d'ailleurs, cette agence-ci lui donnait beaucoup de trouble, il avait pris la résolution de la remettre entre les mains du gouvern<^ment, bien longtemps avant que ces plaintes eussent été formulées contre lui.

Quand il fut connu que madame Vancaster avait porté des accusations contre M. Belle, je lui conseillai d'écrire à M. Maurice Dolfosse, ministre de la Belgique à Washington, et qui était venu à Montréal quelques temps auparavant, et avait paru satisfait de la manière dont les choses se faisaient à l'asile T afin qu'il envoyât un message par le télégraphe h son propre gouvernement, pour nous donner les renseignements dont nous avions besoin siu^ madame Vancaster.

Nous reçûmes la lettre suivante, que je produis maintenant. Elle est marquée 0. Elle fut adressée à M. Belle.

Objectée de la part de M. Monk, parce que la preuve que l'on peut tirer de cette lettre, et la production de la lettre elle-même ne sont pas démontrées comme étant l'écriture de l'auteur, et que la preuve que l'on en peut tirer n'est autre chose qu'une preuve orale, et qu'il n'est pas possible à la poursuite de la contredire.

Objection Réservée.

M. 0. E. Belle produit l'enveloppe qui contenait la lettre de M. Delfosse. Cette enveloppe porte le sceau oflBciel du ministre Belge, et le timbre postal des Etats-Unis, et en particulier celui de Washington.

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Examiné.

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Ai»r^s le retour de M V, V n«ii • à la maison 'l'Innnigration et ie n 7 •'^- ""^ "]'' ""'^ ^"'""'^ «^"Plo de foi« 'l"itté l'agence. ' ^ "" " ''" "' !'»« ^«^^ '''«'^«men depuis que j'ai

Personne, durant le temps que i'étai. A i., • «"rlatenuedelan^aison, „ crr^H . L T"' "'*' ^'"' de plaintes de janvier dernier, que i'ki inf^n^ "'" elle-môme. C'est au mois fontlamatiè..deUue «n;,X!"'" '•-'- ^''"- partie des plaintes q,d

Tramquestiotmé.

A M. St. Pierrk.

ve que l'on peut ême ne sont pas preuve que l'on en l'est pas possible

ettre de M. Delstre Belge, et le ashington.

J'ai agi comme Conseil de M C F RaH^ i '<"e M. Piché à cessé d'agir comme tel. ' "''"* "^'^^ '"^»^*^' d«I>"'«

C'était pendant l'absence de M RaIIo <^tait sous mes soins. ®' ^"^^ '» maison d'immigration

A M. MoNK.

«t.»fae««., ,„ „e ..«t pas' ^ Z^XC,ÎZZl """' ™"*"'

Et le t<^moin ne dit rien de plus, et après avoir donn<V sa déposition il l'a r<''aflirmo et la siirne.

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