‹ Réponse à une incroyable attaque de la Bibliothèque Nationale touchant une lettre de Michel deChapitre 7 sur 18 · ADDITION · texte numérisé non relu

ADDITION

Cet écrit était imprimé quand M* Chaix d'Est-Ange, mon défenseur, reçut la lettre suivante de M. Delarue, le lithographe. Connu plus tôt, ce témoignage, qui détruit de la façon la plus complète celui de feu Gouget, eût beaucoup simplifié la discussion.

A monsieur Choix d'Est^Ànge, avocat à la Cour d^appel de Paris.

31 juiUet 1850.

<K Monsieur,

« La citation imprimée en février 1840, à roccasion da faax testament Berlheau, sur ma collaboration à la GcUerie française comme fac^simUa'teur, vous fait supposer que j*ai pu conserver quelque souvenir de Tautographe de Michel de Montaigne, dont le fac^simUe aurait été fait, dit-on, par M. Goujet.

« Quoique près de trente années se soient écoulées depuis la publication de cet ouvrage, je puis cependant vous affirmer que les fac-similé qu*il ren-

ferme, imprimés chez H. Molle, lilhographe du dac d'Orléans» où je sais reslé de mars 1818 à oclobre 1825, époque de mon élablissemenl, onl loos été exécutés, de ma inom, par le procédé très-simple que j'emploie encore aujourd'hui, et dont je suis redevable à M. le comte de Lasleyrie. Parmi les fao-simite dont je me souviens particulièrement, je puis, en effet, citer celui de Montaigne. Je me souviens de celui-ci parce que l'autographe était regardé comme unique, et que le nom de l'auteur avait suscité en moi, observateur naissant, l'intérêt qu'il conporte. Au surplus» au bas de ce fac-similé se trouvent deux mots tracés de mon écriture naturelle sur pierre, propres à constater l'origine de cette pièce. Si M. Goujet, l'un des intéressés à celte publicalion, a déclaré l'avoir fait, il n'a pu l'entendre que comme éditeur qui commande et qui paie; car, autant par absence d'aptitude que par position, il était complètement étranger aux opérations manuelles. Après trente ans environ , dire où j'ai fait ce fac-similé serait pour moi chose impossible; ce que j'aurais pu dire, je le crois, si à cette époque on eût attaché aux autographes le prix qu'on y met aujourd'hui. Je sais seulement, et je puis affirmer aussi avec certitude, que j'allais exécuter de ces fac-similé tantôt à la Bibliothèque royale, tantôt chez des membres de l'Institut ou autres personnages» doQt faisaient partie MM. Lémontey, Cam|>enon , Augefi Monmerqué, Marron , etc.

4c Veuilles agriéer,

« Monsieur,

« L'expression de mes respectueuses civilités,

« Signé : Delarue. »

« P.-5. Cet autographe parait n'avoir jamais é^é cousu, et le fac-similé a toute l'apparence d'un travail fait i plat sur une pièce isolée; car ceux pris dans des collections reliées présentaient généralement des imperfections du côté du dos, qui ne sont pas sur celui-ci. Ces imperfections provenaient des difficultés que j'éprouvais k calquer de ce côlé, en raison du bombement produit par l'ouverture du volume, qui permettait bien de tout lire, mais non de tout fac-similer convenablement. »

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