RÉPONSE EX NM. WAMRMRIN
Réponse de M. KR. S. Warren sur les neuf points sigualés dans l'In-
troduetion ant rapport signé par MM, Jabelle, Pepin Laforce, Paul Letondal et A. Boucher.
- sn. + --
La différence d'opinion émise dans les deux rapports m'oblise de rec tifier plusieurs réflexions renformies dans le vannort de M. Laibelle dont le caractère systématique démontre sufisimment un parti pris à l'avance de condamner l'instrument que j'ai construit pour l'Edlixæ Paroissiile de Montréal,
Je vais répondre sur chaque point ainsi que les réflexions sont présentées dans le dit rapport de M. Labelle,
(1) Les signataires du rapport n'ont pas exuminé l'instrument dans tous ses détails ; ils n'ont examiné qne les claviers et essiyé chaque jeu, Îls ne sont pis montés dans les différents étages de l'orgue pour en reconnaître les défauts ou en apprécier les perfoctionnements.
C2) MAL. les organistes n'ont pis été appelés pour visiter le dit instrument d'après le devis ; ils ont seulement été priés de venir le toucher pour donner leur opinion sur le son et sur l'ensemble des différents jeux de l'orgue, Ces messieurs pouvaient fort bien, s'ils le jugeuient nécessaire, après vérification des claviers et des jeux, visiter tous les Gtiges de l'orgue et mentionner sur leur rapport les causes de la défectuosité de la plus grande partie des jeux du dit instrument telle que présentée sur le rapport de M. Labelle, Pour se faire, il pouvait se passer du devis, et consigner leurs observations sur un procès-verbal,
(3) Ces messieurs déclarent que la distance des claviers du dit instrument n'a pas été observée selon les règles de ln ficture des orvues en Europe, aux Etats-Unis et même en Canada. J'ai lieu d'être étonné de cette observation, Ces messieurs ne donnant aucune preuve mathématique de leurs avancées, je ne puis que leur répondre que des organistes de l'Europe ne n'ont jamais fait cette observation sur le dit instrument, Du reste, M. Labelle a cssayé les claviers dans mon atelier, lorsque je construisais cet orgue; il les a trouvés bien placés et ils ont été posés d'après son approbation,
(4) Sans m'attacher à l'auteur cité dans le présent rapport (l'auteur de ce livre se montrant le plus souvent très-partial), je «uis aise que ces messieurs aient parlé des tuyaux de zine et d'étoffe. Je leur demande nettement si se sont mes tuyuux de zinc seulement qui manquent de rondear et de corps? Tieur devoir, à ces messieurs, n’était point d'uttribuer un ellet quelconque à des causes diverses ; ils devaient
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monter dans l'orgne et laisecr une personne au ejavier pour baisser chaque note de manicre à vériler par cuxmémes le inétil des tuyaux déivetueux, Par cette opération, aul n'aurait pu donter de leurs iupressions sur
cos tuvaux jusqu'à prenve du contraire, Jajonterui que j'ai construit
ces différents jeux en zinc d'après la conreution stipulée entre mot et le Comité. D plus, on dit à ces IMESSICUTS, ] udant la séance d'exarnen de cet orgue, que ces tuyaux étuient faits en zinc d'après la conveution existante,
(9) Le fuit est inexuet. On a consulté les deux premiers facteurs d'orgues de New-Yoik, MM, Erben et Jardins, et ils ont parcillement répondu e nous préférons le zinc à l'étoffe, » De plus, on a écrit le 24 Juillet dernier à M. Cavailé, de Paris, et le 27 Septembre suivant il réponduit :
A Leud de l'emploi des tuyaux en zine pour las basses des jeux «de fi au-dessous de 4 pieds, les raisons que vous a données votre a facteur sont bonnes et Iles basses en zine font une meilleur suite pour @la sonorité que les basses en bois que l'on pourrät à li rigueur leur e substituer. Nous employons nous-mêmes depuis quelques temps le zinc € pour la 1 octuve de la basse des jeux de Gambe, de Salcional et cautres, et nous nous en trouvons bien sous tous les rapports, » — Et @il ajoute — ç L'avocat (ou plutôt Pabbé Reignicr aujourd'hui) est un & peu exagéré dans ke opinions, et il n'est pas assez versé dans le méatier pour juger sainement de es choses, — Nous désirons que les ren- @seignements que nous vous donnons puissent vous satisfaire ct nous &nous mettons à votre disposition pour les complèter au besoin. »
Sachant déjà que MM. Erben ct Jardins cmuployaient le zinc pour la facture des tuyaux da la basse de plusieurs jeux, je n'ai pas hésité à en placer dans mes orgues, et on ne n'a jamais fit une observation à ce sujet jusqu'à ce qu'il ait plu à M. labelle ct ses amis de veuir déclarer un fait dont j'en ai pu facilement détruire la mauvaise impression.
Je dirai encore que l'usige veut qu'on donne aux tuyaux des octaves aiguës plus de pression qu'à ceux de la basse, ceux-ci ayant, par leur nature, là puissance de leur propre sonorité. Or, on à remarqué que mes basses étaient fortes, même trop fortes, et cependant M. Lubelle n'a pas manqué de dire à l'examen de mon orgue que la plupart des tuyaux de la basse ctaient trop faibles, Il est évident qu'il est complètement dans l'erreur. Et, du reste, il n'y a que l'auditeur, placé à une certaine distance, qui puisse bien juger des bisses d'un orgue. Je doute que M. Labelle se soit jamais bieu reudu compte des effets de son orgue,
QM. Warren, écrivent-ils encore, dit que le zinc coûte plus cher que l'étogje. » Le zinc manuficturé coûte dix cents là livre, tandis que d'étofe revient à véingt.cents. Cowment aurais-je pu assurer le contraire
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dans ce cas, gi ce n'est pour tromper Ja
confiince que m'a touioure accordée le clerwé ? Je déclare done e
tte phra C COMME Frtsse et otti—
Quant mon Cciractére, Cette conflince, on veut ne l'enlever et l'on
prend toute espece de moyens POUr ÿ parvenir, je na les it
! itu bus tous, Car il y en a qui sont par trop indiones et Qu'il serait même t: pain gereux de relever, Je sigmlerui. cependunt, l'abus qu ut on faire, de la question de nurionuli , fin de détourner le clerré de s'ud ser à moi. On we traite d'étranger tindis que je suis dens le pavs depui
plus de vingt-neuf ans; mes entants sont nés en Canada; nes ressources sont placés en Canada, et c'ust aujourd'hui qu'on pense & me jitter à la face cette épithète «d étranger | Que lou Vienne dans on at ‘or et on verra que mes ouvriers sont tous canadiens: qu'on les int rO2e même en secret, si on le veut, et l'on verra Sils ont été traité. par un étranger OÙ pur Un ami,
Je ne puis donner une meilleure preuve du dévoñment que me témoi.
gnent mes ouvriers qu'en rappelant le présent qu'ils me firent cette an.
née, à l'occasion de ma tête, d'une mag
iique Coupe en arcont Ua.
Que ceux qui m'atliquent d'une mauivre si in ultante y fissent
attention : qu'ils exuruinent sérieusement cette question de nitionulité
et qu'ils sichent bien que tous Îles ouvrisre canadiens sont employés
par des étranuers, ct que, si ces étransers décident «le
les renvoyer tous à
il est bien peu douvricrs cinadiens QUE trouveéruent à se placer dins
des factoreries canadiennes, Cette Qualité d'ébrunger est, dépuis quelques
temps, donnée avec tant de mépris à ceux qui s'établissent dans le pays qu'il est tnt de faire connaitre Îes instigitours de cette conduite blâtna-
ble et dont les suites pourraient être funestes äUX Ouvriers canadiens,
(6) Comment ces messieurs ont-ils pu bien retiarquer que Îes jeux
ntés dans l'orgue, du moins devant moi? Ce n'est pis à place ici de décrire M
étüent de petit calibre, eux qui ne sont pis mo
description de 1x facture des tuyaux. Je “dirai seulement que j'ai fait les tuyaux l'usage suivi aujourd'hui dans les différentes contrées de l'Europe par les meilleurs facteurs ,
d'après les calibres, les dimensions et
ot je suis prêt à le prouver, au besoin. car J'ai expérimenté es mesures françaises avec les mesures anglaises, et j'ai trouvé un rapport parfaitement exact dans les deux manicres d'opérer. Je déclare done 1
sieurs fansse et mal intentionnée,
‘assertion de ces mes-
(7) Le comité n'ayant pas demandé À ces messieurs d'établir la valeur de l'instrument, jeur réflextion n'a que faire dans le
rapport,
(8) Les sionatr® s'accusent gratuitement de partialité par leur
propre expression, car s'ils eussent voulus se montrer impartiaux dans
leur jugement, ils pouvaient . je le répète, examiner les matériaux etien o ? n Î
fure un rapport spécial que le comité eût reçu avec reconnaissance
messieurs à démontrer, s'ils jugeaient Îa
(9 C'était encore à ces
chose utile, que l'oreue était mul construit, en constatant par cux-uiêines
tous des défpuuts intérieurs de mon instrument,