ME. LETTRE
Pour diriger cette Exposition, le Lieutenant-Gouverneur nommuit, le 29 mai, une commission, la Commission scolaire, composée du Surintendant, de MM. Archambault, A. Hicks et votre serviteur.” Qui a présenté ces membres à la nomination de son Excellence ? Nul doute que ces MM. ne soient d’une honorabilité au-dessus de tout soupeon ; mais enfin, l’homme est toujours homme, même alors qu'il est revêtu du pouvoir de diriger une exposition scolaire; et, m'est avis que, juges et parties, ces MM. n’eussent point dérogé à leur dignité ni porté atteinte à leur liberté, en faisant entrer dans la Commission scolaire un prêtre choisi par Mgr. comme représentant des Congrégations religieuse, qui ont, dans ce pays, une si large part à l’enseignement. C’est oubli, probablement ; cependant, l’exposition de Paris, en 1878, a dû donner sur ce à M. Archambault quelque expérience.
“ Le jury que nous avions choisi offrait toutes les garantie” Au point de vue de l’honorabilité et des capacités: techniques, c’est incontestable ; mais non au point de vue des intérêts que les jurés devaient représenter. Il se composait de quinze membres et il avait à juger les travaux d'environ trois cents écoles, dont au moins cent cin-quante écoles dirigées par des Congrégations religieuses, une trentaine par des protestants et à peu près cent vingt par des laïques catholiques. Or, le jury se claissait ainsi: pour les Congrégations religieuses, cinq membres, trois prêtres, dont deux n’ont point paru, et deux religieux; au fait, trois membres; pour les protestants, six membres, et le reste pour les laïques. Et que M.
le Principal n’allègue pas que cette distribution , des membres d’un jury est arbitraire : le titre de jurÿ ne confère pas plus l’infaillibilité que celui de commissaire,
Les Frères des Ecoles Chrétiennes étaient loin d’être: les derniers et par le nombre et par la qualité des objets
qu'ils exposaient” Charmant ! Monsieur le Principal. Mais, au moins, quelle place approximative occupionsnous? D'après le langage de l’École, distinguons aussi, Si on nous classe pair ordre de production—et c'est ainsi que l'entend le R. M. Verreau nous trouvons dans notre département plus de six mille articles, c'est-à-dire plus du double de ce qu'exposaient ensemble les deux Écoles normales catholiques de Montréal et de Québec et toutes les écoles, garçons et filles, de Montréal sous le contrôle de Messieurs les Commis-aires; si on nous classe par ordre de succès, au point de vue de la foi, nous occupons grâces à Dieu—le premier rang; le divin Maître l’a dit : & Ils vous persécuteront, et, ce faisant, ils croiront rendre gloire à Dieu: ”
“ Nous n'étions pas les derniers!” Ceci prouve qu'il y a chez nous progrès sur 1877, En effet, je lis dans le Journal de l’Instruction Publique, année 1877, Nos. 9 et 10 : “ Les juges n’ont que des éloges à faire de la partie de cette Exposition—celle de Québec—occupée par l'Ecole Commerciale Catholique et l'Ecole Polytechnique de Montréal ;... mêmes éloges de la partie occupée par les écoles normales fajauod Otto Laval et MeGill, et pa les Frères de la Doctrine Chrétienne.” Cette HET nous ne sommes plus l'appareil caudal ; encourageant !
‘ En acceptant la place que nous leur avions assignée dans notre galerie, ils s'étaient mis dans la position de celui qui accepie une hospitalité honorable ; cet homme ne peut introduire aucun étranger sans prévenir le maître. Eux, non pius ne pouvaient introduire des exposants ou un jury étranger chez nous, sans nous avertir.’—Nous avions “ accepté une hospitalité honorable ;” oui, très-honorable, et je suis heureux de témoigner ici ma reconnaissance à la Commission scolaire pour l'emplacement qu’elle nous avait affecté, et à l'honorable Surintendant pour toutes ses attentions envers mes Frères et envers moi.
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