‹ Réponse aux cinq lettres du R. M. Verreau [microforme]Chapitre 12 sur 20 · partie de r l'Ecole rique de 2e par les Il, et pq ée, nous · texte numérisé non relu

partie de r l'Ecole rique de 2e par les Il, et pq ée, nous

assignée sition de homme maitre, sants ou 7—Nous très-hoconnaisqu’elle t pour moi.

‘ Cet homme ne peut introduire aucun étranger sans prévenir le maître ;” c’est élémentaire, et j'avoue qu’il eût été convenable que notre professeur de Québec prévint la commission avant de faire l'entrée du 17. Mais, en somme, cet oubli que le hic de lu question, est-ce chose si grave ? Et si pareille entrée se fût produite de la part d’un professeur de l École Jacques-Cartier, ou de l'Académie du Plateau, ou de l’École McGill, MM. les Commissaires l’auraient-ïls pesée au même poids et dans la même balunce ?—Les faits que j'ai à signaler nous répondront.

Du reste, il y avait un moyen bien simple ; la Commission, gardienne vigilante de la discipline et du règlement, n'avait qu'à congédier poliment de chez elle les deux étrangers; mais, dit-elle, elle lesa aperçus trop tard, seulement le 24,

Encore une réflexion sur ce sujet. Deux de nos élèves font, par leur professeur, l’entrée de leurs trois feuilles de calligraphie ; M. Languedoc, ancien élève du Plateau, en fait une pour une locomotive. Au fond, quelle différence entre ces deux entrées? Question d’inscription, voilà tout. M. Languedoc, qui est enfant de famille et qui connaît tous les passages, a sonné pour entrer ; nos deux élèves, qui les ignoraient et qui ont trouvé la porte ouverte par M. Languedoc sont entrés sans sonner. Monsieur Archambault à pris la précaution de faire faire l’entrée de la locomotive par son élève ; notre professeur l’a faite pour les siens; et M. Archambault revendique l'honneur du travail placé dans la galerie de Instruction publique, comme ils nous impute l’entrée des trois feuilles primées dans le nôtre.

‘ Des juges autres que lés nôtres avaient passé par là ? Que les avait appelés ? Que les avait envoyés ?” Les trois pancartes fixées aux feuilles de M.M. Arcand et St. Pierre et portant leurs noms. ‘“ Qui les avait soufferts ?” Per:

sonne, car je n’ai jamais rencontré ces Messieurs, je ne leur ai jamais adressé la parole, et je ne sache pas qu’aucun de nos frères les ait ni appelés ni soufferts pour l’examen de notre collectivité ; leur rôle s’étendait aux trois feuiiles entrées, mais il se bornait là; s'ils ont dépassé la mesure, c’est de leur plein et libre mouvement et sans prévenir personne d’entre nous.

‘ Nous primes le moyen le plus simple et le plus digne de nous renseigner”? A l’avisde M. le Principal, peut-être ; à l’avis de quiconque a peur de voir trop clair, peut-être encore ; à l’avis de tout homme franc et loyal, le moyen le plus digne était de me signaler, à moi, nouvellement arrivé au Canada, et encore peu au courant du règlement de l'exposition ; à moi, responsable de la conduite de mes frères ; à moi, que ces Messieurs ont vu au Palais de cristal le 24 septembre, c’est-à-dire le jour même où ils sont allés au bureau de M. Stevenson ; le moyen le plus simple et le plus digne, dis-je, était de me signaler l’irrégularité de l’acte commis par mon subordonné : les feuilles entrées eussent été retranchées de notre département, et tout eût été réglé, et ces Messieurs ne se seraient point exposés dans leur précipitation à prendre un document pour un autre.

“ Nous nous adressâmes au Secrétariat et le document

officiel qui suit nous fut communigné.

Exposition agricole etc., de la Puissance.

Formule d’entrée.

Date, Sept. 17, 1880.—Signature, Frère des Ecoles Chrétiennes. Résidence Québec.

Classe 9, Groupe 5, Section 9, Spécimen ornemental penmanship.

Classe 9, Groupe 5, Section 10, Specimen commercial penmanship.

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Classe 9, Groupe 5, Section 8, Illuminated design. Diploma granted for schools exhibits.

Toute l'accusation de la Commission scolaire contre nous repose sur deux bases: un document et deux dates ; un document falsifié et deux dates éransposées. En rectifiant le document et en replaçant les dates, tout l’échafaudage s'écroule et la sincérité de chacun brille dans tout son jour.

Etudions d’abord le document. Le 17 septembre, un de nos frères “ Frère” dit le document de M. le Principal, fait, par complaisance pour ses élèves, une entrée pour trois feuilles de calligraphie, dont ils sont les auteurs ; il eût été convenable qu’il prévint la commission; mais, je l'ai dit, la complaisance du maître l’emporta sur la prudence de l’exposant. Le Comité des Beaux Arts prime les feuilles entrées, seuls articles sur lesquels il pouvait rigoureusement porter son jugement; néanmoins, de son propre mouvement, sans nous prévenir, il étend son examen à toute notre collectivité et nous décerne le Diplôme section extra, dont la pancarte du 24 nous ap prend le premier mot. C’est en vain que notre professeur déclare, le 24, à M. le Surintendant, qu’il n’y a eu de sa part d'autre euti‘e que celle des trois feuilles d'écriture ; c'est ex vain que, le 25, je lui proteste que c’est à notre insu sue ce Diplôme nous à été octroyé. M. le Surintendant ferine l’oreille à toute observation. A voir la conduite d> la Commission en cetw «:' :onstance, on dirait que, ivre de joie, elle n’a plus qu’un souci: préparer à l’aide du document qu’elle a trouvé, la fameuse note officielle qui doit dénoncer notre déloyauté à toute la Province.

On vient de voi: ie documsnt délivré à la Commission Scolaire par le Secrétariat le 24 septembre ; voici celui que m’a délivré le r\ime Secrétariat vers la mi-octobre :

Exposition agricole, etc., de la Province.

Formule d'entrée.

Date, Sept. 17, 1880.—Signature, Frère des Ecoles Chrétiennes. Résidence, Québec.

Classe 9, Groupe 5, section 9, Specimen ornemental penmanship.

Classe 9, Groupe 5, section 10, Specimen commercial penmanship.

Classe 9, Groupe 5, section 8, Illuminated design.

(Certified true copy.)

S. C. STEVFNSON, Sec.

En comparant ces deux documents, on voit, au premier coup d'œil, qu’ils sont en tout semblables en deux choses : 1° L'entrée n’a été faite que par un seul frère : 2° Les articles entrés sont les mêmes: trois feuilles d'écriture ;—mais on remarque également qu’ils diffèrent en deux choses essentielles : 1° Le document de M. le Principal n’a nul caractère d’authenticité, et je le récuse ; le mien est certifié vraie copie, et doit avoir force témoignage ; 2° Mon document, qui est le vrai, n'offre nulle trace de diplôme; comment celui de M. le Principr: peut-il porter ces mots :

“ Diploma granted for schools exhibits.”

Et d’abord, quel est le mauvais manitou qui, dans une vision nocturne sans doute, a fourni si exactement le titre d’un Diplôme qui n’a paru que comme une étoile filante, titre que ni nos frères ni moi n'avons eu le temps de prendre ? Comment ce Diplôme se trouve-t-il accouplé à la feuille d'entrée ? Qui ne voit ce que ce rapprochement a de probant pour la thèse du R. M. Verreau ? Mais qui ne voit aussi ce que ce rapprochement, cette falsification, a d’odieux ? De la part d’un simple laïque, une

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sign.

Y, Sec.

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telle manœuvre est indigne; de la part de M. le Principal, elle est inqualifiable.

L'entrée du 17 fut faite pour nos élèves, et non pour nous; l’accouplement du Diplôme et de la feuille d’entrée, fait par le KR. M. Verreau, n’est, chacun le comprend, qu’un mauvais procédé au service d’une mauvaise cause. À ce témoignage, qui suffirait à prouver que la Commission agit “ par respect pour elle-même et par esprit de justice,” viennent s’en joindre plusieurs autres qu’il sera bon de citer.

1° Les pancartes—Toutes trois ont été délivrées, non en notre nom, ce qui aurait dû avoir lieu si l'entrée avait été faite pour nous, mais au nom des deux élèves Arcand et St. Pierre ; les voici textuellement :

Doxinion ExHiBtTIoN, MONTREAL.

First Prise.

Classe 9, Gr. 5, section No. , Commercial Penmanship. Arthur Arcand.

DomiNIon ExuitBiTIoN, MONTREAL.

Second Prise.

Classe 9, Gr. 5, section 9, No. 4, Ornemental Penmanship. Arthur Arcand.

DomiNioN ExuIBITION.

Second Prize.

Classe 9, Gr. 5, sect. 10, No. 3, Commercial Penmanship,. E. St-Pierre, Quebec,

2 Les prir.—Les chèques ont été envoyés, non aux Frères, mais aux deux élèves, les entrants réels, et, pattant, les seuls bénéficiaires ; le document suivant en fait foi. | Classe 9, Gr. 5, section 9, Lithography, Engraving, ete.

No. Exhibitor. Residence. Prize. Account.

Section 9.

748, Frères des Ecoles Chrétiennes, Québec.

Arthur Arcand. ......,... 2.00 Section 10.

748, Frères des Ecoles Chrétiennes, Québec.

À, ATCand. recette vinsse vie 606 . 5.00 E, St-Piept@ue se oo societe à 2.00

(True copy.) S. C. STEVENSON, Sec.

»° Les journaux. — Plusieurs journaux ont publié les prix octroyés aux deux élèves Arcand et St-Pierre ; aucun, que Je sache, n’a publié les prix obtenus par les Frères des Ecoles Chrétiennes.

4° La décision du Comité permanent, en date du 22 novembre, décision par laquelle ce Comité reconnaît

l'erreur des juges qui ont outrepassé leurs droits en étendant leur examen, des trois feuilles entrées, à notre collectivité pour laquelle on ne trouve nulle trace d’entrée.

9° La Commission Scolaire, dans sa séance du 27 novembre, vient elle-même d'ouvrir ses bras maternels à l'enfant prodigue et de nous octroyer le diplôme de 1" classe auquel nous donnent droit nos produits exposés. “Attendu, dit-elle, que par la résolution qui précède ’—celle du Comité permanent,—“" les Frères des Ecoles Chrétiennes sont replacés sous la juridiction de la Commission Scolaire, il est résolu :

‘ Qu'un Diplôme de 1ère classe est décerné aux Frères des Ecoles Chrétiennes pour l’ensemble des travaux des écoles sous leur contrôle.”

Par ordre de la Commission de l'Exposition scolaire.

J. O. CASSEGRAIN, Secrétaire.

ccount.

Juébec.

juébec.

N, Sec.

publié les St-Pierre ; enus par

te du 22 reconnaît en éten- 1otre cold'entrée.

u 27 noternels à lôme de Lits exXpoqui préères des ction de

x Frères aux des

olaire.

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étaire.

En face de ce document, je pose ce dilemme. Ou la Commission scolaire n’a vu dans l'entrée des trois feuilles qu'un acte irréfléchi d’un professeur, et, dans ce cas, comment expliquer sa conduite à l’égard de notre Congrégation ?—ou elle avait la conviction que nous avions fait une entrée frauduleuse afin de faire double emploi de nos travaux ; alors comment expliquer sa résolution du 27 novembre Non-seulement nous n'avons donné aucun signe de repentir, fait aucune réparation pour la fourberie qu’on nous impute; mais, au contraire, nous avons sollicité, demandé, même un peu vivement, aux honorables membres de la Commission scolaire une réparation et une réparation publique. Admis la seconde hypothèse, tout, dans notre conduite et notre attitude, faisait un devoir à la Commission de nous repousser de son sein et de nous refuser le diplôme auquel, par le fait de notre déloyauté, nous avions perdu tout droit; mais non, bonne mère, elle veut nous traîter avec indulgence ; elle commence par la réparation, l’aveu de la peccadille viendra ensuite.

6o. Et, franchement, qu’aurions-nous pu espérer, par une entrée subreptice au département des Beaux-Arts ? Un diplôme spécial à l'insu de la Commission scolaire ? Une telle industrie ne ferait pas honneur au tact de la Comruission scolaire qui m'avait choisi, et ne répondrait guère au “ caractère élevé que suppose la position que J'occupais ” dans le jury.

‘“ Le cher Frère Réticius, bien a tort, regarde cette résolution comme injurieuse ; elle constate seulement les faits, sans les qualifier et sans scruter les intentions ni les accuser. ” Comme brille ici la mansuétude de la Commission scolaire! Une note officielle qui émeut le sentiment public à ce point que plusieurs prêtres nous ont demandé : “ Mais qu'avez-vous donc fait à l’exposition pour mériter une pareille diffamation ?—une note

qui fait tenir de nous ce langage dans cette Cité : ‘“ Les Frères peuvent avoir des talents, mais ils n’ont point d'honneur ; ils ont trompé à l'exposition !” — une note qui a blessé profondément, dans leur amour filial, tous mes bien-aimés confrères, qui m'ont vivement pressé, par leurs Directeurs, d’en réclamer la rectification ; —une note que plusieurs journaux ont trouvée si grave, qu’ils ont refusé de la publier; cette note, me dit le R. M. Verreau, j'ai bien tort de la regarder comme injurieuse ! Peut-être qu'en pressant davantage sa morale, M. le Principal y découvrirait une œuvre de miséricorde spirituelle : la correction des délinquants !

Eh bien! manger moutons, canaille, sotte espèce, Est-ce un péché ? non, non ; Vous leur fites, Seigneur,

En les croquant, beaucoup d’honneur !

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