‹ Réponse aux cinq lettres du R. M. Verreau [microforme]Chapitre 19 sur 20 · ESS · texte numérisé non relu

ESS

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Pour employer le langage de l'Ecole, je fais ici une distinction. Sans doute, le Dépariement de l'Instruction publique peut, dans des conditions voulues, examiner et.apprécier les travaux des Chers Frères ; mais dans l'espèce, c’est-àdire pour l'exposition, ce n'était pas à lui qu’il appartenait de le faire, et il ne l’a point fait.

Quatrième assertion : ‘“ Messieurs les membres de la Com- ‘“ mission scolaire nous accusent d'avoir visé à l'obtention “ de deux diplômes.”

Je nie simplement. Ni dans notre décision, publiée hier, ni dans ses considérants, ni directement, ni indirectement, nos paroles signifient une pareille chose, Je ne suppose pas que personne puisse se tromper sur la signification du mot double emploi qui se trouve dans notre résolution.

Cinquième assertion : “ Les juges n’en ignoraient point... “ils savaient très-bien qu'ils récompenseraient non les Frè- “res, mais MM. Arcand et St-Pierre.”

D'où et comment le savaient-ils ? D'où et comment savaient-ils qu'ils avaient le droit de juger et de récompenser l'exposition des Chers Frères, à kexclusion des autres ?

Rien ne prouve, dans les archives du Comité permanent, que MM. Arcand et St-Pierre aient acquis le droit d'être jugés et récompensés.

Nixième assertion : “ N'est-ce pas un peu sévère de punir “ l'acte personnel d un sujet, acte commis à mon insu, par la ‘ mise hors la loi de vingt et une communautés, de huit mille élèves, ete. etc.”

Il n’y a dans la conduite de la commission ni punition, ni sévérité, ni mise hors la loi.

J’insisterai encore, au risque de me répéter. Notre considérant constate 10. que les Frères s'étaient mis au nombre des exposants ordinaires, sur lesquels il ne faut pas oublier que nous n'avions pas de contrôle; 20. qu’en outre,,une recommandation de notre part au comité permanent de l'Exposition n'avait plus sa raison d’être, puisque les Frères étaient déjà recommandés à ce comité, et qu’un diplôme leur était décerné ‘“ for scholasticexhibits.” Or c’est le seul diplôme que nous puissions demander pour eux au comité.

Septième assertion : “Ce n'est pas, Messieurs, le 24 septem- “bre, mais le 17, que vous avezpu et dû acquérir cette preuve” de l’entrée faite au département d:s beaux-arts.

La commission, Composée de l'honorable M. Ouimet, d'un prêtre et de MM. Archambault et Hicks a déclaré et déclare qu'elle n'a acquis cette connaissance que le 24 et non le 17 septembre.

Quand une personne honorable affirme une chose, il faut des raisons bien graves pour récuser cette affirmation et déclarer qu'elle n’est point vraie. Or, le Cher Frère Visiteur, je le regrette pour lui, n'apporte que des suppositions.

Ce qui est plus malheureux, c’est qu'il s’y enveloppe comme dans un filet: “ Personne n'admettra que les quinze “ membres du jury et les quatre membres de la commission ‘ scolaire aient pu passer et repasser cent fois, il a pu et dû “ voir les pancartes etc.”

Le Frère Visiteur était au nombre du jury, il a pu et dû passer et repasser cent fois, il a pu et dû voir les pancartes et puis... ?

Cette suposition renferme une argumentation que j'examinerai avec les autres raisonnements, si vous voulez bien m'accorder encore un peu d'espace demain, et j'aurai fini.

Votre, etc.

H. À. VERREAU, Ptre.

Membre de la Commission Scolaire.

; 6 e Monsieur le Rédacteur,

Les accusations que le Cher Frère Réticius porte contre la Commission de l'Exposition scolaire reposent sur ce raisonnement :

Un Frère de Québec à fait une entrée pour deux de ses élèves au département des beaux-arts ;

Les deux élèves ont été récompensés par ce département ;

Donc, c'est pour cela que la Commission ne veut pas nous recommander au comité permanent.

À cela la Commission répond :

Nous nions la première proposition. Non seulement rien ne la prouve; mais les documents officiels prouvent le contraire, quelle qu’ait pu être l’intention du professeur.

Quant à la conséquence, nous la nions simplement.

À notre tour, voici comment nous avons été forcés d'en venir à notre décision.

L'entrée a été faite au département des beaux-arts par un Frère. Rien, absolument rien, ne prouvait qu’il l’eût faite autrement qu'en sa qualité de Frère des Écoles Chrétiennes.

Le département des beaux-arts a fait juger l'exposition sco-

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