CONCLUSION
Il y aurait bien encore à relever quelques remarques de M. l'Abbé Verreau ; mais elles sont véritablement si étranges, qu'elles portent leur réfutation en elles-mèmes, et que ça serait abuser de la patience de nos lecteurs en prolongeant davantage cette réponse.
En terminant, nous déclarons que nous étions loin de nous attendre à donner un tel développement à cette réponse :t aux recherches qu’elle a nécessitées. Nous n’aurions peut-être pas eu le courage de l’entreprendre si nous avions prévu la somme de travail que ces recherches allaient nous imposer.
Mais à mesure que nous avancions, nous comprenions plus clairement la gravité dela situation, et nous avons compris que c'était un devoir pour nous de l’exposer franchement et telle que nous la voyions, et de la soumettre à ceux qui peuvent y remédier. Nous n'avons donc aucune conclusion à tirer ici ; nous soumettons respectueusement aux membres du Comité Catholique et du gouvernement, le résultat de nos recherches sur le coût des écoles-normales, leur fonctionnement et leur résultat. A ces Honorables membres à juger ce qu’il convient de faire !
Nous déclarous de plus que dans toutes ces recherches nous avons procédé avec la plus grande précaution, pour éviter les erreurs dans lesquelles il est difficile de ne pas tomber, surtout dans un travail de ce genre, et s’il nous en est échappé, nous déclarons d'avance que c’est contre notre intention et contre notre volonté, et du moment qu'on nous les signalera, nous nous ferons un devoir d2 les corriger.
Mais nous ne croyons pas qu’il nous soit échappé aucune erreur substantielle, c'est-à-dire de nature à changer
notablement les conclusions auxquelles ces recherches doivent naturellement conduire.
Mais ce à quoi nous tenons, c’est un favorable accueil de notre requête à Son Honneur le Lieutenant Gouverneur en Conscil, le priant de vouloir bien établir une école-normales aux Trois-Rivières pour la formation des maitresses d'écoles, dont le besoin se fait vivement sentir, et cela confermément au mode économique et éfficare que nous avons posé dans cette requête ; avec une subvention annuelle de $4,000 piastres par année, dont $1,000 piastres pour aider les élêves pauvres et 43,000 pour la communauté religieuse à laquelle nous confierons cette école-normale, et qui se chargera de la faire fonctionner conformément au vœu de la loi. Cette demande nous parait si juste, et le besoin d'une telle institution dans le diocèse des Trois-Rivières est est sigrand, que nous avons pleine et entière confiance qu’elle sera favorablement accueillie, C’est pourquoi nous ne cesserons de prier. Le tout cependant humblement soumis à qui de droit.
Sémin. .:4 des Trois-Rivières 16 Mai 1881.
+ IL. F., ÉVÊQUE DES TRoIS-RIVIÈRES.
PIBCES JUSTIFICATIVES NO. 1.
€out des Œcoles-Normales pour 25 ans depuis 1856 a 1880 inclusivement,