‹ Réponse aux remarques de M. l'abbé Verreau sur le "Mémoire appuyant la demande d'une école normale dans la ville des Trois-Rivières [microforme]Chapitre 11 sur 23 · ECONOMIE ET EFFICACITE DES ECOLES-NORMALES · texte numérisé non relu

ECONOMIE ET EFFICACITE DES ECOLES-NORMALES

CONGREUANISTES.

Nous avons fait relever avec soin dans les rapports sur l'instruction publique, le nombre des instituteurs et des institutrices religieux et laïques qui se livrent à l’enseignement dans l'éducation supérieure, à l’exclusion des universités et des colléges classiques, pour les 23 années écoulées de [857 à 1879. (Voir la suite du No. 11.—Education supérieure, pièces just.)

En 1857, le nombre total des instituteurs et des institutrices congréganistes était de 501, et celui des instuteurs eet des institutrices laïques était de 239.

En 1879, après 23 ans, ces nombres étaient pour les premiers, de 1403 et pour les seconds de 510.

C'est donc une augmentation de 902 relisieux et religieuses se livrant à l’enseignement secondaire, tandis que dans la même période les instituteurs et les institutrices laïques n'ont augmenté que de 271:

Maintenant ces 1403 maitres et maîtresses congréganistes, qui font la force et la gloire de nos institutions secondaires, colléges industriels et académies de filles, où ont-ils reçu leur excellente éd-"#ation pédagogique ? et combien l'Etat a-t-il donné pour se procurer les services de ces dévoués et habiles instituteurs ?

On le sait, ils ont été formés à l’art d'enseigner et de bien conduire une école dans les excellentes écoles normales de leurs noviciats respectifs. Ce que l’on sait également c’est que le gouvernement n'a pas donné un centin pour le soutien de ces écoles normales supérieures ; elles sont l’œuvre exclusive du dévouement de leurs membres, et de la générosité des véritables amis de la haute éducation.

Voicien deux mots le bilan des écoles normales laiques, et des vimaies congrésanistes en cette province depuis © :

10 Les : ‘+ nales laïques ont reçu du gouvernement pour douic: :: nseignement pédagogique, 1 million

111 mille 670 piastres et 8 centins, et en retour elles lui

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ont donné 416 maitres et maitresses qui enseignent actuellement ; et qui en moyenne continueront à le faire pendant trois ans.

2° Les différentes écoles normales des noviciats des Frères et des Nœurs, n'ont reçu aucune aide du gouvernement, et cependant elles donnent aujourd'hui à la province, pour le seul enseignement supérieur, 1403 maitres et maitresses des mieux qualifiés, et voués à l’enseignement pour la vie ; et même au-delà de 2000, en y comprenant la totalité des Frères et Sœurs appartenant aux congrégations en seignantes, comme nous l’avons vu plus haut.

Nous devcn; l'avouer ici, nous avons toujours vu avec peine cette espèce d’ostracisme vis-à-vis de nos noviciats religieux qui tiennent de si excellentes écoles normales pour leurs propres sujets.

Nous croyons aussi que l’on aurait atteint un résultat bien supérieur, si l’on avait suivi le conseil donné par feu M. le Docteur Meilleur, le premier Surintendant de l’éducation en ce pays, dans son rapport du 25 Mars 1851, ‘ de “ pourvoir aux moyens de faire donner l’enseignement normal dans nos institutions d'éducation supérieure aux personnes des deux sexes qui seraient disposées à se consacrer à l’enseignement primaire. ”

Or. c'est exactement le but que nous nous proposons dans la demande que nous faisons présentement à Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur en Conseil, d'établir une école-normale aux Trois-Rivières, sous la conduite d’une communauté de religieuses enseignantes, et sous la direction d’un prêtre que l'Ordinaire du diocèse nommera chapelain, et que le Lieutenant-Gouverneur reconnaitra comme Principal.

L'efficacité des écoles-normales congréganistes, et leur supériorité est donc un fait bien constaté ici comme en France, et bien consolant. Sans doute, un tel résultat est surtout dû au fait de la vocation divine des maitres et des élèves à la carrière de l’enseignement. Mais aussi l’excellence des méthodes suivies dans ces institutions, et la fidélité à les suivre, et à n’en pas dévier, sont pour beaucoup dans les beaux résultats qu'elles atteignent, et surtout on évite avec soin tout ce qui pourrait détourner du but à atteindre : l’enseignement pédagogique pour les écoles primaires et secondaires. ‘De là ces défenses sévères d’y enseigner le latin, le grec, ou autres sciences étrangères à l’ins-

truction qu'ils auront à donner, en entrant dans la carrière de l’enseignement primaire et secondaire.

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