‹ Réponse aux remarques de M. l'abbé Verreau sur le "Mémoire appuyant la demande d'une école normale dans la ville des Trois-Rivières [microforme]Chapitre 5 sur 23 · INEFFICACITÉ DES ECOLES-NORMALES ACTUELLES · texte numérisé non relu

INEFFICACITÉ DES ECOLES-NORMALES ACTUELLES

Ce que nous venons de dire sur le coût des Ecoles-Normales démontre bien qu’elles coûtent cher ; mais coûtentelles réellement trop cher ? C'est-à-dire, les services qu’elles rendent à la cause de l’enseignement dans les écoles primaires et secondaires offrent-ils au gouvernement une juste compensation pour les grands sacrifices qu'il a faits pour les fonder, les soutenir et les faire fonctionner ? Aurait-il été possible d'obtenir un meilleur résultat en adoptant un système plus économique ?

C'est ce que nous allons examiner présentement. Malheureusement nous n'avons pas, pour cette seconde recherche, des documents aussi précis et aussi complets que ceux qui nons ont été communiqués pour la partie financière. Néanmoins ce que nous avons pu trouver dans les statistiques de MM. les Principaux sur ce sujet, dans le rapport annuel &e l'Hon. Surintendant sur l'instruction publique, et dans le Guide de Sadlier pour 1880, suffira pour donner une répon-

æ solide et concluante à ces questions.

Voici d’abord en quels termes le gouvernement a expri-

mé le but qu'il se proposait en décrétant l'établissement des écoles-normales en cette province,

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DOSème

“ Lo gouverneur en conseil pourra adopter toutes les ‘“ mesures nécessaires pour l'établissement, dans le Bas-Ca- ‘“ nada, d’une ou de plusieurs écoles-normales, renfermant ‘“ une ou plusieurs écoles-modêles, pour tinstruire les institu- “teurs d'écoles communes et les former à l'art de l'enseigne- “ ment.” N. R. B. C. p. 66.

Ainsi l'instruction des maîtres et des maîtresses d’écoles communes, primaires et secondaires, leur formation à l’art d'enseigner et de bien tenir une école, voilà le but précis que s'est proposé le gouvernement en décrétant l’etablissement des écoles-normales,.

Maintenant les écoles-normales ont-elles bien répondu aux vues sages du gouvernement, et ont-elles donné à l’enseignement depuis 25 ans un nombre de maîtres et de maitresses bien formées, et proportionné aux grandes dépenses qu'elles ont entrainées ?

Dans les statistiques de MM. les Principaux de ces écoles, le nombre total des maitres et maitresses laïques est porté à 8971, et celui des maîtres et maitresses religieuses, d'après le Guide de Sadlier et les renseignements reçus directement de quelques communautés elles-mêmes, s'élevait, ‘ en 1880, à 2114, donnant un grand total de 6,085 maîtres et maîtresses su et religieux. Or, de ce nombre, 416 venaient des écoles-normales, ce qui donne environ 7 par cent venant des écoles-normules, et 93 par cent venant des autres institutions. Comme on le voit, c'est peu ! (P. j. N°. 11)

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