‹ Réponse relative à l'exploration faiteChapitre 2 sur 11 · RAPPORT · texte numérisé non relu

RAPPORT

Le 13 janvier, 1848, j'ai parti une ligne de compas depuis l'embouchure de la rivière Chicoutimi dans une direction vrai Ouest (N. 70° O. mag.) suivant mon instrument. |

Le 11 mars suivant j'atteignais les bords du lac St. Jean, à environ six milles à l’Est du poste de cominerce de l’honorable compagnie de la baie d'Hudson, à l'embouchure de la rivière Metaubetchoan.

La distance chaïnée entre l'embouchure de Ia rivière Chicoutimi et les bords immédiats du lac St. Jean est de trente-quatre milles et soixante-et-neuf chaînes.

Quant à cette ligne, jai à remarquer qu'ayant transmis, comme je l’ai déjà dit, mes notes d’arpentage, je suis sous l’impression qu’il est inutile pour moi de répéter à toutes les trois ou quatre chaînes les observations qui sont entrées dans mon livre de notes. Je résumerai donc mille par mille, depuis le premier jusqu’au dernier, et, à ia fin, je ferai des remarques générales sur toute la distance.

ler mille.—Mon point de départ a été celui que M. Blaiklock a pris sur la glace pour arpenter la rivière du Saguenay depuis Chicoutimi jusqu’au lac St. Jean, etc., etc., ete. Tous deux nous sommes partis en même temps, chacun pour ses opérations diflé-

rentes, —lui sur la glace et moi à travers les bois, dans la vue de

relier nos opérations quelque part sur le lac St. Jean.

Presqu'immédiatement en partant (à la huitième chaîne) je rencontrai un rocher élevé et un côteau de terre, ayant six chaînes de la base au sommet, puis une suite régulière d’un terrein brisé et ondulé, formant autant de vallées, coulées, côteaux et profondeurs plus ou moins cônsidérables, offrant occnsionnellement des rochers granitiques en différentes directions.

Le sol que l'on trouve dans ces vallées, etc., est bon néanmoins ; de la marne jaune et noire avec une bonne partie d’ar-

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Le bois qu’on y voit est le cèdre, le peuplier, le tremble, le merisier noir et blanc, la sapinette et quelques aulnes, et des broussailles qui prédominent et qui sont généralement très épaisses.

2e mille.—Pour le sol et pour le bois ce mille est à peu près le même que le premier; le terrein est généralement brisé, les vallées sont plys profondes et se croisent en différentes directions, s'étendant presque toutes dans une direction Nord et Sud.

Le bois diffère un peu; point de cèdre, maïs quelques pins blancs à la place, et de qualité inférieure, vu que les meilleurs ont déjà été coupés pour les établissements qui font le commerce de bois ; ce qui reste, bien que rejeté comme peu propre à faire des madriers, peut faire des planches. Outre le pin, on y rencontre quelques fois du frêne.

8e mille—Commence par une légère montée de 19.50 chaines. Puis se présente un rocher élevé de 15 pieds perpendiculaires qui coupe la ligne et s'étend à plusieurs milles à droite et à gauche. La ligne continue alors à travers un terrein brisé jusqu’à la quarantième chaîne, puis prend un niveau qu'elle garde jusqu’à la fin. Le sol est le même que ci-dessus décrit; bois mélé ; le bouleau noir et blanc augmente.

4e mille.—En sortant du troisième mille je remarque que le bois dur augmente, mais en commençant celui-ci je trouve qu’il devient plus rare, pour ne paraître qu’à la quarante-cinquième chaîne, la ligne étant de niveau pendant presque toute ceite distance ; puis une vallée, moyennement profonde et large de deux chaines, la traverse ; puis nous continuons dans un terrein assez uni où le bois dur se présente de nouveau.

5e mille—Diffère du dernier en ce qu’il se trouve brisé par de petits côteaux et de petites coulées tellement mêlées les unes aux autres que l’on ne peut pas même en constater la direction. Depuis la 60e jusqu’à la 75e chaine il est extrêmement bouleversé et rocheux. Même sol que ci-dessus. Le bois d’épinette y prédomine.

6e mille—Estune continuation de côteaux, profondeurs, coulées, terreins coupés et rochers à droite et à gauche. Depuis la 45e jusqu’à la 50e chaîne le terrein devient uni, puis il se brise de nouveau jusqu’à la 77e chaîne; et redevient uni jusqu’à la fin. Le

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