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80e mille.—Maintenant nous nous appercevons facilement que plus nous approchons du lac St. Jean, plus le pays paraît beau. Ce mille est tout de niveau, et, outre le bois mentionné ci-dessus, nous avons du frêne en plus grande quantité que jamais. Le sol est riche en marne molle, noire et brune, et l’on ne rencontre pas une seule pierre dans aucune direction. Le bois, j’oubliais de le dire, est clair et offre des espaces entre les différents arbres,
81e mille.—Donner une description de ce mille serait répéter celle du dernier ; la seule différence que j'aie remarquée est dans le bois qui est plus gros.
32e mille—Diffère plutôt des deux ou trois derniers. Depuis la 4e chaîne jusqu’à la 51e, presque tout en terrein brisé; alors nous avons une descente rapide, seulement jusqu’à la 58e chaîne où nous montons pour rentrer dans le terrein brisé. A la 70e chaîne, des ravines profondes jusqu’à la 77e; puis des descendes rapides et le terrein brisé jusqu’au bout. (Ça et là, dans les terreins brisés, nous rencontrons quelques endroits rocheux, mais en général, le bois et le soi sont de la même description que ci-dessus.
83e mille—Tout-à-fait de niveau; à la 7e chaïne nous touchons aux bords de la BellesRivière, large de deux chaînes, aux rives basses d’alluvion. Dans ce même endroit, qui, je suppose, doit à 14 être mille de l'embouchure, cette rivière court Nord et Sud. Le sol dans les environs est certainement le plus riche que l’on puisse trouver à plusieurs milles dans toutes les directions. C’est une couche épaisse d’alluvion sur de l’argile et de la terre forte, et ce sol s’améliorera continuellement par les inondations annuelles du lac St. Jean qui remonte une grande partie de cette rivière (3 milles, d’après ce que l’on me dit) et qui couvre une grande étendue srr chacune de ses rives de trois à quatre pieds d’eau jusque vers le 20 juin généralement, laissant chaque année une nouvelle couche d’alluvion.
Dans le fait, si l’on ne prend des moyens d'empêcher les eaux de s'étendre autant sur le sol, cette partie ne sera peut-être plus propre qu’au foin qui, dans plusieurs endroits, pousse naturellement; mais même, si cet endroit n'était propre qu’au foin, il serait bientôt en grande réquisition, car ces terres ne peuvent pas
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rester longtemps dns l’état sauvage où elles se trouvent. Il est peut-être à proj;> e remarquer que plusieurs personnes prétendent qu'il est toui-à-fait possible d'arrêter cette inondation.
En général, la Belle-Rivière coule dans une large vallée, quelquefois de 24 milles de large, dans laquelle nous trouvons les espèces de bois suivantes: bouleau noir et blanc, orme, frêne, peuplier, tremble, plaine, épinette, pin, des aulnes immensément longs et des broussailles ; généralement le bois est clair et entre les arbres nous rencontrons souvent du foin de 6 à 7 pieds de hauteur.
Partie du 34e mille.——A la 69e chaïne j'arrivai aux bords du lac St. Jean après avoir rencontré le même sol que dans le mille précédent.
A la 28e chaïine, nous avons traversé un ruisseau de 30 chaïnons de large, très tortueux et allaut de l'Est à l'Ouest, et nous l'avons traversé de nouveau à la 29e chaîne, puis à la 31e; puis nous l’avons abandonné continuant dans la même direction générale jusqu’à ce que, suivant toutes les apparences, il tombe dans la Belle-Rivière. J’ai raison de croire que ce ruisseau est la rivière des Aulnets. A la 54e chaîne nous traversons un marais de 6 chaïnons de large et 20 de long ; de là jusqu’à la 69e chaîne, (les bords immédiats du lac St. Jean,) nous n'avons eu qu’à traverser une chaîne étroite de rochers qui séparent la vallée ci-dessus mentionnée des bords du lac #t. Jean.
Des bords du lac St. Jean (34 milles et 69 chaînes de mon point de départ) dans la direction N. 21° O. (magnétique) à une distance de trois chaînes et 7 chainons, j’atteignis le pieu de station de M. Blaiklock, marqué 67.
Par les opérations susdites j'avais relié mon arpentage à celui que M. Blaiklock avait fait dans cette partie du pays. Je considérai donc mon devoir rempli, et ce soir-là même, (11 mars, 1848,) avec tout mon parti, je partis pour le poste de commerce de l'honorable compagnie de la baie d'Hudson, à l'embouchure de la Rivière Metuubetchoan; là je remarquai que mon instrument variait de 17° a l'ouest.
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