INTRODUCTION. C21I
qu'il fallait pour détruire à Montpellier la Doctrine Métaphysique d'HippocRATE sur la Constitution de l'Homme , et pour la remplacer par l'Organicisme, par l'Anatomisme , par le Matérialisme et tout ce qui s'ensuit , et par la Conversion du nom des Animaux Mammifères en Animaux Hoministes. Si les Médecins que ce Prélat honorait de sa confiance se souviennent de cet événement, je doute qu'ils se vantent de leur excessive réserve. S'ils ont participé à l'acte de réparation que le pieux Évêque voulut faire en envoyant à Montpellier les Professeurs Cruveilhier et Frédéric Bérard, ils doivent sentir que cet effort de satisfaction était indispensable pour rendre le calme à leur conscience.
Ensuite, il est vraisemblable que les Médecins de Paris et ceux de Montpellier ne sont pas bien d'accord sur l'étendue et les limites de l'Art Salutaire, de l'exercice de la Médecine- Pratique : et si l'on y regarde de près , on verra que la différence provient de ce qu'à Montpellier on ne perd jamais de vue la Constitution de l'Homme Hippocra tique, et qu'à Paris on est généralement ou Stahlienou Cabanisien. Je vois, en effet, dans l'article ici transcrit, que certaines questions renfermées chez nous dans l'Anthropologie Médicale sont regardées dans la Revue comme des discussions extra-médicales. Il faudrait de longs raisonnements pour que nous pussions nous bien entendre sur la circonvallation de notre profession. Par exemple , on lit dans des livres médicaux de Paris , que les Passions Humaines sont V expression des besoins indispensables de l'Homme , et nous voyons dans la Revue que la considération de la Religion est une pensée extra-médicale. Il s'ensuit de là que si tous nos