INTRODUCTION. CLXI
sant des Formules Causales. Le Professeur paraît s'attendre à voir sa pyramide devenir si aiguë , que toutes les causes se réduisent à une. Cependant, comme il est Médecin, il sent qu'on doit agir, et nous ne connaissons pas où est la pointe à laquelle il faudrait s'adresser. Il convient que provisoirement on est obligé de reconnaître dans l'Homme les trois Ordres de causes, l'Ordre Physique , l'Ordre Intellectuel , l'Ordre Vital, puisqu'ils expriment trois ordres de phénomènes relatifs assez distincts pour que le bon sens ne nous permette pas d'en supposer moins de causes. Ainsi , nous voilà d'accord avec lui par rapport à notre conduite pratique et à notre conduite didactique. La seule chose sur laquelle nos dispositions mentales peuvent n'être pas dans ce moment uniformes , c'est l'Espérance. Les trois mille ans qui se sont écoulés depuis la distinction des Ordres, n'a rien changé au nombre: cette considération n'empêche pas M. Marié-Davy d'espérer de voir poindre la pyramide, tandis que nous attendons toujours à la voir rester mousse, ou à trois tiges. Nous ne concevons point le solide scientifique comme une pyramide, mais bien comme une colonne qui est incapable de diminuer en montant jusqu'à se terminer en aiguille , attendu que les lignes ascendantes extérieures sont mutuellement asymptotes. Cette différence entre lui et moi , c'est qu'il a le bonheur d'être au commencement de l'Espérance , et que la mienne est si longue que mon droit au Désespoir est proverbial.
L'entrée de tant et de si considérables Opposants dans la Doctrine Hippocratique m'inspire une curiosité qui ne pourra vraisemblablement être satisfaite , mais dont on voudra peutêtre me pardonner l'expression. Il y a déjà bien des années