CLXX1V INTRODUCTION
On a remarqué à Montpellier, dans une Lettre imprimée, de 103 pages , à l'adresse de MM. les Professeurs de la Faculté de Médecine de Paris, intitulée : Lés vrais principes de la Matière
Médicale et de la Thérapeutique, par le Docteur Pidoux,
un passage qui , sans être hostile contre notre Enseignement, en parle dans des termes où l'on aurait voulu trouver un ton plus digne, plus sérieux, plus exact. Nous sommes accoutumés à considérer un homme qui a coopéré avec M. Trousseau à la composition d'un bon livre de Médecine : c'en est assez pour que nous désirions qu'il connaisse bien notre Enseignement.
M. Pidoux prétend que l'École de Paris et l'École de Montpellier tendent à se rapprocher par leurs idées. A l'entendre (1 ), cette fusion existe « nécessairement dans les deux Écoles , et «elles la réalisent chacune selon son esprit et ses tendances. »
Je me suis bien aperçu d'une tendance de Paris vers le Vitalisme ; mais je n'ai pas vu un effort de fusion réciproque. D'ailleurs , les esprits respectifs ne sont pas les mêmes , suivant l'Auteur. Le Dynamisme de Paris n'est pas un Mécanisme il est vrai; « c'est un principe de vie;.... mais ce n'est qu'un Deus tex machina »; c'est-à-dire une hypothèse pour le moment, en attendant mieux. — M. Pidoux ne s'explique pas bien sur l'esprit de Montpellier ; mais comme je suis en état de suppléer à cette lacune , j'affirme qu'ici la Force Vitale humaine n'est point une hypothèse , mais un fait incontestable dont on est sûr en vertu de la Logique Inductive expérimentale. Il y a bien loin de cette
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