CCXXXIV INTRODUCTION
sait que la Science dont il s'agit est celle qui est enseignée dans notre Faculté.
Je ne pouvais pas voir avec indifférence un événement qui était un témoignage de considération publique, pour une École dont je fais partie , plusieurs fois injustement attaquée , et récemment montrée au doigt par quelqu'un de qui nous étions en droit d'attendre une approbation. Ma satisfaction interne est d'autant plus légitime, que je suis entièrement étranger à la succession des Causes Morales de ce même événement , et que je me suis borné a faire des vœux tacites pour la manifestation d'une vérité selon moi capitale ; j'ai pu m'attendre à cette propagation , en éprouvant en moi cette prophétie instinctive , proverbialement exprimée par ces mots , que toujours , tôt ou tard, la Raison a raison.
LXI. Un acte aussi solennel, qui juge implicitement le Principe de la Dualité du Dynamisme Humain , est une sorte de triomphe en faveur d'un Enseignement suspecté; cette éclatante déclaration doit suffire pour que la Faculté se dispense de toute apologie. Mais la Science ne se contente pas d'une telle justification : elle veut que l'objection soit anéantie, afin que personne ne la reproduise. L'argument contre la Définition Bonaldienne de l'Homme est notre barricade ; il ne suffit pas d'en chasser les constructeurs ; il faut la démolir, pour que des ennemis ne puissent pas s'en servir.
Dans la seconde Conférence, intitulée : La Raison Catholique des Siècles Chrétiens, le P. Ventura cherche à établir une définition de l'Homme. Avant d'arriver à celle qu'il se propose