XXIV INTRODUCTION
L'objet essentiel de la Médecine est de connaître assez cette Puissance pour concevoir la nature des affections qu'elle éprouve et des maladies qu'elle produit , afin que nous soyons en état d'influer sur elle d'une manière utile. Les études faites pour cet objet démontrent combien les modes d'agir de la Cause de la Vie, considérés tour-à-tour et isolément, et collectivement, et dans des moments séparés , et dans l'enchaînement successif des phénomènes de toute la vie, diffèrent, d'une part, des modes d'agir des corps inanimés, d'une autre part, des manières d'agir del'Intelligence Humaine. Dès quela considération d'un Fait Vital nous rappelle quelque similitude avec un événement de l'Ordre Physique , mille circonstances nous obligent à abandonner cette espèce d'association, parce que le fait dont il s'agit nous fait tout perdre de vue par le souvenir de sa cause , de ses effets, de la contingence de ses répétitions, des provocations capables de le reproduire , de la concaténation qui le place dans la chaîne continue de la Vie.
Le Médecin doit donc étudier dans l'Homme une Nature qui n'est ni l'Intelligence, ni le Corps soumis aux lois de la Physique. Cette Nature n'est fabriquée ni par le hasard ni par l'art ; elle a été engendrée par les Natures de ces parents. Elle n'est pas changée en une autre par des combinaisons chimiques : en vertu de certaines impressions , elle s'affaibit, se renforce , ou varie ses manières d'agir, pendant un certain temps, et puis elle rentre dans son état habituel. Il est un très-grand nombre d'impressions qui ne produisent aucun effet sur le cadavre, et qui , par L'intermédiaire de la Force Vitale dont nous parlons, deviennent La cause de phénomènes morbides soit purement