‹ Réponses à des objections faites contra le principe de la dualité du dynamisme humain, lequel est une des bases de l'anthropologie médicale enseignée dans la Faculté de médecine de Montpellier:Chapitre 21 sur 229 · XXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVI INTRODUCTION

ses idées capitales sur le Dynamisme Humain , et spécialement sur le Principe Vital, dans ses Nouveaux Eléments de la Science de l'Homme.

X. Une chose bien singulière , c'est qu'une Doctrine si lentement mûrie, exposée par l'Auteur dont le talent professoral inspirait l'admiration, entendue par un auditoire rempli, ne produisit aucun effet dans le Monde Médical, et que les Médecins de Paris ne se doutèrent pas de la forme que la Science acquérait dans notre Ecole. Fabre , qui désirait tant une révolution dans l'Enseignement de Saint-Côme , entendait sans doute Bordeu, puisqu'il en reproduisait sans cesse les idées dans son Livre intitulé Recherche sur différents points de Physiologie et de Thérapeutique, qu'il publia en 1783. Quoiqu'il ait cité Bordeu, la Gaze, Sauvages, la Mure, Fouquet ; quoiqu'il ait fait mention de van Helmont et de son Archée , et de lhypothèse animiste de Stahl, il n'a jamais prononcé le nom de Barthez.

D'où peut venir ce silence? C'est que Fabre n'a rien compris à la théorie de Barthez, et il est permis de croire que les Médecins ses contemporains n'étaient guère plus avancés. La Philosophie Naturelle de Bacon n'était connue que par l'échantillon que Newton en avait tiré pour l'appliquer à la Physique. Personne , avant notre illustre Maître , ne l'avait appliquée à la réforme de l'Idée Hippocratique ; aussi il ne trouva dans ce moment ni approbateur ni contradicteur. Les Médecins de Paris ont prétendu qu'il était inintelligible; mais aujourd'hui on sait bien que l'inintelligibilité n'était pas du côté de l'Auteur. On n'était pas content du Cartésianisme ; on voulait une autre

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