INTRODUCTION. XXVII
théorie , mais à condition que la Cause fût de la même nature que celles qui leur étaient familières. Fabre invoque ces sentences de Quesnay : «Les Modernes, qui ont , par des recher- » ches laborieuses , étendu plus loin les connaissances des » Anciens , ont aperçu , partout où ils ont pu pénétrer dans le » mécanisme secret de la Nature , que tout agent matériel » n'opère aucun effet que par une force d'impulsion. Leurs dé- » couvertes les ont dégagés des anciens préjugés sur les mouve- » ments sympathiques et antipathiques des corps inanimés. » .... « N'est-ce pas abuser de notre ignorance que de recourir à » ces effets inexplicables pour établir un genre de cause dont » l'esprit ne peut se former aucune idée , dont les sens ne peu- » vent jamais s'assurer, et dont la nécessité ne peut être prouvée » par aucun exemple ? Non-seulement les actions en distance » d'attraction et de répulsion ne sont point démontrées , surtout » dans la production des mixtes ; mais on ne peut pas même en » supposer l'existence , sans être arrêté par une multitude de » difficultés qu'il est impossible de résoudre. »
On voit donc qu'en faisant des vœux pour une nouvelle théorie du Dynamisme Humain , on ne voulait pas s'écarter de la Philosophie Naturelle de Fontenelle. Fabre avait surtout peur des causes métaphysiques dans la Physiologie de l'Homme. «Enfin, » dit-il (1), achevons d'écarter toutes ces idées sur les Êtres Métaphysiques, qu'on suppose diriger les fonctions de l'économie » animale, en présentant le Tableau des Puissances de la Nature «telle que je l'ai définie pour la conservation de la santé.»
(I) Snile des Recherches, 1784 , pag. 30.