‹ Réponses à des objections faites contra le principe de la dualité du dynamisme humain, lequel est une des bases de l'anthropologie médicale enseignée dans la Faculté de médecine de Montpellier:Chapitre 42 sur 229 · XLVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XLVIII INTRODUCTION

plus que jamais quelle est la durée de son influence. J'ai vu de près le pouvoir de celui de Bichat , dix-huit ans après sa mort. Lorsque, en 1818, je voulus publier mon Exposition de la Doctrine de Barthez , avec mes Mémoires sur la Vie de ce Médecin, je désirai connaître l'avis d'un Littérateur très-distingué , amateur des Sciences Médicales et homme de goût : c'était M. Mourre, ancien Membre de la Congrégation de la Doctrine Chrétienne, qui dans ce moment était Inspecteur de l'Académie de Montpellier. Lors de la Révolution de 4789, la dissolution des Corps enseignants avait troublé sa destinée , et il délibérait pour le choix d'un nouvel état : la Médecine lui souriait. Étant à Paris, M. Mourre entendit Bichat, et se lia avec lui. A cette même époque ou un peu plus tard , il forma une amitié pareille avec Richerand ; un commerce épistolaire avec ce dernier durait encore lorsque j'eus l'avantage de me trouver en relation avec lui. On voit par là quels étaient les motifs pour lesquels je souhaitais connaître son jugement avant ma publication. En me rendant le manuscrit, il l'approuva; mais, en me conseillant de le faire imprimer, il me dit avec un ton suppliant qu'il allait me demander un service dont un refus de ma part le rendrait malheureux, le contristerait profondément , etc. Je m'empressai de lui dire qu'il me tardait de savoir ce que je pourrais faire pour lui, moi qui désirais tant de lui être agréable. — Qu'était ce grand service? Dans l'exposition de la Doctrine de Bartiiez , j'avais été obligé de la faire mieux concevoir en la mettant en contraste avec les opinions différentes de la même époque. Les idées de Bichat se présentaient là naturellement; elles devaient être appréciées à peu près conformément

Page 1