L INTRODUCTION
Révolution Française. Il était parfaitement en état de m'instruire sur les chiffres annuels des doctorats à notre Université de Médecine , attendu qu'en sa qualité de Grand-vicaire et de représentant de l'Évêque, il avait pendant bien des années conféré présidentiellement le grade suprême à tous les Docteurs de cette Faculté. Il m'importait de pouvoir faire une comparaison entre les nombres annuels de ces temps passés et ceux du nouvel ordre des choses. J'appris qu'avant 1789, les réceptions des Docteurs, dans l'année, étaient de 60 à 70, renseignement qu'il a été facile de vérifier. Gomme depuis le rétablissement des épreuves et du Doctorat nous avons ordinairement de 1 1 5 à 130 thèses par an , j'ai cru que ce surcroît de réceptions est à peu près proportionné à l'accroissement de la population générale. Par ce calcul je me persuade que je n'ai nullement flatté notre Faculté , en énonçant que la confiance du public pour son Enseignement est la même que celle dont il jouissait avant les Écoles de santé. Ainsi, le prétendu abaissement de sa considération était à mes yeux ou une lourde erreur ou un indigne mensonge.
A la seconde ou à la troisième année de mon Décanat, j'eus occasion de faire connaissance avec M. EsQumoL,qui faisait une visite à la Faculté en sa qualité d'Inspecteur Général. Il désira un entretien particulier avec moi. Le sujet du colloque fut l'expression de la calomnie que je viens d'émettre , et une feinte question de savoir ce qu'il faudrait faire pour relever une École autrefois si illustre et aujourd'hui sans honneur. Dans cette plainte il \ avait un point qui n'était pas sans fondement. Suivant M. Ksomkol , l'Université reprochait à la Faculté la