‹ Réponses à des objections faites contra le principe de la dualité du dynamisme humain, lequel est une des bases de l'anthropologie médicale enseignée dans la Faculté de médecine de Montpellier:Chapitre 49 sur 229 · LVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LVI INTRODUCTION

N'oublions pas que notre premier devoir est de faire Médecin complet tout Élève qui se soumet à nos soins dans l'espace de quatre ans. Si , par raison ou par goût, il veut se livrer à une spécialité, il pourra trouver chez nous l'instruction qu'il demande , quand il se sera pénétré des connaissances qui forment les Institutions Médicales complètes, et qu'il lui sera permis de disposer librement de sa vie sociale.

Ces réflexions me paraissent si simples et si incontestables , que quand j'entends des Confrères plaindre notre Faculté de n'avoir pas à sa disposition autant de cadavres qu'en ont Paris ou les villes du second ordre, je doute de leur sincérité , jusqu'à ce que la légèreté de leurs pensées les absolve. Les Médecins de Paris qui ont du sens, des lumières, et qui sont de bonne volonté , apprécient les choses comme nous ; quant à ceux qui s'obstinent à ne pas distinguer les deux Éducations, qui ne voient pas d'autre source d'étude médicale que l'Anatomie, et qui professent que , hors de la dissection, il n'y a plus de Médecine, ce sont des ennemis mortels avec lesquels il est superflu de discuter.

Gomme je me suis déjà occupé de l'Apologie de notre Faculté sous le point de vue de cette médisance , je voudrais éviter les redites ; cependant je ne puis pas me résoudre à terminer cet article sans avoir fait en sorte que les Lecteurs du présent écrit veuillent porter leur attention sur une réflexion préjudicielle. Il importe que le public soit convaincu d'une tendance irrésistible de notre Enseignement vers les Études Anatomiques : nos intérêts ne peuvent pas être moins puissants que ceux qui dirigent la Faculté de Paris. Ces Études sont l'Aine de la Ghi-

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