INTRODUCTION* LXV
d'autre but que d'établir le Matérialisme, et l'expulsion de toute Substance abstractivement considérée. Les Newtoniens les plus prudents n'osent pas parler ainsi, quand il s'agit seulement des Impondérables. Ils ne s'engageraient pas à démontrer comme étant des Substances corporelles les principes de la Gravitation , du Magnétisme Minéral , de l'Électricité , de la Lumière, de la Chaleur. De bonne heure on a senti la nécessité de faire de ces Causes une catégorie qui les séparât du Mécanisme et de la Chimie Corpusculaire. On pense bien qu'à plus forte raison nous sommes obligé d'en établir deux autres , une pour la Cause des Phénomènes Intellectuels , une seconde pour la Cause des Fonctions Naturelles des Corps Vivants , Cause qu'il n'est pas possible de confondre avec le Principe de l'Intelligence.
7° En reconnaissant que la Force Vitale de l'Homme a des ressemblances suffisantes avec l'Ame Pensante, pour qu'elle ne puisse jamais être confondue avec la Nature du Mécanisme, avec celle des crâses chimiques, ni même avec celle des Impondérables , nous avons accepté avec satisfaction le rapprochement qui a été fait entre cette Puissance et l'Ame Pensante sous le titre commun de Métaphysique, mais avec la réserve de ne jamais imiter Stahl , et de distinguer soigneusement les Natures respectives de ces Causes. La grande ressemblance des Deux Causes dans l'Homme est la finalité de leurs actes : c'en était assez pour que l'Ordre Vital ne fût jamais associé avec l'Ordre Physique. Mais comme nous étions aussi certain d'une séparation profonde entre l'Ordre Vital et l'Ordre Intellectuel, nous n'avons pas manqué de la signaler. Leibniz avait distingué la