INTRODUCTION. LXXX1X
son zèle pour nous, afin de ne pas blesser nos Ennemis, le Moniteur me fournit l'occasion de savourer jusqu'au fond de mon cœur quelques mots sortis presque instinctivement de la bouche du Noble Pair, lorsqu'il prononça le nom de Barthez : ils exprimèrent une estime sans bornes pour ce grand homme , et je les considérai comme un épiphénomène arraché par la justice, dans un pays où l'on n'en avait peut-êtrejamais entendu de pareil à ce sujet : « Barthez ! grand homme que j' ' admire ! » lumière profonde ! » Dans un tel moment , en un tel lieu , en présence de nos Antagonistes , de nos Ennemis , de ses Détracteurs, ces paroles, proférées par des lèvres d'où ils étaient depuis long-temps accoutumés à recueillir tant d'instructions, ne suffisaient-elles pas pour dire ce qu'est notre Enseignement ?
Notre gratitude pour nos Défenseurs est d'autant plus vive, que , dans un état si critique , nous ne trouvâmes pas dans Paris un Confrère qui s'associât à notre peine. Nous savions bien que des Médecins d'une grande autorité pensaient en secret comme nous sur la Science de l'Homme et sur l'esprit de la Vraie Médecine ; mais il ne se trouva pas un Simon Cyrénéen à qui l'on pût proposer de nous soulager dans le portement d'une Croix aussi lourde qu'imméritée ; ces Disciples cachés de notre École étaient des Joseph d'AiiiMATHiE, de qui nous ne devions attendre que le service de nous embaumer et de nous enterrer avec honneur.
Trente ans auparavant, une Colonie partie de Montpellier s'était implantée à Paris pour y répandre l'Hippocratisme, et par conséquent pour faire de l'opposition contre le Matérialisme