Réponses aux observations faites
Tous les Codex pharmaceutiques officiels publiés depuis le «commencement de ce siècle , ont été l'objet d'observations plus ou moins fondées ayant leur source dans les difficultés inhérentes à l'élaboration -de ces sortes de recueils, et dans la diversité des opinions émises par les hommes de l'art relativement aux vertus des médicaments et aux procédés à adopter de préférence pour leur préparation. Nous ne pouvions donc pas nous attendre , en acceptant la tâche ingrate et ardue de publier la Pharmacopée nouvelle , d'échapper à la critique ; mais nous comptions du moins que nous n'aurions à lire que des considérations sérieuses, présentées avec bienséance, puisées aux meilleures sources de la science et dégagées de tout ce qui touche aux petites faiblesses de la nature humaine. M. L... n'a pas voulu qu'il en fût ainsi.
Deux raisons nous ont engagés à écrire les pages que nous publions aujourd'hui. La première, c'est de ne pas être taxés d'impuissance à répondre aux considérations que l'un des principaux pharmaciens de Bruxelles a cru devoir présenter sur la partie galénique de notre travail ; et la seconde, de ne pas laisser jeter une tache sur la mémoire d'un homme dont on se fût bien gardé de contester de son vivant, le savoir, l'habileté et l'expérience. Ce collègue avait aussi l'honneur
d'être pharmacien du Koi et de siéger à la Commission médicale de la province de Brabant, dont il fut, pendant un grand nombre d'années, l'un des membres les plus éclairés et les plus actifs.
Notre intention est d'être aussi brefs et aussi concis que possible dans les considérations que nous allons émettre; et c'est dans ces vues que nous réunissons, sous le titre d'06servqtions générales^ tout ce que nous jugeons convenable de répondre aux critiques qui ont été faites sur la partie Introductive du Codex, et sur ce que nous avons dit des substances simples ou composées, qui constituent la matière pharmaceutique.