‹ Reponses aux programmes de pedagogie et d'agriculture, pour les dipomes d'ecole elementaire, d'ecole modele et d'academieChapitre 31 sur 32 · Pratique de la culture du maïs ; ses usages · texte numérisé non relu

Pratique de la culture du maïs ; ses usages

Le maïs ou blé-d'Inde préfère une terre légère et humide. Si l'on veut récolter la graine, on le sème en lignes; si on le cultive pour fourrage, on le sème à la volée. Dans le premier cas, on lui donne deux ou trois binages et buttages. Il faut aussi oter avec soin toutes les pousses latérales, afin que l'épi soit plus gros. On coiipe encore le haut de la tige, après la floraison, pour la donner

en vert aux bestiaux. Le fourrage qui provient du maïs, est excellent.

Quand on veut récolter la graine, on cueille le maïs en cassant le pédoncule (pied) des épis, lorsque ceux-ci sont mûr?, ce que l'on reconnaît à la couleur et à la dureté du grain. On les fait sécher; puis on en arrache les feuilles, et on laisse encore les épis sécher. Dans le cour dej'hiver, on égrène le maïs à la main ou avec un instrument.

28. Sols qui conviennent le mieux aux pois ; manière de les cultiver.

Toute espèce de terre convient à la culture des pois ; le fumier leur est nuisible, la chaux au contraire leur est très-utile. Ils demandent des labours profonds. Pour les récolter dans les «hampe, on n'attend pas que toutes les graines soient mûres. On peutaussi les donner aux animaux comme fourrage vert, en les fauchant avant leur maturité.

29. Pratique de la culture de la pomme de terre; terres qui lui sont les plus propices.

La pomme de terre (patate) préfère en général les terres légères; elle exige des labours profonds et des fumiers abondant. On peut en semer la graine ou planter les tubercules; dans ce dernier cas, il paraît être plus avantageux de choisir les plus petits, pourvu qu'ils soient bien mûrs, et de les planter entiers. On les plante à la bêche ou avec la charrue. La pomme de terre demande des liersages et des buttages. Elle doit se récolter lorsqu'elle est parvenue à sa maturité complète, qui s'annonce par le dessèchement des fanes. L'arrachement se fait à la main ou avec la charrue. Pour conserveries pommes de terre pendant l'hiver, il faut les préserver de la gelée, de l'humidité, qui les ferait pourrir, de la chaleur et de la lumière, qui les feraient germer.

Elles sont très-utiles pour la nourriture des bestiaux: crues, elles augmentent la quantité du lait ; cuites, elles engraissent beaucoup les animaux ; un peu fermentées, elles les engraissent encore plus.

30. Manière de cultiver les carottes et les navets ; leurs usages.

La carotte se plaît dans les terres meubles, fraîches et légères ; comme elle est pivotante, elle exige des labours très-profonds. Le navet préfère des terres compacte, profondes et bien préparées. Ces deux plantes demandent à être suffisamment espacées, semées dans un terrain bien fumé, hersées, sarclées et binées. La graine de navet, étant très-petite, doit être peu enterrée.

Ces produits crus, ou mieux cuits, forment une excellente nourriture pour les animaux. On les tranche avec un instrument appelé coupe racines.

31. Manière de semer le trèfle, de le récolter; ses avantages. Le trèfle se sème seul, ou mieux avec un céréale de printemps .

la graine doit être très-légèrement enterrée. La terre doit être préparée par de bons et profonds labours. Il est avantageux de répandre sur le trèfle qui pousse du plâtre comme stimulant. On doit récolter le trèfle l'année après l'ensemencement ; on le fauche lorsque la floraison est complète. On ne doit pas la faner comme le foin, mais seulement retourner les andains. Les trèfles réservés pour graines se coupent quand ils sont parfaitement mûrs.

Le trèfle fournit un fourrage abondant et fort recherché des bestiaux ; il améliore le sol par le repos qu'il lui procure, l'ombrage qu'il lui donne, et les détruits de ses feuilles et de ses racines ; enfin, dans la rotation des récoltes, il se place avantageusement sur du blé et avant de l'avoine. Il est encore une bonne préparation pour une récolte de pomme de terre ou de racines sarclées.

32. Détails sur la culture du foin, emploi le plus convenable qu'on doit en faire.

Le foin doit se faucher lorsqu'il est en fleur ; il s'étend sur la terre en andain. Le lendemain, lorsque la ros^c est disparue, on \efane en retournant les andains avec une fourche de bois, ce que l'on continue jusqu'à ce qu'il soit bien sec. Le soir, on le ramasse par petits tas avec le râteau. Quand le foin est assez sec, on le met en veillottes et on le transporte au fenil, ou bien on le conserve en meules bien faite. On peut ainsi le botteler. L'air doit pouvoir circuler autour du foin placé dans la grange.

33. Animaux qu'il faut élever dans une ferme ; soins à donner à chacun d'eux.

Il est important, pour un cultivateur, d'élever un nombre suffisant d'animaux pour leur faire exécuter les travaux de la ferme ou pour les vendre. Dans le premier cas, il faut choisir les plus beaux produits, qui soient sains et bien conformés ; dans le second, avoir grand soin de les engraisser d'une manière à la fois prompte et économique.

Le jeune cheval ou poulain ne doit guère travailler avant l'âge de deux ans et demi ou trois ans, et être ménagé au moinsjusqu'à quatre ans. Tl ne doit être accoutumé au travail que peu à peu et avec douceur, et n'être ferré que plus tard possible.

On fait d'abord têter les veaux, ou on leur donne autant de lait qu'ils en peuvent prendre ; plus tard, on y ajoute des œufs, et une sorte de bouillie faite avec de la farine et du lait ; puis des raves, des pommes de terre ou des carottes écrasées en purée, avec de l'eau et du lait.

34. Description d'une bonne laiterie ; manière de faire le beurre.

Une bonne laiterie doit conserver en tout temps une température égale, c'est-à-dire, une certaine fraîcheur en été, et une certaine chaleur en hiver. II est mieux qu'elle soit voûtée et que le sol soit pavé en pierres. Les vase se mettent sur des tablettes, toujours tenues bien propres. Dans une sorte de vestibule on les lave et on les échaude.

Pour faire le beurre, on met le lait, après l'avoir coulé, dans des vases qui présentent beaucoup de surface un peu de profondeur. On l'écréme, et on conserve ensuite la crème ainsi obtenue dans un vase à part, jusqu'à ce qu'on eu ait assez pour faire le beurre. On se sert d'une baratte pour battre la crème, et on reconnaît que le beurre est fait quand il tombe par grains ou par petites masses au fond de la baratte. On opère alors le dêlaitage c'est-à-dire qu'on jette le beurre dans des vases remplis d'eau fraîche et qu'on le presse à l'aide de cuillières plates de bois ou de battoirs, afin de le séparer complètement du lait de beurre. On le sale avec soin, et on le recouvre de saumure.

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