INTRODUCTION
On rencontre dans les eaux douces et marines des êtres d’une organisation extrêmement simple (Protogenes, Protomoeba), consistant en une petite masse de protoplasma homogène sans noyau; leur forme est indéterminée ; ils émettent des prolongements lobés qu'ils rétractent ensuite et à l’aide desquels ils se déplacent ; ils englobent les particules alimentaires qu’ils peuvent rencontrer. Ainsi nourris, ils grandissent; puis, quand leur corps a atteint un certain volume, un étranglement apparaît à la périphérie et se prolonge peu à peu jusqu’au centre, divisant le petit être en deux portions égales ou inégales, qui lui ressemblent entièrement, et qui continuent à vivre de la même façon. C’est le mode de reproduction le plus simple que l’on connaisse ; ainsi la multiplication apparaît comme une conséquence de Ja nutrition et de l’accroissement ; elle devient plus complexe à mesure que l’on envisage des êtres plus différenciés. La forme, en effet, devient fixe , les pseudopodes se changent en cils, le protoplasma peut acquérir un noyau, une membrane, de la chlorophylle, les individus s'associent en colonies, etc.; toutes ces transformations, dont plusieurs peuvent apparaître en même temps, tendent à modifier le mode primitif de multiplication. Ces transformations s’accentuent finalement dans deux directions divergentes, conduisant aux règnes