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moment où ces bords vont se séparer, une cloison transversale apparaît entre les deux moitiés ; elle se divise bientôt en deux lamelles, Chaque lamelle n’aura plus qu’à se transformer en une valve nouvelle emboîtée dans l’ancienne pour qu'il y ait deux individus nouveaux. Le même processus se répétant pour toutes les cellules filles, il est évident que les descendants d’une même cellule mère seront de plus en plus petits, au moins en majorité. Cette décroissance a une limite, quand elle est atteinte les valves s’écartent comme pour une bipartition, mais le protoplasma s'échappe cette fois entre les deux valves, s’allonge notablement (auxospore), et s’entoure d’une membrane non silicifiée, à l’intérieur de laquelle deux valves, plus grandes que l’ancienne, prennent naissance, Que deux individus se juxtaposent pour former chacun une ou quelquefois deux auxospores, que deux auxospores d’origine dfférente se fusionnent en une seule, et nous avons la génération sexuée qui ne s’observe cependant que rarement ; quelquefois aussi les auxospores viennent en contact sans se fusionner.
La reproduction est donc tout à fait analogue à celle des Desmidiacées.
VOLVOCINÉES.
Les Volvocinées constituent un petit groupe d'êtres conservant un certain caractère d'animalité, puisqu'ils se meuvent constamment à l’aide de cils, mais intimement liés néanmoins, par leur enveloppe de cellulose et leur chlorophylle, aux algues vertes.
L'état de zoospore, qui n’est que transitoire dans les autres Algues, persiste ici pendant toute la vie de l'individu.
Les Volvocinées consistent en cellules munies de deux cils ; ceux-ci sont implantés sur un rostre coloré en vert, comme tout le protoplasma, par de la chlorophylle non granuleuse ; souvent une tache rouge et deux vésicules pulsatiles existent encore dans le voisinage du rostre. La membrane cellulaire adhère étroitement au corps pro-
toplasmique dans la région des cils qui la traversent. Chez les Chla-
mydomonas où les individus vivent isolés, elle s’écarte postérieurement de la zoospore, laissant un espace rempli de suc cellulaire ou de mucilage. Les individus des autres genres vivent réunis en famille; dans les Gonium, #4, 6 ou 8 cellules rayonnantes forment un disque avec cils à la circonférence; ici la membrane est commune et au centre du disque existe une cavité cylindrique. Les Stephanosphaera présentent une disposition semblable ‘avec une membrane renflée en sphère. Dans les Pandorina la sphère est entièrement remplie par les. 16 individus qui se touchent au centre. Dans les Eudorina les 16 à 32 cellules plus espacées laissent une cavité centrale, et les Volvox représentent des Eudorina dont la sphère peut contenir jusqu’à 12,000 individus.
Pour la multiplication asexuée chaque individu se divise en autant de cellules qu'il y avait de membres dans la famille ; ces cellules se disposent comme dans la famille mère, secrètent en même temps une membrane commune, acquièrent des cils, et les jeunes familles ainsi formées se meuvent alors dans la membrane de la- cellule mère; par résorption de celle-ci elles ne tardent pas à devenir libres. Ce n'est qu'après achèvement des divisions que les nouvelles cellules, jusqu’alors de plus en plus petites, commencent à s’agrandir.
Dans les Chlamydomonas la famille n’est composée que d’un seul individu, et chacune des cellules filles, au nombre de deux à quatre, s’entoure d’une membrane avant de s'échapper de l’enveloppe de la cellule mère. Dans les Eudorina et Volvox les jeunes cellules sont d’abord disposées côte à côte en disque; mais à mesure que leur nombre augmente, ce disque s'infléchit par ses bords qui finissent par se rejoindre, de telle façon que la lamelle s’est transformée en sphère creuse ; en même temps la division cellulaire s’est achevée. De plus, dans les Volvox, ce ne sont pas toutes les cellules d’une famille, mais quatre seulement (V. minor) ou huit (Volvox globator), disposées régulièrement, qui se segmentent et qui donnent de nouvelles familles; tous les individus de la colonie ne sont donc déjà plus identiques.
La génération sexuée est plus variée.
Le Chlamydomonas multifilis, les Gonium, Stephanosphaera et Pandorina forment tous des zoospores nues, sans membrane, qui