‹ Reptiles et poissons de l'Afrique occidentale. Étude précédée de considérations générales sur leur distribution géographiqueChapitre 14 sur 57 · VIII. SCINCOÏDIENS · texte numérisé non relu

VIII. SCINCOÏDIENS

Plusieurs de ces Sauriens à membres bien développés vivent dans les régions occidentales de l'Afrique. Je dois citer d'abord l'espèce type (Scincus officinalis, Laurenti), qui a été donnée au Musée de Paris avec d'autres animaux du Sénégal, par un ancien gouverneur de cette colonie, le baron Heudelot.

On y a trouvé également un Scincoïdien qui, rapporté plus anciennement d'Egypte par-Savigny, est devenu, pour Wagler, le type du genre Sphenops, (Sph. capislratus).

Les Euprepes, parmi les Gongyles, y sont nombreux'1. Nous en possédons quelques-uns : 1° E. Perrotletii, Dum. Bib. (Erpét. génér., t. V, p. 669); il a été pris au Sénégal et à Kakondy sur le Rio-Nunez (côte de Guinée); 2" E. striatus, Hall. (Proceed. Ac. nat. se. Philad., 1854, p. 98 et Trans. philos. Soc. Philad., 1857 [1856], t. XI, newseries, part, i, p. 74, pl. m, fig. 1), que j'ai fait représenter (pl. xv, fig. 1, 1 a, 1 b, 1 c), élégante espèce très-distincte; 3° E. Blandingii, Hall. (Proc., 1844, p. 58, et 1857, p. 50; puis, Trans. id., p. 76); il ne peut pas être confondu avec le précédent ( voy. le dessin de la tête sur la même pl. xv, fig. 2 et 2 a) 2.

J'ai à signaler dans ce même groupe de Scincoïdiens à pattes normales, un Lygosome inconnu dans nos collections : Mocoa africana, Gray (Cat. Liz., p. 83;.

I. Dans l'énuméralion des Euprepes, je n'ose pas comprendre l'espèce dite E. Coctei, Dum., Bib. (Erpét. génér., t. V, p. G66). Il est probable que cette espèce, remarquable par sa grande taille, et qui semble n'avoir encore été vue que dans notre Musée, a été rapportée de l'Afrique occidentale; cependant il reste des doutes à cet égard.

t. Ces dessins, qui complètent des descriptions qu'il est, par cela même, inutile de r< produire ici, ont été faits d'après des exemplaires donnés par l'Académie de Philadelphie. M. Aubry-Lecomte a rapporté du Gabon un autre E. strié, semblable en tout point au spécimen nommé par M. Hallowell, et qui provient de la même localité, d'où nous avons reçu, par les soins de notre compatriote, deux Euprepes de Blancling. Je laisse provisoirement, avec ces derniers, un individu qui leur ressemble beaucoup, mais qui est d'une teinte brun-olive uniforme, et ne porte pas sur les régions latérales les mêmes bandes longitudinales jaunes et noires. Il diffère, d'ailleurs, par son système de coloration des autres espèces de la côte occidentale inconnues au Musée de Paris, et dont les descriptions sont dues soit à M. Hallowell, soit à M. Gray. Peut-être, pourra-t-il devenir plus tard, s'il cesse d'être unique dans notre collection, le type d'une espèce particulière; mais dans un genre où les distinctions spécifiques ont été déjà si multipliées, il faudrait trouver des caractères plus tranchés pour qu'une nouvelle division fût vraiment motivée.

Je me borne ici, pour les espèces de ce genre, trouvées sur différents points de l'Afrique occiden-

Parmi les espèces, dont les membres subissent des modifications dans le nombre des doigts, il s'en trouve une originaire du Sénégal, qui a dû devenir le type d'un genre nouveau. Elle diffère de toutes celles que les zoologistes connaissaient avant que je l'eusse décrite (Ile rue de zool., 1 856, p. 421 ) sous le nom de Anisoterme sphénopsi forme.

Si l'on suit, dans celte famille de Sauriens, la dégradation du nombre des doigts, on peut en dresser le tableau suivant. Il renferme les combinaisons diverses offertes par les genres où, contrairement à la disposition la plus ordidinaire, il y a moins de cinq doigts en avant et en arrière.

Page 1