DOIGTS
Membres antér. Membres poster.
5 4 Campsodactyle , Duin., Bib.
4 5 Hétirope, Fitz.
4 4 Tétradactyle, Pérou.
3 3 Seps, Daud.; Hemiergis, Wagl.; IVessie, Gray.
3 1 Anomalope, A. Dum. '.
2 4 Anisoterme, A. Dum. 2.
2 3 Hétéromèle, Dum., Bib.
2 2 Chélomèle, Dum., Bib.
2 1 Brachymèle, Dum., Bib.
1 2 Brachyslope, Dum., Bib.
1 4 Evésie, Gray.
On conçoit qu'il puisse y avoir encore d'autres combinaisons. Ainsi, il n'est
taie, et qui manquent dans notre Musée, à rénumération suivante : 1° E. Harlani, Hall. (Proceed. Acad. nat. se. Philad., 1854, p. 100, et Tram, philos. Soc. Philad., 1857 [1856], t. XI, new séries, part. !, p. 75, pl. m, fig. 2), décrit d'abord, par le même zoologiste, sous le nom de Plestiodon Harl. (Proc, 1844, p. 170); 2° E. frenatus, Ld. (Id., 1857, p. 50); 3° E. albilabris, Id. (Id., 1857, p. 51); 4" E. Raddoni, Gray [Cal. of Liz., p. 112); 5" E. Stangeri, Id. [Id., p. 112); 6°E. venuslus, Gir. (Proceed. Acad. nat. se. Philad., 1857, p. 195), des îles du Cap vert.
Déplus, il y a, dans le Catalogue de Londres, E. maculabris, Gray (p. 114), et Tiliqua [Euprepes) Fernandi, Gray [Id., p. 110), qui ne figurent pas sur la liste des Reptiles de l'Afrique occidentale, dressée récemment par M. Gray [Proceed. zoolog. Soc., 1858, p. 156).
J'ajoute enfin, que l'espèce dite E. quinquetœniatus, Lichtenst. [E. Savignyi, Dum., Bib.), portée sur cette liste, n'a jamais été reçue de cette région, contrairement à ce qui a eu lieu pour le Musée britannique (Cat. of Liz... p. 112). Elle ne nous est parvenue que de l'Egypte et du sud de l'Algérie.
Je ne puis pas terminer cette note relative aux Euprepes, sans rappeler que le travail intéressant de M. Petcrs, sur les animaux de Mozambique, fournit une nouvelle preuve de la multiplicité des espèces dans ce genre, car il en a décrit cinq nouvelles (Monatsber., etc., 1854, p. 618).
1. Cat. liept. Mus. Paris, 1851, p. 185 : Anomalopus l'erreauxii, A. Dum., de la Tasmanie.
2. Revue de zoo/., 1856, p. 422. Voyez plus loin la description que j'en donne.
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pas impossible qu'on vienne à trouver des Scincoïdiens offrant les nombres suivants :
Le genre suivant appartient à l'Afrique occidentale.
Anisoterme, Anisoterma, A.Dum. '.
Membres antérieurs courts et grêles, terminés par deux doigts, les postérieurs par quatre doigts; museau cunéiforme, arrondi, à bord mince et tranchant ; flancs anguleux à leur région inférieure.
Cette diagnose suffit pour distinguer ce Scincoïdien de toutes les autres espèces rapportées à la même famille, puisqu'il ne s'en trouve aucune qui présente une pareille anomalie dans le nombre des doigts. Si, abstraction faite de celte remarquable particularité, on étudie ses affinités naturelles, on voit que, par l'ensemble de ses caractères extérieurs, il a beaucoup de rapports avec le Scinque considéré, à juste raison, par Wagler, comme le type d'un genre nouveau, qu'il a nommé Sphenops, à cause de la forme en coin du museau, et dont une seule espèce (Sph. capistratum) est, jusqu'à présent, connue.
1 . De aviso;, inégal, et de repose, fin, extrémité, employé par Hesychius dans le sens de membre. Cette dénomination, comme celles de Hétérope, Hétéromèle, Hétérodactyle données à d'autres genres des familles des Scincoïdiens et des Chalcidiens, sert à rappeler les différences notables qui se remarquent dans la longueur des pattes et dans le nombre des doigts.
J'ai fait connaître, pour la première fois, ce genre dans la Revue dezool. (1856, p. 421). J'ajoute ici à la description nouvelle que je donne de l'espèce unique, des dessins (pl. XV, fig. 3, 3 a, 3 b, 3 c, 3 d, etfig. 4, et 4a), qui montrent bien les analogies et les différences avec le Sphenops capistratus, dont la tête grossie est vue, comme celle de l'Anisoterme, en dessus et de profil. Ces figures me dispensent d'entrer dans les détails d'une comparaison minutieuse entre ces deux espèces.
III. Anisoterme spiiénopsiforme, Anisoterma sphenopsiforme, A. Dum. (Pl. XV, fig. 3, 3 a, 3/;, 3c, 3d.)
Régions supérieures brunes, parcourues, depuis la nuque jusqu'à l'origine de la queue, par huit raies d'un brun jaunâtre clair, poinlillées de brun noirâtre, et diminuant en nombre sur la queue ; régions inférieures d'un jaune pâle.
La rostraleest grande, et comme elle se replie fortement en dessous, elle emboîte toute l'extrémité du museau, dont le bord est tranchant; elle est entaillée en dessus, mais vers son contour, par l'ouverture des narines, que complètent les nasales, qui viennent se placer dans ces échancrures.
Les plaques nasales sont très-petites; il n'y a pas de supéro-nasales, mais l'inler-nasale est double; la fronto-nasale est grande, régulièrement pentagone, à bord postérieur légèrement concave, recevant le bord antérieur un peu arrondi de la frontale moyenne; celle-ci est très-rétrécie en arrière, et ses dimensions l'emportent peu sur celles de la fronto-nasale, dont elle est précédée; l'inter-pariétale est petite, en forme de triangle à base antérieure; elle sépare deux grandes pariétales, au delà desquelles il n'y a pas d'occipitales.
Entre la narine et l'œil, on voit deux frênaies et une fréno-orbitaire de même grandeur. L'œil a deux post-oculaires et quatre sus-orbitaires, dont les trois premières l'emportent par leurs dimensions sur la quatrième. Les labiales sont au nombre de sept en haut, de six en bas; leur bord libre est mince. La mentonnière est suivie d'une grande inter-sous-maxillaire, qui rejoint par chaume de ses extrémités la première et la deuxième inféro-labiales.
On compte, sur le tronc, vingt-cinq rangées longitudinales d'écaillés lisses et imbriquées, toutes semblables en dessus et en dessous.
Sur la paupière inférieure, on remarque un disque transparent. L'ouverture auriculaire, non protégée par un rebord squammeux, se présente sous la forme d'une petite fente obliquement dirigée de haut en bas, et d'arrière en avant .
Les membres antérieurs sont très-grêles, et leur longueur est égale à la distance qui sépare l'œil de l'extrémité du museau ; les postérieurs, moins grêles, ont une longueur presque triple; tous les doigts sont terminés par des ongles.
La queue, confondue à sa base avec le tronc, est robuste; elle est reproduite sur les quatre individus parfaitement semblables, qui ont servi pour cette description. Chez l'un d'eux, cependant, elle n'a été brisée qu'à son extrémité, et l'on voit ainsi qu'elle a une longueur égale environ aux deux tiers de celle du tronc qui, mesurée sur le plus grand exemplaire, est de 0'"10; la tète de ce dernier porte 0m012; les membres antérieurs, 0"'006; les postérieurs, 0"'0I6.
Ces Scincoïdiens ont été recueillis au Sénégal.
Outre ces genres caractérisés par le peu de développement des membres et par la diminution singulière du nombre des doigts, l'Afrique occidentale en possède d'autres qui, analogues en cela à l'Orvet (Anguis fragilis, Linn.), à l'Acontias {Ang. meleagris, Id.), à l'Ophiomore (Ang. miliaris, Pallas), et à la
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Typhline (Acontias cœcus, Cuv.) sont complètement privés de pattes et par conséquent serpentiformes i.
Un de ces Scincoïdiens rapporté du Gabon représente, parmi les Typhlophthalmes, un genre nouveau. C'est celui que M. Hallowell a décrit d'abord sous le nom de Acontias elegans (Proceed. Acad. nat. sciences, Philad. 1852, p. 64), et plus tard (ld. 1857, p. 52) sous celui de Sphenorhina elegans, mais pour lequel j'avais proposé, dès 1856 (Rev. de zool., p. 420), la dénomination de Anélytrops2 que je conserve ici uniquement parce qu'elle a l'antériorité 3.
Anélytrops, Anélytrops, A. Dum.
Pas de membres ; yeux sans paupières, recouverts chacun par une plaque transparente , narines latérales, percées dans la rostrale, à sillon postérieur, courbe et à concavité dirigée en bas et en avant; palais non denté, à rainure longitudinale ; dents coniques; langue en fer de flèche, squanwieuse, faiblement échancrée àsa pointe ; écailles lisses ;pas de pores pré-anaux.